Maxime, étudiante ingénieur à l'ESILV : "J'ai intégré l'asso LéoFly par passion pour l'aéronautique"

La rentrée approche à grands pas et l’idée de rejoindre une association dans son école trotte dans l’esprit de beaucoup d’étudiants. Maxime, étudiante à l’ESILV a elle choisi d’intégrer Léofly, association de conception et modélisation aéronautique et spatiale. Rencontre avec une passionnée.

L’année dernière, à l’issue de sa classe préparatoire, Maxime Potier (à droite sur la photo), fascinée par l’aéronautique, intègre l’École supérieure d’ingénieurs Léonard-de-Vinci… et l’association LéoFly. Désormais présidente de l’association, cette apprentie ingénieur nous fait entrer dans les coulisses d’une asso d'aéronautique ! Ready, steady, go !

Donner un nouvel élan à ses rêves d’enfant

Le choix d’intégrer une association n’est pas anodin… et surtout pas pour Maxime qui a toujours eu un faible pour les engins volants. Rétrospective sur son parcours !   

Peux-tu nous parler de ton parcours avant l’école d’ingé ? 

J’ai toujours voulu travailler dans l’aéronautique. Dès la troisième, je commence à réaliser des stages de découverte dans une école de pilotage puis chez Air France. Je passe ensuite mon bac scientifique à Lyon, et parallèlement, j’obtiens mon brevet d’initiation à l’aéronautique. Mon rêve était au départ de devenir pilote, mais pour des raisons médicales, je change de projet et décide de m’orienter vers le secteur de l’ingénierie aéronautique. Le concours E3A obtenu, j’intègre l’ESILV, majeure mécanique numérique et modélisation. À ce moment-là, je sais que je veux trouver une association pour vivre ma passion. 

Entre l’asso LéoFly et toi, ça s’est fait comment ?

Lors de la journée des présentations des asso à l’ESILV. Conformément à mon projet, je cherche une association dans l’aéronautique. Lorsque je m’approche du stand de LéoFly, c’est le Président Clément Caillaud qui m’accueille, je parle avec lui et montre que je suis super intéressée. S’ensuit alors tout le processus d’admission : questionnaire de motivation et présentation, entretien avec tout le bureau de LéoFly composé de 8 personnes. On discute de ce que je veux faire. Je suis reçue. Finalement le directeur de l’asso devient mon parrain de l’école.

Une association technique aux projets ambitieux

Désormais, Maxime a fait ses preuves à LéoFly. Elle aborde l’aéronautique à travers les projets plus que concrets de l’association !

Peux-tu expliquer le concept de LéoFly ?

La définition officielle de LéoFly est assez floue en fait : « association de conception et modélisation aéronautique et spatiale », ça veut un peut tout et rien dire. Qu’est-ce qu’on y fait ? Notre activité regroupe conception assistée par ordinateur et fabrication autour de modèles aéronautiques. L’asso composée de 43 étudiants vise à proposer des projets scolaires chaque année. Les étudiants en école d’ingénieurs doivent réaliser un projet par an. Ceux proposés par LéoFly peuvent entrer dans le cadre de leur projet d’études.

Ce qui est intéressant avec LéoFly, c’est que les effectifs sont plus importants que dans les groupes de projets purement scolaires. À côté de ça, LéoFly propose des initiations à l’aéronautique. Par exemple, cette année, on a eu des mini cours autour de l’initiation à l’aéronautique. Chacun a pu apprendre à lire une carte, à reconnaître certains avions…

Sur quel projet as-tu travaillé cette année ?

Cette année, notre projet a été de construire un cockpit de A à Z. En fait, on s’est rendus compte que ce qui nous manquait dans l’asso, c’était la fibre « pilotage ». Du coup, plutôt que d’aller chercher des étudiants en école de pilotage, on s’est dit qu’on allait relever le défi de la fabrication de notre propre cockpit. Ça a été un travail d’équipe, à 15 personnes. Le groupe était composé de 6 étudiants en deuxième année de prépa et de 9 étudiants en première année du cycle ingénieur (donc en 4e année).

Pour réaliser le cockpit, on a tout d’abord pris le modèle d’un avion d’entrainement, le L-39C. Ensuite, on a pris le simulateur DCS World qui nous proposait d’avoir le cadre du cockpit en virtuel. On a enfin repris tout le schéma du cockpit, et on l’a fabriqué. La manette des gaz, le palonnier (deux pédales qui permettent la conduite au sol de l’avion), tout ça a entièrement été fait à l’atelier. C’était un projet manuel mais également informatique. En bref, ce cockpit est un instrument de simulation avec projection de l’environnement extérieur !

Vous avez été 15 sur ce projet, sur quoi travaillent les autres membres de l’asso ?  

Deux équipes de quatre personnes travaillent sur deux projets Airbus différents. Une autre équipe travaille sur le projet PERSEUS, géré par le CNES. C’est un projet qui met en contact plusieurs étudiants de plusieurs écoles sur le moteur d’une fusée qui va décoller en 2018. Le CNES et PERSEUS nous ont contactés pour nous proposer de travailler, l’année prochaine, sur le projet  « MINI-APTEROS ». L’idée est de travailler sur la gestion du décollage et la stabilisation à l’atterrissage d’une fusée. Pour faire simple, la faire décoller et atterrir pour pouvoir la faire redécoller un jour… tout comme un avion ! C’est vraiment un projet magnifique. À côté de ça, on a été contactés par HKW-AERO, une entreprise de conception et de fabrication d’avions pour un projet de modélisation de l’empennage arrière d’un ULM 

Une histoire de passion et de cohésion

Quand Maxime parle de LéoFly, on n’a aucunement envie d’en perdre une miette ! Et pour cause, son dynamisme et son entrain sont en mode on tout au long de la conversation. Il semblerait que les étudiants se plaisent chez LéoFly !

Quels sont selon toi les points forts de LéoFly ? 

Ce qu’il faut bien comprendre, c’est que l’association a été fondée pour créer de l’inertie autour de l’aéronautique. La première valeur « requise » pour intégrer LéoFly, c’est la passion de l’aéronautique. On ne demande pas aux étudiants intéressés d’avoir des compétences spécifiques. Ce que l’on veut, c’est simplement beaucoup d’intérêt. On veut des gens qui partagent, qui aiment échanger sur leur passion. On a la chance d’avoir une salle qui nous est entièrement attribuée. Quand on a une heure devant nous, on passe devant la salle et on sait qu’on trouvera toujours quelqu’un à l’intérieur.

D’ailleurs, lors des projets, on peut passer une grande partie de notre temps libre ensemble. Ce que j’aime beaucoup, c’est qu’au début de l’année, personne ne se connaissait. Le groupe s’est formé à travers le travail collectif. Maintenant, on se considère comme des amis.

Le soutien de notre école est aussi très important. Dès que l’on montre que l’on a un projet solide et donc un besoin en particulier, l’école est partante ! On a une obligation de moyens, non de résultats. On se doit de montrer que nos projets sont nos « bébés » pendant un an. Certes ils ne représentent pas toute notre vie, mais ce sont nos moteurs. Le cockpit, ça a été la prunelle de nos yeux…

Quel est ton meilleur souvenir au sein de l’association ? Ta plus grande fierté ?

Tout le groupe est unanime : notre meilleur souvenir a été la finalisation du cockpit, quand on a vu le cockpit s’assembler. Et bien sûr, la première fois qu’on l’a allumé et qu’on a pu simuler un test de vol. Aussi, plus personnellement, je suis très fière d’avoir pu apparaître sous le nom de Léofly à la cérémonie de clôture de la semaine de l’industrie grâce à Elles bougent. C’est une association qui met en relation les élèves ingénieurs femmes avec des ingénieurs femmes afin de promouvoir la place de la femme dans le domaine de l’aéronautique et de l’ingénierie en général. J’ai été invitée à intervenir sur le plateau de l’événement dans un débat ouvert sur la place de l’écologie et son devenir dans l’industrie. Maintenant, je suis une des étudiantes référentes de l’association Elles bougent. Du côté de Léofly, je passe désormais la main sur le projet cockpit, et le flambeau de la direction dans un an…

 

Elles Bougent @vinciecodrive et LeoFly main dans la main.

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