Top 10 des métiers pour travailler dans des lieux historiques !

par Anaïs Duval dans apb

Guide-conférencier, conservateur, historien : nombreux sont les métiers qui permettent de travailler dans des lieux historiques. A mi-chemin entre art et histoire, ces professions sont ouvertes à tous les passionnés !

Vous êtes passionné d’histoire, amateur d’art ancien ? Vous adorez les lieux historiques et aimez partager savoir et anecdotes ? Que diriez-vous de faire de votre passion une profession ? Diplomeo vous présente les 10 métiers pour travailler dans des lieux historiques !

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1. Archéologue

Le métier d'archéologue :

Métier rêvé par nombre d’enfants, l’archéologue est un professionnel qui passe ses journées à explorer des ruines à la recherche d’un fragment du passé : un morceau de vaisselle, un bout d’os, un vestige de fondation... La moindre découverte peut se révéler être un véritable trésor pour la science historique.

Employé par un musée, le CNRS ou le ministère de la Culture, l’expert en archéologie est également souvent enseignant-chercheur à l’université. Spécialiste d’une civilisation ou d’une époque, il peut passer plusieurs mois, voire plusieurs années sur le même site à la tête d’une équipe de fouilles.

Une fois qu’il a obtenu ce qu’il cherchait, l’archéologue passe du chantier au laboratoire, pour décortiquer et analyser ses trouvailles à l’aide de la chimie et de la biologie. Il établit ensuite des rapports scientifiques et classe ces objets pour les préserver de la destruction.

Infos pratiques sur l’archéologue :

  • Études : master en recherche (bac+5) puis doctorat d’archéologie (bac+8) à l’université.
  • Évolution de carrière et débouchés : l’archéologue peut se spécialiser dans une époque ou une théorie d’archéologie.
  • Salaire : il débute sa carrière avec 1500 euros mensuels nets.

2. Guide-conférencier

Le métier de guide-conférencier :

Véritable conteur d’histoires, le métier de guide-conférencier ravira ceux qui aiment partager leur savoir avec des oreilles attentives. Dans un musée ou en extérieur, le guide conférencier est le spécialiste d’un domaine précis : art moderne, moines cisterciens, ville d’art et d’histoire, peintures rupestres et bien d’autres encore !

Animateur de visite et amateur d’anecdotes, le guide-conférencier est capable, grâce à un travail de préparation en amont, de répondre à toutes les questions posées par le public sur le sujet de la visite. Au-delà de faire découvrir un lieu ou un thème, le guide-conférencier doit captiver son auditoire : une grande compétence oratoire est donc attendue pour accéder à cette profession passionnante. Il doit également parler couramment plusieurs langues vivantes étrangères

Infos pratiques sur le guide-conférencier :  

  • Études : le métier de guide-conférencier est accessible avec une licence professionnelle guide-conférencier, dans les domaines touristique et culturel. Le guide-conférencier ne peut exercer qu'en obtenant une carte de certification.
  • Évolution de carrière et débouchés : avec 84 millions de visiteurs chaque année, la France est le pays le plus touristique du monde. Autant dire que le secteur de la visite guidée recrute constamment !
  • Salaire : le métier de guide-conférencier évolue avec les saisons, tout comme son salaire. En temps plein, il peut espérer toucher un salaire de 1500 euros.

3. Restaurateur d’art

Le métier de restaurateur d'art :

À la fois artiste et infirmier des œuvres d’art, le restaurateur d’art répare et préserve des trésors artistiques en tout genre : tapisseries, vitraux, tableaux, etc. Le restaurateur d’art acquiert pendant sa formation des techniques qui lui permettent de reproduire un savoir-faire à la perfection, sans modifier le style de l’artiste créateur.

Cette profession requiert énormément de précision et de minutie : les œuvres que traitent les restaurateurs d’art valent parfois des milliers d’euros, et un coup de pinceau mal maîtrisé peut réduire à néant un tableau de maître (souvenez-vous du tableau Ecce Homo mal restauré en 2012, cela avait fait scandale !).

Si vous voulez devenir restaurateur d'art, il vous faudra aussi posséder un petit talent artistique : faire renaître un chef-d'oeuvre ne s'improvise pas !

Infos pratiques sur le restaurateur d’art :

  • Études : le métier de restaurateur d’art peut être atteint de plusieurs manières : un CAP artisanat, un bac pro des métiers d’arts, un DMA restauration (bac+3), un master conservation-restauration (bac+5) ou un diplôme de l’Institut national du patrimoine (bac+5).
  • Évolution de carrière et débouchés : le restaurateur d’art peut se spécialiser dans un domaine : peinture, taille de pierre, sculpture, textile... il peut également monter sa propre entreprise de restauration.
  • Salaire : 1600 euros bruts pour un restaurateur d’art de la fonction publique ou salarié, et salaire variable pour les restaurateurs en freelance.

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4. Conservateur du patrimoine

Le métier de conservateur du patrimoine :

Gardien des trésors conservés dans des musées, châteaux et autres lieux historiques, le conservateur du patrimoine peut choisir parmi cinq spécialités : archéologie, archives, monuments historiques, patrimoine scientifique ou musées.

Le conservateur du patrimoine, également appelé "directeur de musée" est avant tout un expert scientifique qui manage les équipes de restauration et dirige les travaux de recherche. Pour exercer cette profession, il vous faudra être une sorte de couteau suisse : vous serez amené à être en contact avec le public, diriger le personnel, être en charge de la partie administrative, et gérer les finances de l’établissement où vous travaillez.

Enfin, le conservateur du patrimoine est un professionnel de l’art : histoire de l’art, techniques de préservation, et veille permanente sur le marché de l’art sont des compétences inévitables pour cet emploi.

Infos pratiques sur le conservateur du patrimoine :

  • Études :  licence d’histoire, de sciences ethniques ou de sciences naturelles, master conservation-restauration puis concours de l’INP (institut national du patrimoine).
  • Évolution de carrière et débouchés : une fois le concours obtenu, le conservateur du patrimoine peut, après quelques années d’expérience, devenir dirigeant d’un établissement historique.
  • Salaire : environ 2000 euros en début de carrière.

5. Médiateur culturel

Le métier de médiateur culturel :

Trait d’union humain entre l’œuvre et le public, le médiateur culturel est un personnage multicasquettes d’une collectivité, ou d’un lieu historique : il surveille les tendances artistiques, les nouveautés du domaine, gère les relations avec les établissements culturels, organise des événements, manage les artistes... Tant de missions pour un seul homme (ou femme bien sûr) !

Le médiateur culturel doit réunir des qualités comme le relationnel, le dynamisme, la curiosité, la réactivité et un mental à toute épreuve. Il doit également posséder des compétences en management et en gestion, ainsi qu’une excellente connaissance de l’histoire et de l’art.

Infos pratiques sur le médiateur culturel :

  • Études : pour devenir médiateur culturel, il est possible de réaliser un bachelor ou une licence médiation culturelle.
  • Évolution de carrière et débouchés : il est possible de devenir fonctionnaire du ministère de la Culture en passant les concours qui en dépendent.
  • Salaire : il commence sa carrière avec environ 1700 euros mensuels.

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6. Commissaire-priseur

Le métier de commissaire-priseur :

Expert du droit et de l’art en général, le commissaire-priseur se voit confier trois missions principales : il classe les objets qui lui sont confiés après une saisie judiciaire ou par des particuliers, prépare les ventes et mène les enchères.

Il doit pour cela posséder une grande culture artistique, afin de pouvoir identifier, dater et estimer la valeur d’un bien. Il doit également être au courant de toute la juridiction concernant le marché de l’art, qui évolue sans cesse. Alors, adjugé ?

Infos pratiques sur le commissaire-priseur :

  • Études : pour devenir commissaire-priseur, il vous faudra posséder une double licence : une en droit, et une en histoire de l’art.
  • Évolution de carrière et débouchés : le commissaire-priseur peut se spécialiser en ventes aux enchères sur le web ou au sein d’une société commerciale.
  • Salaire : le revenu d’un commissaire-priseur est basé sur des honoraires (tout dépend des ventes effectuées).

7. Responsable de projets culturels

Le métier de responsable de projets culturels :

Semblable à la profession de médiateur culturel, le responsable de projets culturels supervise divers événements tels que des spectacles, concerts, expositions, meetings, etc., tout au long de l’année. Il peut être rattaché à une ville, à la DRAC (direction régionale des affaires culturelles) ou à un grand événement.

Toujours en lien avec le public, les artistes, mais aussi les structures culturelles comme des musées et des théâtres, le responsable culturel doit être un très bon communicant. Il s’applique également à manager des équipes, diriger des installations, et gérer les relations publiques.

Un métier polyvalent, qui demande une grande disponibilité et beaucoup de passion.

Infos pratiques sur le responsable de projets culturels  :

  • Études : ce métier est accessible avec une licence pro gestion de projets culturels (bac+3), ou un master direction de projets culturels et métiers de la médiation (bac+5).
  • Évolution de carrière et débouchés : le secteur de la médiation culturelle recrute assez peu, et de manière très ponctuelle. Un responsable de projets culturels doit faire preuve d’une grande mobilité pour exercer sa profession.
  • Salaire : 1500 euros en début de carrière.

8. Agent d’accueil touristique

Le métier d'agent d'accueil touristique :

Toujours souriant et enthousiaste, l’agent d’accueil touristique s’occupe de la réception des touristes français et étrangers sur un site historique : musée, monument historique, parc...

Il fournit les principales informations ainsi que la documentation utile pour la visite et prend les réservations au téléphone. Et il peut également prendre part à la conception de manifestations culturelles et à l’élaboration de nouveaux produits touristiques !

Pour exercer le métier d’agent d’accueil touristique, il vous faudra être patient, organisé, bon communicant et avoir le goût du travail en équipe. Pour décrocher un poste, seront favorisés les candidats qui pratiquent un anglais courant et qui ont des notions d’une seconde langue vivante étrangère.

Infos pratiques sur l’agent d’accueil touristique :

  • Études : pour devenir agent d’accueil touristique, vous pouvez choisir un BTS tourisme (bac+2).
  • Évolution de carrière et débouchés : c’est un emploi dit saisonnier. En période estivale, les offres d’emplois fleurissent dans toutes les zones touristiques !
  • Salaire : l’agent d’accueil touristique gagne environ 1800 euros par mois. Cela peut varier selon les saisons.

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9. Architecte des monuments historiques

Le métier d'architecte des monuments historiques :

L’architecte des monuments historiques, ou encore architecte du patrimoine est un professionnel du bâtiment ancien : il étudie, conçoit et supervise des restaurations ou des constructions sur un monument historique classé ou protégé.

Pour cela, il doit parfaitement maîtriser toutes les techniques anciennes de construction, afin de ne pas nuire à l’essence première de l’édifice. Son principal objectif est de redonner sa splendeur passée à un monument, en restituant éléments disparus et restaurant ouvrages endommagés.

L’architecte des monuments historiques se doit de posséder de bonnes connaissances en histoire, en art et en architecture (ancienne et contemporaine).

Infos pratiques sur l’architecte des monuments historiques  :

  • Études : d’abord un diplôme d’État d’architecte (DE bac+5), puis le DSA (diplôme de spécialisation et d’approfondissement) parcours Architecture et Patrimoine, uniquement délivré par l’École de Chaillot.
  • Évolution de carrière et débouchés : Au fil de ses expériences, l’architecte du patrimoine aura affaire à des monuments de plus en plus réputés, et pourra même s’installer à son compte.
  • Salaire : en début de carrière, un architecte des monuments historiques touche environ 2000 euros mensuels, puis avec de l’expérience, il peut prétendre à un salaire au-delà de 3700 euros.

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10. Antiquaire 

Le métier d'antiquaire :

Éternel curieux, l’antiquaire passe son temps à rechercher des objets précieux et anciens, qu’il pourra ensuite revendre dans sa boutique à des collectionneurs, par exemple.

Spécialisé dans un domaine (meubles anciens, argenterie, pièces de monnaie ou encore peinture), il est un expert de l’histoire de l’art : pour déterminer la valeur d’un produit et l’estimation de son prochain prix de vente, l’antiquaire doit pouvoir rapidement le dater, l’authentifier, et savoir si la tendance facilitera son achat lors de sa revente.

Il doit également être bon négociateur : acheter les objets au meilleur prix pour pouvoir les revendre plus cher et ainsi en tirer une marge importante.

Connaisseur du marché de l’art, il peut également avoir des compétences en restauration : en rénovant un bien endommagé, il lui donne ainsi de la plus-value et peut en tirer un meilleur prix. Enfin, l’antiquaire doit posséder un carnet d’adresses et un réseau de contacts important, tant pour l’achat que pour la revente de ces objets anciens.

Infos pratiques sur l’antiquaire :

  • Études : plusieurs parcours mènent au métier d’antiquaire et notamment le bachelor négociateur d’objets d’art, la licence pro commerce de l’art et le MBA commerce international.
  • Évolution de carrière et débouchés : un antiquaire débute souvent en tant que vendeur d’antiquités salarié ou brocanteur. Par la suite, il peut s’installer à son compte et acquérir une importante notoriété de par le prestige des biens qu’il propose à la vente.
  • Salaire : le salaire de l’antiquaire indépendant varie selon l’importance de ses ventes et des bénéfices qu’il en retire.

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