Match des études : France VS Corée du Sud

Loin de la France et de ses coutumes, la Corée du Sud n'a pourtant rien à envier à notre cher pays; logements et restaurants pas chers, emploi du temps sur mesure... des caractéristiques propres au pays des tigres. Deux capitales mythiques qui annoncent un match serré ! Diplomeo vous décrit les deux systèmes, pour un match des études plus que prometteur.

Crédit Diplomeo

Dans le cadre d’un cursus à l’école ou indépendamment, de plus en plus d’Européens choisissent la Corée du Sud comme destination pour faire leurs études. Et ils ont raison.

À la fois gorgé d’histoire et moderne, le pays aux multiples facettes est idéal pour se dépayser totalement, même au cœur d’une capitale qui bourdonne.
Les Coréens, avec leur accueil chaleureux, seront les premiers à vous faire connaître les bons plans pour votre installation sur place. En attendant, Diplomeo vous énumère les informations pratiques à la vie en Corée du Sud.

Comment fonctionne l’enseignement supérieur en Corée du Sud ? Quels diplômes peut-on obtenir ? Trouver son logement étudiant, vraiment une galère ? Diplomeo répond à toutes les questions d’un étudiant en quête d’aventure.

Enseignement supérieur en Corée du Sud

En Asie et notamment en Corée du Sud, l’enseignement supérieur diffère de la France. On retrouve un système scolaire à part, et surtout un mode de vie étranger
Quels établissements, quels diplômes et quel rythme en Corée du Sud ? Diplomeo vous dit tout sur l’enseignement supérieur dans ce pays en pleine expansion.

Les établissements coréens

Les établissements d’éducation supérieure en Corée sont divisés en écoles professionnelles (2 à 3 ans d’études), universités (4 ans d’étude) et universités du cycle supérieur (master, doctorat). Récemment, grâce à l’amélioration des technologies d’information et de communication, des cyber universités ont été inaugurées, proposant des cours principalement par e-learning. C’est aussi ça, l’Asie.

Pour assurer une qualité maximale dans l’enseignement universitaire, le Ministère de l’Éducation a soumis plusieurs conditions nécessaires concernant le corps enseignant, les programmes d’enseignement, les installations universitaires, la remise des diplômes, etc. 

En 2016, il y avait au total 104 000 étudiants étrangers en Corée du Sud ; parmi eux, 63 000 élèves suivaient un cursus universitaire complet.
En Corée, le système éducatif est assez hiérarchique. Par exemple, les élèves emploient le terme « gyosunim » (« professeur » en coréen) pour s’adresse à un professeur.

Séoul, la capitale, abrite tout un éventail d’universités, ainsi que la plupart des écoles les plus prestigieuses du pays.
La majorité de ces universités sont membres du Korean Council for University Education. Toutefois, être membre de cette association n’est pas synonyme de qualité. Certains membres du KCUE ont été épinglés par le gouvernement sud-coréen suite à leur gestion désastreuse de l’accueil des étudiants internationaux. Ces universités ne sont d’ailleurs plus habilitées à accueillir des étudiants étrangers.

Pour un étudiant international qui souhaite étudier en Corée du Sud, il est préférable de choisir une université plutôt qu’une école professionnelle afin d’augmenter ses chances de faire reconnaître son diplôme une fois de retour dans son pays d’origine.

Quel programme en université ?

Les universités coréennes proposent les programmes suivants :

  • Programme d’éducation régulier : il s’agit d’un programme de cours réguliers, avec des journées rythmées par l'apprentissage de matière, sur deux semestres. Quelques programmes d’études générales sont proposés en langues étrangères, et d’autres en coréen. L’obtention du diplôme est seulement possible après la validation de chaque discipline.
  • Programme d’étudiant d’échange : la plupart des universités coréennes se base sur un système d’échange, permettant aux étudiants d’aller étudier dans une autre université, pour un temps établi.
  • Programme de semestre de vacances : pendant les vacances d’hiver ou d’été, les étudiants peuvent suivre des cours réguliers, dont des cours de coréen destinés aux étrangers.
  • Programme exclusivement en anglais : aujourd’hui, grâce à l’intérêt pour l’internationalisation des études universitaires, les facultés proposent environ 30 % des cours en anglais. Néanmoins, quelques universités ont mis en place une section internationale qui propose la totalité des cours en anglais.
  • Programme de stage intensif en coréen : beaucoup d’universités ont créé des instituts de langue rattachés à leur établissement, et ont ouvert des cours de coréen pour les étrangers. C’est un programme intensif de courte durée, d’environ 3 à 4 semaines, qui se concentre sur l’amélioration de la compréhension et de la compréhension de la langue. Un cursus de 10 à 40 semaines est également proposé, incluant des devoirs à la maison et des examens.

Et pour les frais de scolarité ?

Les frais de scolarité dans les universités sud-coréennes varient selon les établissements et les programmes. Dans les universités publiques, il faut compter entre 1 700 € et 4 200 € par an. En université privée, il faut compter plus ; jusqu’à 6 000 € l’année.

Le rythme scolaire

En fonction du cursus suivi et de la durée de la période passée en Corée, vous pouvez soit être intégré à un groupe ayant le même emploi du temps que vous, soit suivre vos cours de manière individuelle
Avant de choisir vos matières et votre emploi du temps, vous pouvez normalement consulter le programme établi par le professeur pour le semestre. Vous l’aurez compris, chaque professeur est libre de structurer ses cours comme il l’entend et de déterminer sa méthode d’évaluation. Étranger ou non, les absences sont grandement pénalisées.

Généralement, les étrangers se débrouillent pour concentrer la totalité des cours sur deux ou trois jours, afin d’avoir un week-end rallongé, et profiter pleinement du pays et des alentours.

Accès à l’enseignement supérieur

Même si la plupart des migrants viennent d’autres pays asiatiques comme la Chine, le Japon, la Mongolie ou le Vietnam, la Corée et sa capitale Séoul attirent de plus en plus d’Européens, qui y trouvent l’opportunité de découvrir une nouvelle culture, dans un cadre de vie à la fois moderne et traditionnel.

Admission en université

Heureusement pour nous, beaucoup d’établissements ont depuis peu une politique consistant à accueillir un quota (assez élevé) d’élèves non coréens.
Pour y accéder, des examens d’entrée ont lieu une fois par an. Il est donc capital de bien s’y préparer, pour ne pas se retrouver sans formation sur place !

Afin de trouver une université qui peut vous accueillir, n’hésitez pas à participer aux salons des universités afin d’échanger avec différents représentants. Il y en a plusieurs chaque année à Séoul. S’il est difficile de vous rendre sur place, l’idéal est de contacter le bureau chargé de l’admission des étudiants étrangers, qui sera le plus apte à répondre aux questions précises qui peuvent survenir.

En Corée, l’année scolaire commence en Mars. Il est recommandé de prévoir son arrivée un an avant.

Pour intégrer l’université, le processus est similaire au système français ; l’université examine le dossier scolaire, mais aussi le statut financier des candidats. Avant l’inscription, l’étudiant étranger doit remplir un dossier de préinscription comportant :

  • Un formulaire d’inscription
  • Un CV, une lettre de motivation (et recommandation si possible)
  • Une lettre de présentation et du plan d’études
  • Les photocopies des diplômes
  • Les notes obtenues au TOEFL ou Certificat de compétence en langue coréenne
  • Certificat d’état des finances (ou certificat de bourse)

Notez que le certificat d’admission, fourni par l’université lors de la validation d’un candidat, permettra d’obtenir le visa auprès d’une ambassade ou d’un consulat.

Obtenir une bourse d’études

Le coût de la vie à Séoul a vivement augmenté au cours de ces dernières années, l’hébergement représentant la dépense la plus importante par mois. À l’inverse, la nourriture (surtout en restaurant) coûte moins cher qu’en France.

Selon une étude publiée par SNU en 2010, il apparaît que la plupart des étudiants étrangers dépensent entre 800 et 1 000 € par mois, en dehors des frais de scolarité.

Pour aider les étudiants, plusieurs bourses sont accessibles aux étrangers en Corée du Sud. Celles-ci peuvent être proposées par les établissements ou le gouvernement. De nombreuses universités offrent des bourses couvrant entre 30 % et 100 % des frais de scolarité. Elles sont définies en fonction du mérite scolaire.

La vie quotidienne en Corée

Comme plus de 100 000 étudiants, adoptez un nouveau mode de vie dans un pays qui s’ouvre davantage à l’international. La vie en Corée dépend bien évidemment des villes fréquentées. Les étrangers arrivant en Corée du Sud habitent, pour la plupart, à Séoul. La capitale depuis des siècles allie une riche histoire à un mode de vie moderne, qui en fait l’une des villes les plus modernes du monde.

Se loger

La plupart des étudiants étrangers décident de résider en campus universitaire, en dortoirs : c’est la solution la plus abordable. Les étrangers bénéficiant d’une bourse d’études, l’hébergement en dortoir est couvert pour toute la durée du cursus universitaire.

Sinon, d’autres préfèrent loger en appartement à proximité de l’école, en collocation. Une solution peut-être plus confortable. Pour un appartement dans le centre de Séoul par exemple, comptez entre 300 000 et 500 000 wons sud-coréens par mois (soit entre 200 et 400 €).

Pour trouver un logement lorsqu’on est un étudiant étranger, la meilleure solution reste les réseaux d’anciens élèves et les groupes Facebook.

Visa, Assurance santé et Alien Registration Card

Avant de vous rendre sur place, vous devez absolument connaître les modalités légales pour étudier et vivre en Corée du Sud.

Visa d’étude

Dernièrement, afin d’attirer davantage de talents en Corée, le gouvernement a décidé de faciliter la délivrabilité et les frais des visas d’études. Deux types de visas permettent d’étudier sur la péninsule :

  • Le visa D-2 : le plus commun. Les frais s’élèvent à environ 50 €, pour un délai d’obtention d’environ une semaine.
  • Le visa D-4 : celui-ci est délivré aux étudiants qui souhaitent apprendre la langue coréenne, ceux qui étudient dans un établissement reconnu, ou ceux effectuant une formation dans un institut de recherche ou en formation publique. Les frais pour l’obtenir sont également d’une cinquantaine d’euros, mais le visa prend plus de temps à être délivré : à partir de 3 semaines.

Si vous n’arrivez pas à obtenir directement un visa pour étudier, vous pouvez d’abord vous contenter d’un visa de 90 jours. Celui-ci pourra être prolongé par la suite. 
Séoul étant une ville qui accueille de plus en plus d’étrangers, les délais de délivrabilité du visa sont rallongés.

Notez qu’il peut-être pratique de demander un visa avec l’entrée multiple, ce qui permettra de visiter les pays voisins ou de rentrer chez vous sans avoir à redemander un nouveau visa quand vous revenez.

Voici le dossier pour faire la demande de visa d’études en Corée du Sud :

  • passeport original
  • 1 photo d’identité
  • le formulaire de demande de visa rempli et signé
  • 1 certificat d’admission de l’université coréenne
  • 1 attestation d’avoir mentionnant le montant que l’étudiant possède actuellement sur son compte, sachant que ce montant doit être supérieur à celui indiqué sur le certificat d’admission 
  • 1 copie du certificat de scolarité (ou carte d’étudiant)

Ce dossier doit être remis à l’Ambassade de Corée du Sud en France, ou par voie postale.

Assurance santé

La plupart des universités en Corée du Sud exigeront que vous disposiez d’une couverture santé. Si vous partez dans le cadre d’un échange, renseignez-vous auprès de votre mutuelle étudiante française : il est fort probable qu’elle continue de vous couvrir à l’étranger.

Pour les départs hors échange, s’il est possible de recourir à une assurance privée, sachez que vous êtes éligible à la sécurité sociale sud-coréenne dès lors que vous devenez résident. Pour bénéficier des avantages offerts par le NHIS (National Health Insurance Service), vous devez, après vous être enregistré au bureau de l’immigration, vous rendre en personne dans l’une de ses succursales. Comme n’importe quel citoyen, vous serez soumis à une contribution, mais verrez, en échange, une partie des frais de santé couverts.

Alien Registration Card

Une fois sur place, vous devez vous rendre dans les 80 jours dans un bureau d’immigration, afin de vous enregistrer. Vous obtiendrez alors une carte appelée Foreign Registration Card, ou Alien Registration Card.

C’est une sorte de carte d’identité, que vous devez obligatoirement avoir sur vous.

Trouver un emploi en Corée du Sud

Si vous souhaitez exercer une activité rémunérée en Corée du Sud pour financer vos études, c’est possible. Toutefois, cela ne peut se faire qu’à certaines conditions, comme :

  • Avoir la recommandation des professeurs
  • Avoir déjà effectué 6 mois d’études dans un établissement d’enseignement supérieur coréen et y être toujours inscrit

Pour travailler, tout dépend également du visa. 
La carte d’inscription au registre des étrangers, effectuée lors de votre arrivée, vous autorise à travailler moins de 20 h par semaine durant le semestre et à temps plein durant les vacances. Le visa d’étudiant D-2 permet par ailleurs d’effectuer un stage localement.

Qu’en est-il du visa de travail ? Il est quasiment inaccessible en Corée du Sud. Les conditions, définies notamment par le ministère de la Justice, sont nombreuses. Les diplômés d’un établissement sud-coréen sont néanmoins privilégiés : ils peuvent demander un visa D-10-1 plus facilement, afin de chercher un emploi sur place.

Autres infos pratiques pour la vie sud-coréenne

Si vous concentrez vos cours en début de semaine, cela vous laisse du temps libre pour voyager aux alentours de la Corée : Japon, Philippines, voire même Indonésie.
Généralement, les étudiants européens venant étudier en Corée du Sud se débrouillent pour avoir des week-ends rallongés, et profitent de leur temps libre pour découvrir de nouveaux horizons.

La nourriture en Corée est peu onéreuse. Les étudiants étrangers s’en sortent avec 150 à 200 € par mois. Là-bas, les prix en hypermarchés sont assez élevés, tandis que les restaurants sont étonnamment accessibles. En Corée, il est donc moins cher de prendre ses repas dehors, pour 6 €. En prime, beaucoup de restaurants sont ouverts 7 j/7 et 24 h/24.

Afin de pouvoir se déplacer à travers la ville et sa périphérie, comptez 120 € de transport par mois. Le prix élevé est justifié par le fait qu’il n’y a pas de carte d’abonnement, contrairement aux grandes villes françaises. Chaque trajet est payé indépendamment.

Il faut savoir que Séoul est la 4e métropole la plus peuplée du monde, comptant plus de 10 millions d’habitants. La ville bouge beaucoup, à n’importe quelle heure de la journée. Les Coréens ont la réputation de travailler durement la journée, mais n’hésitent pas à dépenser chaque soir après le travail, dans les bars et les nombreux événements qui rythment la ville.
Dès 21 h, il est fréquent de croiser des Coréens déjà (un peu trop) contents... le prix de la pinte de bière étant en moyenne à 2,50 €.

Guillaume de Saint Sernin