Les ex-Erasmus s’insèrent mieux sur le marché de l’emploi

L’agence Erasmus et le Céreq (Centre d’études et de Recherches sur les Qualifications) présentent le deuxième numéro de leur étude Génération 2010, menée auprès d’un échantillon de plus de 30 000 étudiants, qui aborde le lien entre mobilité pendant les études et emploi. Existe-t-il des avantages à voyager pendant les études en termes d’insertion professionnelle ?

Quelle destination choisir ?

Vous serez plus chanceux face à l’emploi si vous partez à l’étranger pendant vos études. L’étude Génération 2010 révélait en Mars dernier qu’un tiers des jeunes part à l’étranger durant ses études. L’agence Erasmus et le Céreq (Centre d’études et de recherches sur les qualifications) ont décidé d’aller plus loin et de mettre plus distinctement en relation départs à l’étranger pendant les études et insertion professionnelle. Menée auprès de 33 500 jeunes ayant obtenu leur diplôme lors de l’année 2010, l’étude révèle que les jeunes partis en séjour à l’étranger sont avantagés sur le marché de l’emploi. Zoom sur les chiffres.

Un accès durable à l’emploi

« Ceux qui ont connu un séjour encadré à l’étranger, dans un cadre scolaire, de travail ou d’un stage, connaissent plus souvent des trajectoires marquées par un accès durable à l’emploi » par rapport aux jeunes qui n’ont pas eu d’expérience à l’étranger. C’est ce que constate l’agence Erasmus dans son rapport. Et pour cause : selon les chiffres mis en avant au sein de leur dossier, les jeunes ayant voyagé à l’étranger mettent non seulement moins de temps à trouver un emploi après l’obtention de leur diplôme, mais obtiennent également plus souvent des emplois sur le long terme. Alors que les jeunes ayant effectué un séjour encadré à l’étranger passent, sur 36 mois, en moyenne, 28 mois en emploi et 5 mois au chômage, les jeunes n’ayant pas voyagé expérimentent quant à eux 23 mois en emploi et 8 mois au chômage. Par ailleurs, les jeunes n’ayant pas voyagé passent en moyenne 1,7 mois de plus à trouver leur premier emploi : une différence tout de même significative.

L’insertion à l’emploi est donc sensiblement meilleure pour les jeunes ayant effectué un séjour à l’étranger : un constat notamment appuyé par ce graphique comparatif dans le dossier d’Erasmus, mettant en avant le taux de chômage de chaque catégorie de jeunes ayant obtenu leur diplôme en 2010.

De meilleurs contrats

Les jeunes de la Génération 2010 qui ont voyagé ne connaissent définitivement pas la crise : non seulement ils sont moins exposés au chômage, mais obtiennent également de meilleurs statuts, de meilleurs contrats et de meilleurs salaires dès le premier emploi. De fait, on compte 65 % de cadres ou professions intermédiaires au premier emploi parmi les bénéficiaires d’un séjour encadré, contre 34 % pour les autres. Trois ans plus tard, on compte 49 % de cadres chez les uns et seulement 14 % chez les autres. Ils sont également plus nombreux à trouver un CDI pour leur premier emploi : les anciens Erasmus sont environ 4 sur 10 contre à peu près 3 jeunes sur 10 chez ceux qui ne voyagent pas. Et qui dit meilleur statut dit meilleure paie : les jeunes n’ayant effectué aucun voyage encadré bénéficient d’un salaire net mensuel médian inférieur de 280 euros aux autres. En 2013, l’écart se creuse et s’élève à 460 euros !

Un réel lien de corrélation entre séjour à l’étranger et insertion professionnelle ?

S’il est détaillé que l’enquête ne peut pas « prouver statistiquement un lien de corrélation » entre la mobilité et l’insertion professionnelle, l’agence Erasmus et le Céreq assurent fermement que les résultats de cette enquête mettent l’emphase sur le rôle de « plus-value » qu’ont les voyages pendant les études par rapport l’insertion professionnelle.

Si vous hésitiez encore à voyager à l’étranger dans le cadre de vos études, voici une raison de poids de vous lancer avant la fin de vos études !

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