Astronaute

Tu as toujours rêvé d'explorer l'espace et de voir la Terre depuis l'orbite ? Le métier d'astronaute est peut-être fait pour toi. Même si les places sont plus rares qu'une comète, tu peux tout de même trouver ta place dans cet univers !

Consulte les formations disponibles
Quelle école est faite pour toi ?
Prends 1 minute pour répondre à nos questions et découvrir les écoles recommandées pour toi !
astronaute
Ce qu’il faut retenir du métier d’astronaute

  • Salaire mensuel net : de 6 200€ à 9 800€
  • Niveau de diplôme : bac+5
  • Sélectivité : 10/10

Les missions et le quotidien d'un astronaute : entre étoiles et labos

L'astronaute est un scientifique de l'extrême qui évolue dans un environnement hors du commun. Loin du cliché de l'explorateur spatial qui passe son temps à flotter en apesanteur, ce professionnel partage son quotidien entre deux univers bien distincts : la Terre et l'espace.

Dans l'espace, ton emploi du temps sera minuté à la seconde près. Les journées peuvent atteindre 12 heures de travail avec un jour de repos. Tu consacreras ton temps aux expériences scientifiques dans des domaines variés comme la biologie, la physique ou la médecine. Par exemple, tu testeras les effets de l'apesanteur sur la croissance des plantes ou sur la structure osseuse humaine. La maintenance de la station spatiale fait aussi partie de tes tâches quotidiennes. Tu pourras être amené à réparer un équipement défaillant, remplacer un filtre à air ou installer un nouveau module scientifique.

Les sorties extravéhiculaires – ces fameuses EVA – représentent les moments les plus spectaculaires du métier. Équipé de ton scaphandre, tu interviendras à l'extérieur de la Station spatiale internationale pour effectuer des réparations complexes ou installer de nouveaux équipements. Et c’est sans oublier l'organisation de la vie à bord : préparation des repas déshydratés, gestion du recyclage de l'eau et maintien de ton corps en forme avec au moins 30 minutes d'exercice quotidien pour contrer la perte musculaire.

Attention aux G au décollage 🚀

Un G (ou "force G") mesure l'accélération par rapport à la gravité terrestre : 1 G correspond à ton poids normal, 2 G te fait sentir deux fois plus lourd. Lors d'un décollage de fusée, les astronautes subissent environ 3 G pendant quelques minutes, soit l'équivalent d'être écrasé dans leur siège avec trois fois leur poids sur la poitrine. Au-delà de 9 G (pilote de chasse), le sang ne monte plus au cerveau et on risque l'évanouissement.

Sur Terre, c'est une tout autre histoire. Tu passeras l'essentiel de ton temps à te préparer pour une mission spatiale. L'entraînement physique intensif est obligatoire pour supporter les G au décollage et maintenir ta condition. Tu t'entraîneras au pilotage des véhicules spatiaux comme le Soyouz ou le Crew Dragon de SpaceX, effectueras des simulations de mission dans des bassins reproduisant l'apesanteur et participeras à des stages de survie en milieu extrême. Tu devras également anticiper tes expérimentations scientifiques. Dès qu'un astronaute est affecté à une mission, le temps de préparation peut prendre environ un an et demi.

4 caractéristiques du métier d'astronaute

  •   Horaires contraignants
  •   Métier stressant
  •   Métier à haute responsabilité
  •   Déplacements requis

Tu évolueras principalement au sein d'une agence spatiale comme l'Agence spatiale européenne (ESA) à Cologne, la NASA aux États-Unis ou le CNES en France. Tes interlocuteurs quotidiens seront variés : autres astronautes de ton équipage, ingénieurs aérospatiaux, médecins spécialisés, chercheurs scientifiques et équipes au sol. Tu seras également amené à participer à des conférences internationales et des activités de communication pour promouvoir l'exploration spatiale.

L'astronaute fait partie de cette poignée de professionnels qui exercent l'un des métiers les plus exigeants et passionnants au monde. Les horaires sont contraignants avec des entraînements qui peuvent s'étirer sur de longues journées. Le stress fait partie intégrante du métier : une erreur dans l'espace peut avoir des conséquences dramatiques. Les responsabilités sont colossales puisque tu manipuleras des équipements valant des millions d'euros tout en représentant ton pays et l'humanité dans son ensemble.

Le savais-tu ? 🤔

Deux nouvelles missions spatiales vont prochainement ramener l’Homme sur la Lune. Artemis II, qui se déroulera en 2026, accueillera un astronaute français. Elle vise à faire le tour de la Lune en fusée, tandis qu’Artemis III (2027) permettra à plusieurs spationautes de poser le pied sur cet astre qui fait tant rêver.

Les études pour devenir astronaute : la prépa d'un lancement réussi

Les chiffres clés sur les études

  • Coût de la formation : de 0€ à 15 000€ par an
  • Durée des études : 5 ans minimum
  • Alternance et stages possibles
  • Concours : oui (sélection ESA)

Il n'existe pas de diplôme « astronaute » que tu pourrais décrocher à l'université. En revanche, le parcours pour rejoindre ce club très fermé est exigeant et passe obligatoirement par des études scientifiques ou d'ingénierie de haut niveau.

Pour espérer un jour enfiler un scaphandre, tu devras d'abord viser l'excellence au lycée. Les agences spatiales ne recrutent que les meilleurs.

Quelles spécialités au bac pour devenir astronaute ?

Le choix de tes spécialités au lycée doit refléter ton appétence pour les sciences. Privilégie absolument la combinaison Mathématiques et Physique-Chimie qui te donnera les bases indispensables en calcul, mécanique et astronomie. Ces deux matières sont le socle de toute formation scientifique menant au spatial.

Tu peux compléter ce duo avec la spé Sciences de la vie et de la Terre (SVT) si tu t'intéresses à la biologie spatiale et aux effets de l'apesanteur sur le corps humain. C'est un choix pertinent pour ceux qui souhaitent également se former en médecine.

Les diplômes de niveau bac+5 : le sésame obligatoire

Pour postuler auprès de l'ESA, tu dois être diplômé au minimum d'un master scientifique (bac+5) dans des domaines comme la physique, les mathématiques, l'informatique, la biologie, les sciences de la Terre ou la médecine. Tu peux également opter pour un diplôme d'ingénieur délivré par une grande école comme l’ISAE-SUPAERO.

Les parcours les plus courants passent par une classe préparatoire scientifique (MPSI, PCSI) pendant deux ans après le bac, suivie d'une intégration dans une école d'ingénieurs spécialisée. L'École nationale supérieure de l'aéronautique et de l'espace (ISAE-SUPAERO) ou l'École de l'air et de l'espace sont des voies royales, tout comme les écoles d'ingénieurs généralistes (Polytechnique, CentraleSupélec, Mines Paris PSL).

Si tu préfères l'université, tu peux suivre une licence en physique, mathématiques ou biologie en t’inscrivant via Parcoursup, puis te spécialiser en master dans un domaine spatial ou scientifique. Le master en physique fondamentale avec une spécialité astrophysique ou le master en ingénierie des systèmes aéronautiques et spatiaux sont des choix judicieux.

Avoir un doctorat (bac+8) est un atout majeur, même si ce n'est pas obligatoire. Certains astronautes comme Claudie Haigneré sont docteurs en neurosciences. Un diplôme de pilote avec plus de 1 000 heures de vol est également très apprécié, comme l'a démontré Thomas Pesquet qui était pilote de ligne chez Air France.

La formation à l'ESA : l'école des étoiles

Une fois sélectionné par l'ESA - et c'est là le plus difficile -, tu suivras une formation de base d'un an au Centre européen des astronautes à Cologne. Au programme : sciences naturelles, ingénierie spatiale, robotique, techniques d'amarrage, russe, mais aussi entraînement en piscine pour simuler l'apesanteur et stages de survie en conditions extrêmes. Le rêve, non ?

Devenir astronaute en quelques diplômes

  •   Diplôme d'ingénieur aérospatial (ISAE-SUPAERO, École de l'air)
  •   Master en physique fondamentale
  •   Master en ingénierie des systèmes aéronautiques et spatiaux
  •   Master en biologie ou médecine
  •   Doctorat en sciences (atout)
  •   Brevet de pilote (recommandé)

Les qualités et compétences requises pour devenir astronaute : l'ADN des explorateurs

L'astronaute n'est pas qu'un scientifique brillant. Il doit posséder des qualités humaines exceptionnelles qui feront la différence lors de la sélection et dans l'exercice quotidien du métier.

La résistance au stress est absolument fondamentale. Dans l'espace, tu devras prendre des décisions critiques en quelques secondes, parfois dans des situations de danger. Un dysfonctionnement technique, une dépressurisation soudaine ou un incendie à bord ne pardonnent aucune panique. Il faut garder son sang-froid et analyser rationnellement chaque situation, même quand l'adrénaline monte.

L'adaptabilité est une autre qualité indispensable. Tu passeras de longues semaines confiné dans un espace réduit avec ton équipage, loin de ta famille et de tes repères. Les missions peuvent changer à la dernière minute, les expériences scientifiques peuvent échouer et nécessiter des ajustements. Ta capacité à t'adapter à des environnements extrêmes – que ce soit le froid glacial lors des entraînements de survie ou l'apesanteur dans l'ISS – sera testée constamment.

La condition physique exceptionnelle n'est pas négociable. Ton corps subira des contraintes énormes : l'accélération de plusieurs G au décollage, la perte de masse musculaire en apesanteur, les perturbations du système cardiovasculaire. Tu devras maintenir un entraînement sportif intensif toute ta carrière. Mais attention, ce n'est pas qu'une question de force brute : l'agilité, la coordination et l'endurance comptent tout autant.

Enfin, l'esprit d'équipe est crucial. Dans l'espace, ta survie et celle de tes coéquipiers dépendent d'une collaboration sans faille. Tu devras composer avec des personnalités et des cultures différentes – américains, russes, européens, japonais – et travailler en harmonie malgré les tensions possibles. La communication, l'écoute et la bienveillance sont des soft skills que tu exerceras chaque jour.

Les compétences techniques de l'astronaute

  • Maîtrise de l'anglais et d'autres langues : l'anglais est la langue officielle de la Station spatiale internationale, le russe est souvent nécessaire pour piloter le Soyouz. La communication avec les équipes au sol dans plusieurs langues est indispensable.
  • Compétences scientifiques pointues : tu dois comprendre et mener des expériences complexes en biologie, physique, chimie ou médecine. Chaque protocole doit être suivi à la lettre pour que les résultats soient exploitables.
  • Connaissances techniques en maintenance et informatique : savoir réparer un système de recyclage d'eau défaillant, reprogrammer un ordinateur de bord ou changer une pièce électronique fait partie du quotidien.

L'insertion professionnelle pour l'astronaute : décrocher son ticket pour les étoiles

Autant être honnête : devenir astronaute est l'un des parcours professionnels les plus sélectifs au monde. Les opportunités sont extrêmement rares et la concurrence féroce.

D'après l'ESA, lors de la dernière campagne de recrutement en 2022, plus de 22 500 candidats ont postulé pour seulement 5 postes d'astronautes de carrière et 12 places en réserve. Cela représente un taux de sélection de 0,02% ! Pour te donner une idée, il est statistiquement plus difficile de devenir astronaute que d'intégrer Harvard.

En Europe, l'ESA ne recrute que tous les 10 à 15 ans environ. La NASA organise des campagnes un peu plus régulières, mais reste tout aussi sélective. Une fois recruté, tu ne décolleras pas immédiatement. Il faudra d'abord compléter ta formation de base, puis attendre d'être assigné à une mission, ce qui peut prendre plusieurs années.

Les agences spatiales restent les principaux employeurs : l'ESA pour les Européens, la NASA pour les Américains, Roscosmos pour les Russes ou l'agence spatiale chinoise CNSA. Le CNES en France participe également au recrutement et à la formation des astronautes français.

✈️ Bon à savoir

Seuls 10 Français ont eu la chance de voyager dans l'espace depuis Jean-Loup Chrétien en 1982. La première femme astronaute française, Claudie Haigneré, n'a décollé qu'en 1996. Les places sont donc extrêmement rares, mais pas impossibles à décrocher si tu as la détermination et le profil adapté !

Les perspectives d'évolution professionnelle pour l'astronaute : après l'espace, quelle aventure t'attend ?

Les astronautes ne restent pas toute leur vie dans l'espace. Les missions sont rares et le métier est physiquement exigeant. L’ESA fixe la limite pour voler à 63 ans. Après quelques vols spatiaux, de nombreuses portes s'ouvrent à toi.

Au sein de ton agence spatiale, tu peux évoluer vers des postes de formateur d'astronautes, transmettant ton expérience aux nouvelles générations. Tu peux aussi devenir responsable des opérations astronautiques comme Alexander Gerst à l'ESA, supervisant les entraînements et les missions.

La recherche scientifique t'accueillera volontiers. Ton expérience unique en apesanteur fait de toi un expert recherché par les laboratoires et les universités. Tu peux rejoindre le CNRS, l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM) ou des centres de recherche en astrophysique.

Certains astronautes se tournent vers la politique ou les fonctions ministérielles. Claudie Haigneré a ainsi été ministre déléguée à la Recherche et aux Nouvelles Technologies en France. D'autres deviennent conférenciers ou ambassadeurs de la culture scientifique, partageant leur passion auprès du grand public et des étudiants.

L'ingénierie aérospatiale offre également des débouchés. Tu peux rejoindre Airbus Defence and Space, Thales Alenia Space ou Ariane Group pour participer à la conception des futurs véhicules spatiaux. Enfin, certains se reconvertissent dans le secteur privé, comme consultants pour des entreprises du NewSpace comme SpaceX ou Blue Origin.

Le salaire d'un astronaute : combien gagne cet explorateur spatial ?

Le salaire d'un astronaute

Salaire débutant :

  •   Mensuel net : 6 200€ - 6 900€
  •   Brut annuel : 74 000€ - 83 000€

Salaire confirmé :

  •   Mensuel net : 8 900€ - 9 800€
  •   Brut annuel : 106 000€ - 117 000€

Les astronautes européens de l'ESA sont rémunérés selon une grille de salaire appelée « organisations coordonnées », similaire à celle des fonctionnaires internationaux. Le système fonctionne avec trois grades : A2, A3 et A4.

Au grade A2, tu débuteras ta carrière d'astronaute fraîchement recruté. Ce grade correspond à un salaire de 6 197,55€ net par mois pour un célibataire sans enfant. Cette rémunération peut atteindre 6 927,94€ selon ta situation familiale.

Après avoir réussi ta formation de base d'un an, tu passes au grade A3. Ton salaire mensuel net grimpe alors entre 7 647,05€ et 8 464,41€. C'est à ce niveau que se situent la plupart des astronautes confirmés qui n'ont pas encore volé dans l'espace.

Le grade A4 est réservé aux astronautes ayant effectué au moins un vol spatial. Thomas Pesquet, par exemple, a atteint ce grade après sa première mission en 2016-2017. D'après Hellowork, le salaire mensuel net oscille alors entre 8 886,75€ et 9 778,49€. Lorsque tu deviens commandant de l'ISS comme l'a été Thomas Pesquet lors de sa deuxième mission, ta rémunération se situe dans la tranche haute.

En réalité, sache que tu es légèrement plus payé que cela. À ces salaires de base s'ajoutent des primes confidentielles liées à la dangerosité et à la durée des missions. Les montants exacts ne sont pas rendus publics, mais ils peuvent être substantiels. Les astronautes bénéficient également de primes pour le travail les week-ends et jours fériés, fréquent lors des entraînements intensifs.

Quid du salaire de l'astronaute à l'international ? 💶

Bon, qu’on se le dise, si le salaire paraît important, l’Europe est très loin de ses compatriotes. À titre de comparaison, les astronautes de la NASA gagnent entre 5 099€ et 11 160€ par mois. En revanche, ceux de l'Agence spatiale canadienne touchent entre 5 013€ et 9 805€ mensuels.

Si le salaire peut sembler confortable, rappelle-toi que les astronautes ont un parcours exceptionnel avec souvent plus de 5 ans d'études et plusieurs années d'expérience professionnelle avant même d'être recrutés. Comme le rappellent souvent les astronautes eux-mêmes, on n'embrasse pas cette carrière pour l'argent, mais bien pour servir la science et repousser les limites de l'exploration humaine. Prêt au décollage ?

Les écoles à la une

  • Rennes School of Business - Campus de Rennes
    Rennes School of Business - Campus de Rennes
    Rennes
    École de gestion et de commerce
    Voir l’établissement
  • MBway - Bordeaux
    MBway - Bordeaux
    Bordeaux
    École de gestion et de commerce
    Voir l’établissement
  • Win Sport School - Nantes
    Win Sport School - Nantes
    Nantes
    École de gestion et de commerce
    Voir l’établissement
  • MyDigitalSchool - Nantes
    MyDigitalSchool - Nantes
    Saint-Herblain
    École de l'internet
    Voir l’établissement
  • Ynov Architecture  d’intérieur  -  Paris Ouest
    Ynov Architecture d’intérieur - Paris Ouest
    Aucun avis
    Nanterre
    École d'architecture
    Voir l’établissement
  • Ynov Audiovisuel - Montpellier
    Ynov Audiovisuel - Montpellier
    Aucun avis
    Montpellier
    École de l'internet
    Voir l’établissement
  • Ynov Digital & IA - Montpellier
    Ynov Digital & IA - Montpellier
    Aucun avis
    Montpellier
    École spécialisée
    Voir l’établissement
  • Faculté des sciences et technologies - Département de physique, Université Claude Bernard - Lyon 1
    Faculté des sciences et technologies - Département de physique, Université Claude Bernard - Lyon 1
    Villeurbanne
    Unité de formation et de recherche
    Voir l’établissement
Afficher plus de résultats

Trouve ton diplôme en 1 min avec Diplomeo !

Notre actualité sur le thème Formation

    Toutes les actualités