Étudiants en situation de handicap : la CGE dévoile des solutions

Lecture

La Conférence des Grandes Écoles a proposé aujourd’hui des pistes concrètes sur l’amélioration des politiques publiques pour tous les jeunes étudiants en situation de handicap à l’occasion du Comité National de suivi de l’université inclusive.

En faveur de l’inclusion des étudiants en situation de handicap dans l’enseignement supérieur, la CGE a voulu frapper fort : proposer des pistes concrètes d’amélioration des politiques de terrain en la matière !

Créé par le Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, et par Sophie Cluzel, secrétaire d'État auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées, le Comité national de suivi de l’Université inclusive a pour objectif de garantir l’accès à l’intégralité du parcours de scolarisation pour tout jeune, quelle que soit leur situation. Une ambition partagée par la CGE et ses membres.

Des demandes tournant vers l’amélioration

17 recommandations ont été dévoilées par la CGE pour servir de socle à l’alimentation des échanges du Comité national. 

Ces propositions ont pour objectif premier de faciliter la vie et les études des jeunes en situation de handicap ! Les recommandations concernent :

  •  les reconnaissances administratives et les droits qui y sont associés,
  • l’accès au logement et à l’accompagnement dans la vie de tous les jours
  • l’accès au sport et à la vie étudiante
  • l’accompagnement entre l’enseignement secondaire et l’enseignement supérieur
  • le maintien des aménagements nécessaires tout au long du parcours de formation

Parmi ces 17 recommandations, la CGE a formulé d'autres propositions  structurantes, comme la création d’une commission départementale de l’Enseignement Supérieur Inclusif (CDESI), qui aura pour but de traiter l’intégralité des besoins et demandes de l’étudiant en matière d’aménagements et la création d’un Statut d’Apprenant en Situation de Handicap (SASH). L’étudiant pourra en bénéficier pendant son cursus scolaire et lors des périodes de stage / apprentissage en entreprise. 

Le but : simplifier les démarches administratives de l’apprenant, qui peuvent parfois être lourdes et complexes !

La réalité du terrain 

Depuis 2005, le nombre d’étudiants en situation de handicap ne cesse d’augmenter : l’année 2019-2020 affichait un taux d’un peu moins de 2% dans les établissements sous la tutelle du ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, et dans les établissements membres de la CGE. 

Néanmoins, ce pourcentage reste encore minime, et montre que beaucoup de bacheliers en situation de handicap ne poursuivent pas d’études supérieures, que ce soit par manque d’accessibilité de certaines filières, par manque de conseils et d’informations, etc.

"Malgré les différents dispositifs mis en place ces dernières années, l’enseignement supérieur reste encore le parent pauvre des politiques publiques en matière de handicap en France" commente Vincenzo Esposito Vinzi, président de la commission Diversité de la CGE et DG de l’ESSEC Business School.

«C’est en décloisonnant nos modes de fonctionnement et de coopération que nous réussirons à faire en sorte que l’accès à la formation et à la vie sociale étudiante soit véritablement un facteur de l’emploi direct des personnes en situation de handicap» poursuit-il

A ce titre, la CGE appelle les professionnels de l’inclusion et de l’accompagnement des étudiants en situation de handicap dans l’enseignement supérieur à travailler ensemble, pour permettre une expertise globale et la création d’outils communs.

Tristan Alirezai

Partager