La France n’attire plus les diplômés étrangers

L’Insead et son « index mondial compétitivité et talents » (GTCI) étudient le lien qui existe entre la circulation des talents et la prospérité économique des pays. Plus un pays attire les diplômés et plus il est prospère. La France est mal classée, que faut-il en déduire ?

La France n’attire plus les diplômés étrangers

La France ne fait plus rêver

À en croire l’Index publié par l’Insead en collaboration avec Adecco et le « Human Capital Leadership Institute » de Singapour, la France n’attire plus les diplômés étrangers. Le pays se place à la 22e position sur 109, quand la Suisse arrive premier, Singapour deuxième et le Luxembourg troisième.

La principale faiblesse de la France ? Le pays ne fait plus rêver, le chômage est trop élevé, l’esprit d’entreprise n’est pas encouragé et le travail peu dynamique. Les jeunes diplômés qui souhaitent lancer leur entreprise choisissent des pays dont la santé économique est meilleure, notamment les États-Unis et leur « brain drain » ainsi que l’Asie. Cet état d’esprit est également partagé par les étudiants français. Ceux qui effectuent un stage à l’étranger sont rarement pressés de rentrer.

Des solutions ?

Si chacun reconnait la performance de l’enseignement français, comment faire pour garder les talents et attirer ceux des autres pays ? Le rapport évoque l’importance de la qualité du management dans les entreprises, souvent critiquée par les salariés français.

Les pratiques doivent donc changer, un investissement doit être fait dans le développement des collaborateurs. De même, on constate que les pays qui attirent le plus sont ceux qui mettent en avant leurs villes et leurs régions qui deviennent des acteurs importants de la compétitivité.

Enfin, le manque de compétences techniques est toujours un handicap pour les pays émergents, un atout à mettre en avant en France. 

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