Brexit : les conséquences pour les étudiants

Les Britanniques ont tranché le 23 juin dernier : le Royaume-Uni quitte l’Union européenne. Alors que de nombreux questionnements se posent quant à l’économie et au processus de sortie de la Grande-Bretagne, les étudiants quant à eux, s’inquiètent : qu’en est-il d’Erasmus ? Zoom sur les changements à venir.

Le Brexit pose de nombreux questionnements !

Bye Bye England ! La semaine dernière, les habitants de la Grande-Bretagne ont voté « out » à 51,9 % des voix. Alors que les sondages semblaient plutôt tendre pour le « in », le maintien de l’Europe dans l’Union européenne, beaucoup tombent des nues et enchaînent les questions : quelles répercussions économiques pour l’Europe et l’Angleterre ? Combien de temps cela va-t-il prendre ? Et surtout, ce qui inquiète les étudiants, aussi bien britanniques que français, quelles conséquences pour les études en Erasmus ? Découvrez tout ce qui va probablement changer pour les étudiants européens.

La hausse des frais de scolarité pour les ressortissants européens

Alors qu’en Grande-Bretagne, il existait jusqu’ici des barèmes pour les étudiants internationaux et européens, le Brexit pourra signifier une hausse conséquente des frais de scolarité pour les étudiants européens souhaitant étudier dans le pays de Shakespeare : on passerait donc d’environ 8000 euros à 15 000 euros l’année ! Selon Jean-Loup Salzmann, président de l’université Paris XIII, interrogé par l’AFP : « Les premières victimes sont les étudiants anglais, et les étudiants européens qui veulent aller en Angleterre. Les deuxièmes victimes sont les universités ». D’après le Telegraph, 5,5 % des étudiants au Royaume-Uni provenaient de pays de l’Europe et on comptait plus de 30 000 étudiants britanniques en mobilité Erasmus. Toutefois, comme l’a annoncé la ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Najat Vallaud-Belkacem, un statut particulier pourra être négocié dans le cadre de partenariats tels qu’on a pu le voir avec la Suisse.

Une entrée sur le territoire britannique plus complexe

Outre les problèmes financiers que le Brexit pourrait engendrer, la réglementation, qui sera probablement plus sévère pour entrer sur le territoire britannique, sera un obstacle de plus pour les étudiants européens. Selon une interview de Chris Pattern, un ancien membre de la Comission européenne, délivrée au Telegraph, « typiquement, à Oxford et dans d’autres universités, six universitaires sur dix viennent d’Europe et s’ils doivent faire une demande de visa pour étudier au Royaume-Uni, ce serait dissuasif ».

Un changement sur le long terme

Si vous aviez envisagé d’effectuer vos études en Grande-Bretagne à la prochaine rentrée, vous pouvez vous estimer heureux : vous serez probablement l’un des derniers à bénéficier normalement du programme Erasmus. En effet, la sortie de nos chers Britishs de l’Europe ne se fera pas en un claquement de doigts, mais en au moins deux années, le temps de négocier et définir toutes les conséquences et les modalités de cette sortie de l’Union… Dans tous les cas, les étudiants français Erasmus peuvent encore se réjouir que l’heure du « Frexit » n’ait pas encore sonné !

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