La CGE, la CPU et la CDEFI exaspérés par l’annonce de coupes budgétaires dans la recherche

Le 24 mai, la CGE, la CPU et la CDEFI ont déploré, dans un communiqué commun, la présentation du projet de décret à l’Assemblée nationale visant à diminuer le budget de la recherche et l’enseignement supérieur.

La recherche subit des coupes budgétaires.

Le 24 mai dernier, la CGE (Conférences des Grandes Écoles), la CPU (Conférence des présidents d’université) et la CDEFI (Conférence des directeurs des écoles françaises d’ingénieurs), ont dénoncé la présentation en commission des Finances de l’Assemblée nationale, d’un projet de décret visant à annuler 256 millions d’euros de crédits sur la mission « Recherche et Enseignement supérieur ».

Un secteur en besoin de financement

Selon la CGE, la CPU et la CDEFI, cette coupe de budget l’enseignement supérieur et la recherche est un vrai « coup de massue » : le monde de l’enseignement supérieur souffre en effet déjà d’un budget jugé insuffisant, notamment au regard des pays homologues de la France, comme l’Allemagne, qui investit de très grandes sommes dans ce secteur. Est également mis en avant, au sein du communiqué, l’écart entre un discours du gouvernement qui se veut centré sur les besoins de la jeunesse, et le nombre croissant d’étudiants dans l’enseignement supérieur, qui nécessite un soutien financier de poids. Selon le Ministère de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, ce nombre augmentera de 13,6 % entre 2014 et 2024. Autrement dit, il passera de 335 300 étudiants à 2 806 000 étudiants en seulement 10 ans !

Une source de rayonnement national essentielle

D’après la CGE, la CDEFI et la CPU, il est nécessaire que l’État investisse 4,4 milliards d’euros de plus dans le budget de l’enseignement supérieur d’ici 2024 rien que pour maintenir la dépense moyenne par étudiant au même niveau qu’en 2013, soit 11 540 euros par étudiant. Il est par ailleurs ajouté que des « investissements massifs et urgents dans ce secteur » sont requis dans la mesure où l’enseignement supérieur et sa recherche son d’importants vecteurs de rayonnement qui « justifieraient à eux seuls l’augmentation à 10 ans, d’un point de PIB dans les dépenses dans l’enseignement supérieur, soit environ 20 milliards d’euros ».

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