Justine, 19 ans, écrivain et étudiante en lettres modernes à la FLSH de Lille

Nous avons échangé avec la jeune Justine, dont l'itinéraire n'est pas des plus communs. Passionnée de lecture et d'écriture, elle publie son premier ouvrage, "Beaux Malheurs", à l'âge de 14 ans seulement. Aujourd'hui, elle est élève à la Faculté des Lettres et des Sciences (FLSH) à Lille, en première année de lettres modernes. Elle nous a parlé de son cursus ainsi que de son activité d'écrivain.
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Justine, 19 ans, écrivain et étudiante en lettres modernes à la FLSH de Lille

Nous avons échangé avec la jeune Justine, dont l’itinéraire n’est pas des plus communs. Passionnée de lecture et d’écriture, elle publie son premier ouvrage, Beaux Malheurs, à l’âge de 15 ans seulement. Aujourd’hui, elle est élève à la Faculté des Lettres et des Sciences (FLSH) à Lille, en première année de lettres modernes. Elle nous a parlé de son cursus et de son activité d’écrivain.

Peux-tu te présenter en quelques mots ?

J’ai 19 ans. J’ai suivi un cursus littéraire au lycée, puis je suis entrée à la fac : j’ai choisi d’intégrer la Catho (Faculté de Lettres et Sciences Humaines de Lille), pour son environnement plus familial et intimiste que dans les autres facultés de Lille. L’année prochaine, je rentre en deuxième année de lettres modernes.

Pourquoi avoir choisi le parcours lettres modernes ?

Au départ, j’étais totalement contre l’idée d’aller en lettres modernes, car on ne nous avait pas bien informés au lycée sur cette filière. On nous disait simplement que c’était « comme la L », et je voulais éviter cela, ne pas refaire les mêmes choses qu’en terminale. Je me suis donc dirigée en premier lieu vers la psychologie au premier semestre de ma L1, mais ce parcours ne m’a pas convenu : en voyant mes résultats et le fait que je ne me sentais pas à ma place, je me suis dit qu’il fallait impérativement changer. Une amie m’a parlé des lettres modernes, je me suis donc penchée sur ce parcours, les matières, les débouchés…

Trouves-tu qu’il existe une désinformation au lycée sur l’orientation post-bac ?

De mon point de vue, en sortant d’une filière littéraire, les principales voies que l’on nous propose à la fac sont globalement la LEA, la psychologie et le droit. J’ai le sentiment que les lettres modernes sont laissées à l’abandon, comme les lettres classiques.

« J’ai le sentiment que les lettres modernes sont laissées à l’abandon, comme les lettres classiques. »

Quelle image avais-tu de la fac avant d’y entrer ?

L’image que j’ai aujourd’hui de la fac est assez fidèle que celle que j’en avais avant d’y entrer. On y est beaucoup plus autonome qu’au lycée, c’est certain, mais à la Catho, il existe tout de même un vrai suivi, et c’est ce que je recherchais en sortant du lycée. La Catho est une bonne façon de gagner en liberté sans être perdu pour autant : il y a un suivi, mais sans se sentir oppressé.

N’as-tu pas pensé à une classe prépa plutôt qu’à la fac ?

Pour être honnête, les classes prépa me font assez peur ! La directrice de mon lycée m’avait parlé de ce cursus, mais j’ai toujours voulu aller à la fac pour avoir cette liberté. Je ne voulais pas m’enfermer dans deux années d’études très concentrées, je voulais garder du temps libre et que mes études ne deviennent pas une contrainte.

Cela n’a pas été trop difficile de changer de cursus en milieu d’année ?

J’ai voulu changer de filière en décembre, quelques semaines avant les partiels en psychologie. Je n’ai pas eu à les passer, mais j’ai dû rattraper les cours de tout le premier semestre en lettres pour passer les examens en même temps que les rattrapages. Il a fallu faire deux semestres en un pendant quelques mois ! Mais cela s’est bien passé. Les élèves et les professeurs ont été très bienveillants envers moi.

En quoi la filière lettres modernes t’a agréablement surprise ?

Il y a des matières qui effectivement sont plus ou moins similaires que celles que j’avais au lycée comme la littérature française, par exemple. Mais les analyses sont beaucoup plus poussées, moins superficielles et donc plus intéressantes. Et j’ai des matières qui sont totalement nouvelles comme le latin, l’ancien français, la linguistique, la francophonie… Je pense que si on m’avait dès le départ parlé de ces matières, je serais allée en lettres modernes directement.

Y a-t-il une matière que tu as aimée en particulier ?

La francophonie a été un coup de cœur pour moi. Cette matière nous offre une culture générale énorme, pas seulement en littérature classique, Victor Hugo, Émile Zola, Honoré de Balzac… On étudie également des auteurs contemporains et modernes, du 21e siècle, et de toute la francophonie donc pas seulement français. J’avais peur en entrant en lettres de rester cantonnée à un pan de la littérature et que les autres seraient occultés, que l’on n’essaie pas d’élargir à d’autres champs. Et ce n’est pas le cas finalement.

C’est quelque chose qui te touche certainement beaucoup puisque tu es toi-même écrivain…

J’ai publié un roman en 2014, quand j’étais en classe de troisième. Depuis que je suis toute petite, j’ai toujours aimé écrire et lire, j’écrivais des petites nouvelles, des poèmes, etc. J’ai effectué mon stage de troisième en maison d’édition, car je me demandais quelles étaient les étapes de la création d’un livre. Je leur ai fait lire mon manuscrit, et j’ai donc appris comment publier un livre en publiant le mien !

C’est l’histoire d’une jeune lycéenne qui se fait harceler via des messages, par rapport à un événement passé de sa vie. Au fur et à mesure du roman, elle va tenter de découvrir qui se cache derrière ces messages.

Cette activité d’écrivain a-t-elle été difficile à concilier avec tes études ?

Je fais toujours passer mes études avant le reste. L’écriture pour moi n’est pas un métier ou une obligation, j’écris quand j’ai de l’inspiration et quand j’en ai envie, je n’ai pas d’horaires. Je n’ai donc pas forcément de problème pour m’organiser, car l’écriture reste une passion avant tout, ce n’est pas quelque chose de contraignant.

« L’écriture reste une passion avant tout, ce n’est pas quelque chose de contraignant. »

En quoi ton cursus en lettres modernes a pu enrichir cette passion ?

Cela me permet d’avoir un vocabulaire beaucoup plus développé, de mieux écrire et mieux m’exprimer, d’avoir une grande culture littéraire et générale… La filière en lettres modernes apporte donc de véritables atouts à qui veut écrire. De plus, on est entouré de personnes dont la passion est de lire et écrire, et certains professeurs sont eux-mêmes auteurs. Il existe donc un environnement entièrement dédié à la littérature et à la rédaction. Je me suis sentie beaucoup plus motivée à écrire en étant dans ce cursus, grâce à ce contexte.

Quels sont tes goûts personnels en lecture ?

Je lis surtout des thrillers et des romans policiers. Mais mon auteur français préféré est Guillaume Musso, j’aime beaucoup ses histoires et la façon dont il écrit. Après, je n’ai pas de thème préféré, je peux lire un peu de tout.

Si tu devais nous donner un livre qui t’a marqué pendant tes années scolaires ?

Je dirais Jane Eyre, de Charlotte Brontë.

Quels sont tes projets à venir ?

J’ai actuellement trois projets de livre différents, dont un que j’espère publier prochainement. Il s’agit de choses complètement différentes de mon premier livre, car ce sont des thrillers, des romans policiers.

L’année prochaine, je serai donc toujours à la Catho. Professionnellement parlant, je pense me pencher vers l’édition. Mais si pour une raison X ou Y, je devais me tourner vers une autre voie, j’irai vers la communication, pour exercer un métier d’attachée de presse par exemple.

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