Quitter la fac pour aller dans une école : ils l'ont fait !

par Anaïs Quillié

L'université et ses cursus très théoriques peuvent perdre des jeunes étudiants en cours de route. Pour construire leur avenir, certains ont choisi d'abandonner les bancs de la fac pour se diriger vers une école privée de l'enseignement supérieur. Rencontre.

Un choix pas toujours facile mais qui peut s'avérer nécessaire pour votre avenir !

L'université. Un passage quasi incontournable pour de nombreux bacheliers. Si la fac présente de nombreux avantages : autonomie, liberté, cursus diversifié, ouverture sur le monde, il est possible que cela ne convienne pas à tout le monde. L'avenir et les débouchés paraissent souvent incertains lorsque l'on arrive dans une licence universitaire. C'est pour cette raison que certains étudiants décident de lâcher la faculté pour entrer dans une école.

Rencontre avec Gaëtan, qui a intégré un bachelor commercialisation des vins à l'INSEECécole de commerce après un DUT et une licence pro; Caroline, qui étudie à lECS, école de communication et de publicité, après avoir effectué une licence d'anglais et Pauline, étudiante à l'ISTEC, école supérieure de commerce et marketing, après deux ans de droit. 

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De l'université à l'école...

Quel cursus avez-vous suivi à l'université ?

Caroline : Je suis restée deux ans à la fac, en L1 et L2. J’étais à Paris Diderot en LLCER Anglais : langues, littératures et civilisations étrangères et régionales. 

Gaëtan : J’ai suivi trois ans en institut universitaire de technologie (IUT) à Carcassonne : deux ans en DUT techniques de commercialisation et un an en licence professionnelle commerce. La licence pro s'inscrivait dans la logique de mon parcours universitaire et était assez générale. Je l’ai suivie en alternance dans le domaine du vin, mais des camarades étaient dans des agences de recrutement, des mutuelles, c’était vraiment très large.

Pauline : J’ai intégré après le baccalauréat une licence de droit à l’université Paris 2 Panthéon Assas. J’ai redoublé ma première année de licence. Au terme de la deuxième année, j’ai souhaité changer de cursus. J’ai passé les partiels du 2e semestre mais je n’ai obtenu que 9 de moyenne générale.

Qu’est-ce qui vous a poussé à abandonner vos études à la fac ?

Caroline : Ce que j’étudiais ne me plaisait plus. C’était extrêmement littéraire avec des cours de civilisation (anglaise et américaine), de littérature, de poésie, de phonétique, etc.. Mais la formation ne comportait que très peu de pratique de la langue à l’oral. Cela menait donc principalement au professorat, la recherche ou à l’interprétariat, ce que je ne voulais pas du tout faire plus tard !

Gaëtan : Je voulais me spécialiser dans le vin et entrer dans une école de commerce pour profiter du réseau. J’étais attiré par la renommée de l’école, la possibilité d’avoir des expériences professionnelles intéressantes… Et puis j’avais envie de rejoindre une école bordelaise pour me rapprocher d’une autre région viticole et apprendre de nouvelles méthodes de travail.

Pauline :  La première année de licence en droit était difficile. Les cours étaient uniquement basés sur de la théorie et il n’y avait aucune pratique. À la fac, les cours sont en amphithéâtre et nous sommes noyés parmi les autres étudiants. Je souhaitais partir à l’étranger et faire des stages mais mon cursus universitaire ne me permettait pas de faire cela.

Trouver l'école qui correspond à ses attentes

Comment avez-vous trouvé votre école ?

Caroline, à l’école de communication et de publicité ECS : Je me suis d’abord renseignée sur les études qui pourraient me plaire, et ensuite j’ai tout simplement fait des recherches sur internet et je suis allée aux portes ouvertes des écoles qui m'intéressaient le plus.

Gaëtan, à l'INSEEC business school : J’ai consulté des sites internet et j’ai lu des articles sur cette école (l'INSEEC) dans des revues spécialisées dans le secteur du vin et des spiritueux. Plusieurs écoles étaient intéressantes mais celle que j’ai choisie présentait de jolis avantages comme le réseau de partenaires et la localisation !

Pauline, étudiant à l'école de marketing ISTEC : Après les résultats des partiels en juillet, j’ai cherché sur internet pour passer des concours communs d’entrée en école de commerce, directement en deuxième année. J’ai trouvé le concours de l’ISTEC. J’ai passé les concours et j’ai été acceptée dans les trois écoles du groupe. C’est sur les recommandations d'une amie qui était dans cette école que je l’ai choisie. De plus, l’ISTEC me permettait également de pouvoir partir directement à l’étranger dès mon entrée dans l’école. 

Avez-vous regretté d’avoir choisi l’université au départ ?

Caroline : Non pas vraiment. J’ai découvert une vraie vie étudiante, j’ai pu développer une certaine autonomie de travail, et j’ai surtout acquis un très bon niveau d’anglais qui ne pouvait que m’être utile pour mes autres études ! Après c’est sûr que j’aurais aimé trouver ma voie directement en sortant du bac, mais je n’ai pas l’impression d’avoir perdu mon temps !

Gaëtan : Absolument pas ! En arrivant en troisième année de bachelor, je me suis rendu compte que le niveau apporté par le DUT était très intéressant ! Je ne me suis pas du tout senti perdu par rapport aux autres étudiants qui avaient suivi deux années de bachelor. En 3e année de bachelor, on trouve aussi des étudiants titulaires d'un BTS. 

Pauline : En terminale, je ne savais pas quelles études choisir. J’ai hésité entre des études de droit et des études de commerce. Je ne regrette pas mon choix d’être partie à l’université. Ainsi j’ai testé les deux cursus et cela m’a permis d’acquérir des connaissances juridiques ainsi qu’une méthode de travail

Université / École privée : les différences

Quelles sont les différences entre vos études à la fac et vos études en écoles de commerce ? 

Caroline : En école de communication, ce qui change le plus selon moi c’est la pratique. À la fac, les cours étaient très théoriques avec peu de pratique orale de la langue. Dans mon école, nous avons bien entendu des cours théoriques mais ils sont très souvent mis en application grâce à des études de cas, des présentations orales et des compétitions d’agence, avec des vrais briefs de clients en fin d’année. De plus, les professeurs qui nous font cours sont tous des professionnels à l’origine. Ils nous parlent donc en connaissance de cause et on travaille donc très fréquemment sur des cas réels. Je pense que c’est un réel plus ! 

Gaëtan : En école de commerce, les cours sont plus professionnels qu’en IUT. Les enseignements se basent plus sur des savoir-être, sur des compétences relationnelles plutôt que sur de la théorie. L’accent est mis sur la qualité des sorties et des mises en situation. Par exemple, en tant qu’étudiant en spécialité vins et spiritueux, j’ai pu visiter de superbes châteaux dans le Bordelais, déguster des produits hauts de gamme que je n’aurais pas eu l’occasion de goûter en dehors de ce cadre ! L’école de commerce apporte aussi un plus grand réseau que les études universitaires. Grâce au bachelor, on a pu me dire « Tu viens de cette école, très bien, je vais faire passer ton CV ». Cela m’a permis de passer certaines étapes plus rapidement.

Pauline : À l’université, les cours sont trop théoriques. Il n’y a pas de périodes de stages obligatoires ni de partenariats avec des entreprises donc il n’est pas facile d’effectuer des stages. Cependant, le domaine du droit est large et les connaissances transmises sont très intéressantes. 

En école privée de marketing, les étudiants sont davantage encadrés et aiguillés qu’à la fac. Il y a un fil conducteur dans le cursus d’études. De plus, des semestres dans une école partenaire en Europe sont proposés. J’ai pu partir un semestre à Berlin directement en intégrant l’ISTEC. Cependant, une école privée coûte très cher, plus de 7 000 euros par an. Après avoir passé deux années dans l’école, je rentre en master en alternance. Ainsi, je n’aurai plus à payer les frais de formation et j’ai trouvé un poste en alternance en tant que chargé de promotion commerciale et marketing. L’école apporte davantage de concret dans les études avec des cours pratiques, des projets et des stages ou des rythmes d’alternance. 

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