Benoît Herbert : « Le projet de l’ISTEC est de développer la formation à l’international »

Benoît Herbert, directeur de l’ISTEC, évoque les projets de l’école parisienne ces prochaines années. L’objectif principal de l’établissement : développer la formation à l’international. Interview.

Benoît Herbert, directeur de l’ISTEC.

Benoît Herbert, directeur de l’ISTEC, a répondu aux questions de Diplomeo. Rayonnement international, professionnalisation, insertion professionnelle : le directeur de l’école de commerce parisienne évoque tous ses projets.

Quelles sont les spécificités de l’ISTEC ?

L’ISTEC est une école de commerce et de marketing qui a été créée il y a 55 ans. Nous sommes positionnés sur le marketing post-bac avec deux programmes principaux : le programme master en 5 ans et le programme bachelor en trois ans. Nous avons également des programmes en formation continue destinés aux entreprises. Nous ne sommes pas uniquement positionnés sur le marketing : nous avons également des spécialisations dans la finance et l’entrepreneuriat, par exemple. Nous développons énormément l’alternance également, que ce soit en bachelor ou en master, que ce soit en apprentissage, en professionnalisation ou en stage alterné. Autre particularité : l’international qui a toujours été présent depuis de très nombreuses années. Nous venons également de signer des doubles diplômes avec une université américaine et une université danoise. C’est un diplôme que les étudiants passeront en fin de 4e année.

Au cours de leur parcours, vos étudiants passent combien de semestres à l’étranger ?

Les étudiants du Programme Grande École partent obligatoirement un semestre à l’international, en deuxième année. En tout, au cours de son cursus, un étudiant peut passer entre un et quatre semestres d’études à l’étranger. Et il y a également les stages : ils doivent en faire au moins deux à l’international au cours de leur cursus.

Quels sont les points forts de l’ISTEC ?

La professionnalisation et l’accompagnement réel de l’étudiant. Dès les premières semaines, nous faisons réfléchir les étudiants sur leur projet personnel et professionnel. Au cours des cinq années de leurs cursus, ils ont des coachs qui les accompagnent. En cinquième année, cela se termine même avec un coach que l’on appelle « un passeur ». Il s’agit d’un professionnel de l’entreprise qui va aider le jeune diplômé et l’accompagner, bénévolement, dans son passage du monde étudiant au monde professionnel. Un accompagnement qui se poursuit au-delà du diplôme.

Vous évoquiez également l’aspect professionnalisant de l’ISTEC.

Oui, au-delà des cours qui sont eux-mêmes très professionnalisants, les étudiants ont la possibilité d’effectuer de nombreux stages, mais aussi, de faire leur cursus en alternance.

Qu’est-ce qui différencie les diplômés de l’ISTEC des diplômés des autres écoles de commerce ? 

Par rapport aux autres écoles, nous nous démarquons sur l’aspect marketing, qui tient une place très importante au sein de l’ISTEC : en deuxième année, les élèves font une étude de marché et en troisième année ils font une étude marketing pour une entreprise. Le parcours à la carte proposé aux étudiants leur permet également de choisir les cours qui les intéressent : un autre aspect qui nous différencie des autres écoles. 

Nous avons également lancé depuis un an et demi un incubateur entrepreneuriat. À tout moment de leur formation, si les étudiants ont un projet de création d’entreprise, ils peuvent y entrer. Les jeunes diplômés peuvent également l’intégrer. Dans cet incubateur, nous leur mettons à disposition des professionnels qui vont les coacher et les accompagner tout au long de la création de leur entreprise. Actuellement une soixantaine d’étudiants sont dans l’incubateur, sur le millier d’élèves inscrits à l’ISTEC, c’est un chiffre correct.

Quels sont les taux d’insertion professionnelle des diplômés de l’ISTEC après le bachelor et le Programme Grande École ?

50 % des diplômés du bachelor entrent sur le marché de l’emploi directement après la fin de leur cursus. L’autre moitié poursuit ses études. Le bachelor est professionnalisant, beaucoup le font en alternance et s’insèrent donc naturellement sur le marché du travail après les trois années.

Quant au Programme Grande École, 95 % des diplômés s’insèrent professionnellement. 5 % vont fait le choix de continuer leurs études en se lançant dans une spécialisation complémentaire ou un mastère spécialisé. 

Comment voyez-vous l’ISTEC dans quelques années ?

Nous nous développons actuellement à l’international en développant nos programmes sur les marchés chinois et africain. Nous proposons désormais les programmes bachelor et MBA à nos partenaires étrangers. En un an et demi, nous avons signé une dizaine de partenariats en Chine et en Afrique. Nous avions commencé ce déploiement international par la Belgique avec Bruxelles, et maintenant nous nous développons sur ces deux autres marchés qui sont en demande. Le projet de l’ISTEC est donc de développer la formation à l’international.

Comment définiriez-vous l’ISTEC, en un mot ? 

Ce qui est important lorsque l’on investit dans ses études, c’est d’être sûr que dans cinq ans, on a un travail et qu’il y ait un retour sur investissement. L’ISTEC offre ces garanties.

Que souhaitez-vous réaliser pour pouvoir avoir accompli votre mission de directeur ?

Chaque année, à la remise des diplômes, lorsque des parents et des étudiants viennent vous voir et vous remercient. C’est dans ces moments-là que vous vous dites que vous accomplissez votre mission.

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