Violences sexuelles à l'université : une campagne d'affichage et des mesures pour lutter.

Remarques macho, harcèlement sexuel, viol, sont des termes qui ne devraient pas être associés à l’Enseignement supérieur en France. Et pourtant, c’est bien le cas. Cependant, le Gouvernement est bien décidé à faire changer cette vision de l’université à travers une campagne disant stop aux violences sexistes.

étudiante dans l'ombre suite au harcèlement sexuel à l'université

Pour informer et mobiliser contre les violences sexuelles faites aux femmes en France, le Gouvernement est décidé à agir. À travers une campagne d'affichage accompagné d'un hashtag efficace, il compte commencer par l'Enseignement supérieur à l'aide de mesures en faveur de l'égalité hommes femmes à l'université. 

Un contexte révélateur

Entre le #balancetonporc, l’affaire Weinstein ou le fameux « Grab them by the pussy » de Donald Trump, ces dernières années ont été révélatrices sur les conditions des femmes et les mouvements pour l’égalité hommes femmes n’ont cessé de faire bouger les choses. Désormais, c’est au tour du Gouvernement d’en faire de même. Face aux nombreux scandales et aux chiffres alarmants, 20 % des femmes disent avoir été confrontées à une situation de harcèlement sexuel dans leur vie professionnelle, Frédérique Vidal et Marlène Schiappa ont décidé d’agir contre le sexisme avant l’entrée dans la vie active, dès l’université.

« À l’Université, les violences sexuelles ne sont pas au programme »

Voilà ce qu’on peut lire sur l’une des affiches de la campagne visant à lutter contre les violences sexistes et sexuelles dans l’Enseignement supérieur. Lancés en mars 2018 par le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, ces affichages sont visibles sur les réseaux sociaux, mais également placardés sur les campus. Ils démontrent l’engagement pris par le Gouvernement pour informer et sensibiliser le public pour NeRienLaisserPasser comme le dit le hashtag utilisé sur les réseaux sociaux comme symbole des actions prises.

Une campagne et des mesures

Outre la diffusion des affiches, le Gouvernement souhaite également agir en prenant des engagements auprès des étudiantes. Les nouvelles mesures visent ainsi à mettre en place des cellules d’écoute dans tous les établissements dès la rentrée 2018. Frédérique Vidal considère en effet que ces lieux, où les étudiantes passent la majorité de leur temps, doivent aussi être des endroits pour favoriser l’écoute et le soutien pour les victimes de harcèlement sexuel. Par ailleurs, afin de poursuivre la lutte pour les droits des femmes, l’une des priorités d’Emmanuel Macron, Marlène Schiappa a pour objectif de compter parmi les rangs des formations scientifiques et dans le domaine de la recherche, plus de 40 % de recrues féminines d’ici 2020.
Enfin, le #NeRienLaisserPasser fait parler de la campagne, mais sert également à mobiliser et réunir, que ce soit les témoins, les victimes ou autres acteurs des violences sexuelles à l’université, à l’instar du #metoo, #balancetonporc, ou encore #payetafac

Janis Koparanian