Médecine : pas de tirage au sort cette année

Alors que les étudiants et futurs étudiants d’Ile-de-France redoutaient la mise en place d’un tirage au sort pour choisir les élèves de première année de médecine, le secrétaire d'état en charge de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, Thierry Mandon, s’est engagé à ne jamais l’instaurer.

L'admission pour tous en PACES !

Aucun changement en perspective pour les élèves franciliens prévoyant d’intégrer une PACES à la rentrée prochaine : les futurs étudiants en médecine d’Ile de France ne seront pas sélectionnés par le biais d’un tirage au sort. De quoi rassurer les petits nouveaux et oublier la possibilité d’une sélection arbitraire.

Une entrave à la justice selon les associations

Bien que la mise en place d’un tirage au sort en Ile-de-France ait été indiquée par le rectorat de Paris mercredi dernier aux intéressés, Thierry Mandon, le secrétaire d'état en charge de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, a confirmé au journal Libération qu’il emploiera les moyens nécessaires pour ne pas permettre à ce mode de recrutement de voir le jour.

Quand on prend connaissance des vives réactions que son hypothétique instauration suscite chez les organisations étudiantes et lycéennes, on comprend que le ministre souhaite se prémunir de toute effervescence.

Déjà pratiquée par d’autres licences comme celles de sciences et techniques des activités physiques et sportives (STAPS), cette technique est qualifiée d’ « injuste » et « intolérable » par l’Union Nationale des Étudiants Français (UNEF), ou encore la Fédération Indépendante et Démocratique Lycéenne (FIDL). En effet, aucun critère légitime n’est pris en compte, la sélection se fait de façon totalement aléatoire.

Une question de limitation de places

Il demeure flagrant que le nombre d’étudiants en première année commune aux études de santé est en constante évolution positive chaque année, ce qui a des répercussions négatives sur l’enseignement dans les universités parisiennes. En effet, cette croissance ne manque pas de faire planer une appréhension sur les facs de médecine de la capitale.

Suite à ce constat, le ministère a établi à 7500, le nombre de candidats maximum à la première année de médecine. Thierry Mandon assure que ceci n’est qu’une « simple précaution juridique » encadrant la capacité d’accueil de la PACES. Ce n’est que si le nombre de candidatures venait à dépasser cette limite, que le tirage au sort serait employé. Et au vu des chiffres d’Admission Post-Bac, il manquerait des centaines de places pour les nouveaux arrivants en études de santé.

Mais alors que faire pour éviter la sélection aléatoire ? Augmenter le nombre de places ? Présélectionner les étudiants dès leur entrée en première année ? Si l'idée du tirage au sort est écartée, il semblerait qu'une autre solution soit à envisager. 

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