Le match des études : France VS Brésil

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Du soleil, des kilomètres de plages de sable fin, des paysages surnaturels, des cocktails jusqu'à plus soif et des jolies filles. Voilà le dessin d'un pays où il fait bon vivre, mais aussi bon étudier ! Retrouvez les différences entre les études supérieures au Brésil et en France. Une envie de s'évader ?

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Crédit Diplomeo

Pour ce troisième match des études, on parle soleil, carnaval et football… trois caractéristiques qui se suffisent à elles-mêmes pour présenter l’un des plus beaux pays du monde : le Brésil. Découvrez le fonctionnement de l’enseignement supérieur, le rythme scolaire, le coût de la vie, ainsi que des informations pratiques à la vie brésilienne.

Attention, cet article est truffé de clichés. Mais pas que, alors « tudo bem ». Oups, encore un.

L’enseignement supérieur au Brésil

L’enseignement supérieur au Brésil présente quelques divergences avec le système français. Diplomeo vous en parle.

Fonctionnement du système éducatif

L’enseignement supérieur au Brésil dépend du Ministère de l’Éducation (MEC) et plus particulièrement de la Direction de l’enseignement supérieur (SESU). Cette dernière est chargée de veiller à un programme minimum, pour tous les cours dispensés dans le Pays.

Au Brésil, on retrouve 3 types d’enseignement supérieur :

  • Les universités publiques ou privées
  • Les écoles privées : pour accéder à celles-ci, il faut passer un examen d’entrée en plus du diplôme de l’enseignement moyen. Ces formations offrent d’autres perspectives professionnelles que l’université. On y apprend tout ce qui touche au secteur administratif, de la gestion et de la comptabilité. Ce qui équivaut à nos écoles de commerce.
  • Les CET (centres d’enseignement technologique) : il s’agit d’écoles professionnelles qui offrent une formation continue aux jeunes. Elles sont accessibles avec un diplôme d’enseignement moyen ou un certificat professionnel. Ces instituts sont essentiellement spécialisés dans le domaine des technologies. Cependant, les centres proposent aussi des cours d’économie, de nouvelles technologies, de marketing, etc. À l’inverse des universités, ils sont caractéristiques d’un niveau « moyen ».

À ce jour, on compte plus de 12 000 formations au Brésil (contre plus de 8500 en France), près de 6 millions d’étudiants dont 4,5 millions dans les établissements privés et 1,5 million dans les universités publiques.

Là-bas, on observe un paradoxe surprenant en ce qui concerne l’accès en études supérieures ; les classes sociales élevées remplissent les bancs des universités publiques, tandis que les classes moyennes tentent d’intégrer les écoles privées, parfois très onéreuses. En université, les frais d’inscription sont gratuits. Les places dans ces établissements sont donc très limitées, et les concours d’entrée sélectifs ! Malheureusement, ce déséquilibre empêche souvent les classes sociales défavorisées de poursuivre leurs études, les frais de scolarité en école privée étant trop élevés (environ 5 000 €).

Focus sur le système universitaire

Comme en France, les universités ont chacune leur niveau et leurs spécificités. Pour rentrer à l’université, il est nécessaire d’avoir son baccalauréat (équivalent au diplôme d’enseignement moyen).

Au Brésil, on compte environ 176 universités. Elles sont assez autonomes, puisqu’elles gèrent leur administration et les cours comme elles l’entendent. Comme indiqué précédemment, les universités manquent de place, surtout dans le public (331 365 contre 1 346 723 dans le privé). Les établissements imposent donc le « vestibular », l’examen d’entrée très sélectif. Il est obligatoire pour toutes les universités (privées ou publiques). Néanmoins, le « vestibular » du privé est relativement plus simple. Cet examen met à l’épreuve l’étudiant dans toutes les disciplines qu’il a appris durant son parcours obligatoire.

Sur ce point-là, la France n’a pas à se plaindre, bien qu’avec la loi ORE (Orientation et réussite des étudiants), les conditions d’admissions changent quelque peu.

Les diplômes

Le premier cycle universitaire au Brésil est le « Pos-Graduaço ». Il permet d’intégrer l’univers des études supérieures, via des formations plus ou moins complètes :

  • Bacharelado (équivalent du bachelor) en 4 ans
  • Licenciatura (équivalent de la licence) en 3 ans
  • Formacion tecnologica (formation spécifique) en 2 à 3 ans
  • Mestrado (équivalent du master, accessible après la Licenciatura) en 2 à 4 ans
  • Doutourado (équivalent du doctorat, accessible 4 à 6 ans après l’obtention du Mestrado) en 4 à 6 ans

Le rythme scolaire

Plus de vacances et moins de cours… ça existe ?

Journée type

Due au grand nombre d’élèves dans les universités, une journée d’école au Brésil est généralement divisée en trois plages horaires : de 8 h à 14 h, de 14 h à 19 h et de 19 h à 22 h. Les élèves choisissent une de ces sessions.

Ce système a été mis en place pour réduire le nombre d’élèves qui quittent l’école trop tôt. Si l’école est obligatoire jusqu’à 14 ans, nombreux sont ceux qui arrêtent les études avant, pour commencer à travailler dans leur famille. Pour ces jeunes-là, le gouvernement a mis en place la plage horaire du soir.

Vacances

En réalité, contrairement à la France, ce sont les gouvernements locaux qui organisent l’année scolaire et donc déterminent les vacances. Mais pour la plupart des régions, les Brésiliens ont au moins deux mois de vacances à Noël (correspondant aux vacances d’été), une semaine pour le Carnaval (début Mars), et plus d’une semaine entre juillet et fin novembre.

Ainsi, on compte minimum 12 semaines de vacances pour les étudiants brésiliens, contre 7 pour les étudiants français… Une envie de prendre le large ?

Les examens

Comme en France, les conditions de passage dépendent de la formation suivie. En université privée, les étudiants n’ont pas de contrôle continu, mais seulement des galops (partiels de mi-semestre) et partiel (en fin de semestre). Pour les valider, les élèves doivent obtenir un 6/10 à chaque matière. Contrairement au système universitaire français, les matières ne se compensent pas !

Cependant, il est possible d’intégrer l’année suivante sans avoir validé certaines matières. Simplement, il faudra les valider avant la fin du cursus. Vous n’avez pas compris ? Reprenons en prenant un exemple ; un élève peut intégrer une L3 sans avoir validé la discipline d’économie de L2. Simplement, en plus de ses partiels de L3, il devra repasser son partiel d’économie… et ça jusqu’à l’obtenir.

Coût de la vie

La monnaie officielle au Brésil est le real, ce qui est indiqué par un « R $ » ou le code « BRL ». Un euro correspond à 4,28 BRL. Les étudiants désirant obtenir un diplôme au Brésil doivent être conscients que les dépenses liées aux études (à moins d’intégrer une université publique) représentent une grosse part du budget étudiant. Le reste des dépenses importantes iront dans l’hébergement, les appareils ménagers, vêtements, électronique, et le transport.

Quoi qu’il en soit, notez qu’un étudiant français, pour le même budget, vit beaucoup plus confortablement au Brésil qu’en Europe.

Logement

Si vous partez au Brésil dans le cadre d’un programme d’échange, votre université d’accueil vous assistera dans la recherche du logement. Il existe, comme en France, des résidences universitaires. En général, les étudiants brésiliens n’ont aucun mal à trouver un logement. C’est souvent facile et rapide. Par exemple, comptez environ 885 BRL (soit moins de 350 €) pour un 70m2 à Sao Paulo ! En fait, tout dépend du quartier pour lequel vous optez ; dans le centre de Rio, le prix de loyer est de 700 € (contre 600 € à Paris).

Infos pratiques

Vous vous voyez déjà danser sur la plage de Ipanema, noix de coco dans une main, Caipirinha dans l’autre. Avant de fantasmer, Diplomeo vous fait part de quelques informations à savoir si vous comptez partir étudier au Brésil.

Bourses d’études

Les critères pour partir étudier au Brésil en obtenant une bourse sont divers. Pour pouvoir postuler aux offres de bourse d’études au Brésil, il faut être étudiant en temps plein en France, et demander une admission confirmée auprès d’une université brésilienne. Ce sont les deux conditions à remplir au minima. Chaque condition supplémentaire dépend de la bourse délivrée.

Au Brésil, il existe plusieurs types de bourses d’études, dont les bourses d’excellence ou de mérite, les bourses spéciales du gouvernement brésilien, les bourses des entreprises brésiliennes, les bourses des fondations et organisations internationales, les bourses d’écoles, etc. Plus rien ne vous retient ? Vous n’avez plus d’excuses pour faire vos bagages.

Entrer au Brésil

Afin de pouvoir poser un pied sur le territoire, il faut d’abord posséder un passeport d’une validité supérieure à 6 mois. Ensuite, il faut faire la demande d’un Visa Temporaire de type IV. C’est le Visa destiné aux étudiants. De plus, chaque formation demande un justificatif supplémentaire :

  • En université publique : on vous demandera de présenter la lettre d’acceptation de l’université brésilienne ou une preuve d’inscription dans un établissement brésilien.
  • En université privée : la signature du responsable, légalisée par un notaire.
  • En école privée : l’école s’occupe de tout.

Se soigner

Placé sous la tutelle du ministère de la Santé, un système unique de santé (SUS) mis en place en 1988, pose le principe du droit à la santé pour tous. Il instaure un accès gratuit et universel aux services publics de santé dans les hôpitaux publics ou privés sous contrat.

Les services de santé sont décentralisés et organisés au niveau des États et des municipalités.

Divers

Pas besoin de vous lister toutes les différences entre la France et le Brésil ; vous n’avez qu’à observer une carte postale pour juger. Néanmoins, Diplomeo vous fait part de quelques renseignements, grandement susceptibles de vous convaincre d’aller étudier là-bas.

Au Brésil, rares sont les villes où l’on se déplace en vélo. Comme en France, les grandes villes ne manquent pas de transports en commun. Il y en a beaucoup. Avec moins de grèves. Un trajet en bus, pour traverser toute la ville vous coûtera 1,10 €. Une bonne chose à savoir lorsqu’on est flemmard. 

Comme partout ailleurs, les grandes villes possèdent des supermarchés ouverts jusqu’à 22 h. Les aliments sont très peu chers et on mange pour quelques reais. Beaucoup de fritures (poisson, poulet, fromage) et de jus de fruits. Contrairement à beaucoup de restaurants français où l’on peine à se remplir la pense, le Brésil propose des plats… au kilo. Pour accompagner ces assiettes (ou plutôt ces plateaux), sous un soleil de plomb, quoi de mieux qu’une bière bien fraîche ? Vous tombez bien, j’allais y venir. En France, la bière est à 5 € (parfois le double). Au Brésil, elle vous coûtera 1 €. Rien à rajouter.

Guillaume de Saint Sernin

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