Les chiffres clés de la mobilité étudiante internationale en 2018

Mardi 27 novembre 2018 ont été rendus publics par Campus France les résultats du premier observatoire territorial de la mobilité internationale des étudiants et des chercheurs. Voici les principaux enseignements et données significatives que nous pouvons en extraire.

Crédit Diplomeo

L’observatoire territorial de la mobilité internationale des étudiants et des chercheurs, mené conjointement avec le Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères ou encore les Régions de France, offre un panorama complet des données concernant les jeunes et l’étranger. En voici un condensé des enseignements principaux. 

Une mobilité en pleine expansion

La mobilité étudiante dans le monde n’a de cesse d’augmenter depuis plusieurs années. Ainsi, depuis dix ans, la population d’étudiants mobiles a progressé de 60 %, pour atteindre les 9 millions en 2025, selon une prévision de l’UNESCO (ils sont 4,6 millions aujourd’hui).

Les prévisions à l’horizon 2025 soulignent également une forte croissance de la population étudiante en Afrique Subsaharienne, tandis que l’Europe perdrait considérablement des effectifs. Ces différents changements à prévoir bouleverseraient ainsi la redistribution des nationalités et des échanges à travers le monde.

Et la France dans tout ça ?

La France est à ce jour le quatrième pays d’accueil des étudiants internationaux en formation diplômante, avec 239 000 jeunes entrants, derrière les États-Unis, le Royaume-Uni et l’Australie.

À l’échelle de l’Europe, pour ce qui est du programme Erasmus, auquel de plus en plus d’élèves participent (avec une croissance de 60 % entre 2010 et 2015), la France tire là encore son épingle du jeu puisqu’elle est non seulement le quatrième pays d’accueil, mais aussi le premier pays d’origine des étudiants Erasmus.

En 2016-2017, ce ne sont pas moins de 323 933 étudiants du monde entier qui sont venus faire leurs études dans l’Hexagone. Un chiffre qui n’a de cesse d’augmenter de façon exponentielle, pour atteindre sa plus forte hausse annuelle entre 2015 et 2016 : +4,6 %. Toutefois, il convient de rappeler que cette augmentation reste en deçà de celle s’opérant dans le monde entier.

Voici les cinq principales nationalités d’étudiants en mobilité en France, en termes d’effectifs :

  • Le Maroc
  • La Chine
  • L’Algérie
  • La Tunisie

Dans quels établissements vont les étudiants internationaux ?

On constate que la grande majorité des étudiants étrangers viennent en France pour étudier à l’université (où ils sont 47 % à suivre une licence et 43 % à suivre un master), mais d’autres types d’établissements de l’enseignement supérieur se détachent également :

  • Université : 231 120 étudiants
  • Grandes écoles diverses : 50 215 étudiants
  • Écoles de commerce, gestion ou vente : 26 618 étudiants
  • Formations d’ingénieurs : 15 980 étudiants

Vers quelles régions de France se dirigent-t-ils ?

Certaines académies en France sont beaucoup plus prisées que d’autres par les étudiants étrangers. Voici celles qui sont les plus plébiscitées :

  • Paris et Créteil avec 61 594 et 22 789 étudiants
  • Lyon avec 26 327 étudiants
  • Lille avec 16 732 étudiants

Où vont les étudiants français ?

Voici le top des destinations pour les étudiants français partant à l’étranger :

  • La Belgique avec 18 115 étudiants
  • Le Royaume-Uni avec 11 228 étudiants
  • Le Canada avec 10 842 étudiants

Que vont faire les jeunes Français à l’étranger ?

Parmi les étudiants français partis en mobilité à l’étranger, 58 % l’ont fait dans le cadre d’un séjour d’études, et 42 % pour un stage.

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D’autre part, quand Campus France a interrogé les jeunes en 2015, les 3/4 ont affirmé envisager de partir travailler un jour à l’étranger. L’attirance des étudiants français pour la mobilité internationale n’est donc pas à prouver, quel que soit leur projet en lien avec leur départ.

Amandine Martinet