« Doctorat » rimerait-il désormais avec « emploi » ?

Si le doctorat n'est pas considéré, par la majorité des français, comme un sésame permettant un accès illico au monde du travail, les études du Céreq (Centre d'études et de recherches sur les qualifications) sur l'insertion professionnelle des docteurs, pourraient quelque peu les inviter à repenser leur propos.

Les docteurs trouvent du travail

Bac +1,2,3,4,5,6,7... 8 et pas de job à la clé ? Thèsons le scepticisme, la situation n'est visiblement pas si grave, docteurs.

Le chômage bouderait les docteurs

Les détenteurs de ce haut titre universitaire sont de moins en moins nombreux à pousser la porte de Pôle emploi. En effet, les chiffres du rapport sur l'insertion des promotions 2010 en 2013 en témoignent : seulement 9% d'entre eux demeurent sans emploi trois ans après l'obtention de leur diplôme, contre 11% en 2011. Alors que la montée du chômage menace le plus grand nombre des diplômés français, celle-ci ne semble pas faire sourciller les thésards qui, en moyenne, obtiennent un premier emploi en moins de quatre mois, soit plus rapidement que les jeunes commerciaux. Et si l'insertion est rapide, elle apparaît également de bonne qualité : 93% des docteurs exercent en qualité de cadre, détrônant ainsi la proportion des jeunes ingénieurs possédant ce statut. Enfin, ces derniers se trouvent sur un pied d'égalité en terme de rémunération.

Même niveau, avantages inégaux

Rien ne semblerait, de prime abord, différencier les docteurs en lettres de ceux en maths, si ce n'est peut-être leurs quelques dissimilitudes académiques. Et pourtant, lorsque le salaire net médian d'un diplômé en lettres est de 1700 euros, celui de son homologue en mathématiques atteint les 2000 euros. Le domaine disciplinaire influe, de manière plus générale, sur la qualité d'insertion professionnelle. Ainsi, si les diplômés littéraires ont parfois été confrontés à un désert d'opportunités au cours de leurs premières années de vie active, à peine 4 à 6% des docteurs en sciences de l'informatique ont connu une période de chômage de longue durée.

Il convient par ailleurs de souligner l'effort de R&D croissant en France qui permet aux effectifs de personnels de recherche de suivre une courbe positive. Dans la même lignée, les mesures mises en place au sein des écoles doctorales et universités, dans le but de favoriser l'insertion des docteurs dans la vie active, leur confèrent le droit d'être optimistes.

A terme, on espère pouvoir associer aux doctorants en quête d'emploi le dicton « quand on (re)cherche, on trouve » ! 

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