Partiels à l'université : les étudiants sont-ils pour ou contre ?

La règle dans la majeure partie des universités françaises est la suivante : les élèves sont évalués à travers des « partiels » de fin de semestre. Il semblerait qu'un vent de changement déferle sur les facs avec l'arrivée du contrôle continu : allons-nous vers un nouveau système de notation plus juste et moins stressant ?

Contrôle continu : vers moins de stress ?

Remplacer le bachotage de fin de semestre par des examens réguliers à l’université. Voilà un sujet qui suscite plus que jamais de fortes réactions chez les directeurs et professeurs des universités, et chez les étudiants.

Bien que ce changement de régime de notation implique des coûts supplémentaires pour les facultés et ne permette pas réellement aux étudiants de se préparer aux conditions de concours (nécessitant d’être bons le jour J), des universités comme celle de Strasbourg l’ont déjà mis en place pour certaines de leurs filières.

Les résultats académiques s’en trouvent encourageants, mais qu’en pensent les étudiants, au juste ? Diplomeo a demandé l'avis de plusieurs d'entre eux : 

Amélie, 22 ans, première année de master en communication et générations, à Bordeaux

«  Je suis pour favoriser le contrôle continu au détriment des partiels. D’ailleurs, c’est le cas dans ma formation et presque tout le monde parvient à avoir des résultats convenables du fait que l’effort soit continu. On est constamment confrontés au travail et pas seulement à la fin du semestre. Lorsque j’étais en licence, j’étudiais une semaine avant les partiels comme une acharnée. C’était le mode de fonctionnement qui permettait de réussir à valider les UE, mais pas forcément le mieux selon moi ».

Hakim, 20 ans, deuxième année de licence d’anglais, à Toulouse

« Le contrôle continu à la place des partiels ? Oui, ce serait une bonne chose ! Parce que les partiels c’est un “one shot” et donc les notes finales ne sont pas toujours représentatives du travail fourni pendant les semestres ».

Perrine, 22 ans, première année de master en management et commerce international, à Paris

« À mes yeux, le niveau le plus justement évalué est celui qui passe par le contrôle continu ET les partiels. Pour moi, c’est 50–50 : un bon élève doit pouvoir être régulier et réussir sur les “gros contrôles” comme les partiels. Je dirais qu’il suffit de ne pas évaluer le contrôle continu et les partiels sous le même format ».

Manon, 21 ans, deuxième année de BTS tourisme , à Toulouse

« Je suis totalement pour le fait de remplacer les partiels par le contrôle continu, car je trouve que ce mode de notation est bien plus significatif du niveau de l’élève. C’est vrai, on peut très bien « se rater » à la fin, alors qu’on a été plutôt bon tout au long de l’année. Et je fais ce constat, car dans ma formation, c’est pire, on ne prend pas en compte les résultats réguliers. Je suis en BTS tourisme et les résultats des deux années ne comptent pas. Il existe seulement un examen final qui met les étudiants en condition de stress, et pas moyen de se rattraper ! »

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