Classement de Shanghai 2017 : 18 universités françaises sur 500

par Alice Meyer & Anaïs Duval

Le fameux palmarès international des meilleures universités au monde de Shanghaï révélait hier ses favorites. Les établissements américains en tête, 18 français dans le top 500, qu’y a-t-il à retenir du ranking 2017 ?

La vôtre, en fait-elle partie ?

Ce classement sonne chaque année comme une rengaine : le 15 août, l’Academic Ranking of World Universities liste les établissements étant parvenus à s’insérer ou à conserver leur place parmi les 500 meilleures universités des 5 continents. Si Harvard excelle, Pierre et Marie Curie fait briller la France dans le top 100.

Des universités stars un jour, stars toujours

Il y a quelques semaines, nous vous présentions le classement de Shanghai organisé par matières. Si la France brillait en maths (Pierre et Marie Curie, 3e sur 50) et en écologie (l’université de Montpellier, 2e sur 50), ces résultats n’étaient que provisoires : il aura fallu attendre le 15 août pour découvrir les 500 meilleures universités du monde.

Et sans surprise, le grand gagnant est encore une fois Harvard. Les deux autres marches du podium sont occupées par Stanford (USA, 2e) et Cambridge (Royaume-Uni, 3e).

Si on se concentre sur les cent premiers résultats du classement de Shanghai, en 2017, 3 universités françaises prennent place dans la liste, idem pour la Suède et le Japon. Les États-Unis réalisent un score impressionnant, avec 48 universités classées parmi les 100 meilleures mondiales, dont 18 sont dans le top 20. L’écart est donc colossal avec le Royaume-Uni, second pays à classer le plus d’universités (9 en tout) dans le Shanghai Ranking 2017.

Les françaises gardent le cap

Pour trouver la France dans ce palmarès très regardé, il faut se rendre à la 40e place : l’UPMC, plus grand complexe scientifique et médical de France, perd une place par apport au classement 2016, mais maintient le cap, talonnée de près par Paris Sud (XIe) qui se positionne 41e.

Les établissements français sont 18 en tout à prendre place dans le classement de Shanghai, dont notamment l’École Normale Supérieure de Paris (69e) et l’université Aix-Marseille (100-150 e). C’est donc un peu moins qu’en 2016 (22 universités françaises).

Position 2017UniversitésRang 2016
40 Pierre et Marie Curie (Paris VI) 39
41 Paris Sud (Orsay Paris XI) 46
69 École normale supérieure Paris 87
101-150 Aix-Marseille =
101-150 Université de Strasbourg  =
101-150 Paris-Diderot (Paris V) =
151-200 Grenoble Alpes  =
151-200 Bordeaux =
151-200 Paris-Descartes (Paris V) =
201-300 Claude-Bernard (Lyon I) =
201-300 École normale supérieure Lyon 301-400
201-300 Université Paul-Sabatier (Toulouse III) =
201-300 Lorraine =
201-300 Montpellier 301-400
301-400 ESPCI Paris Tech  =
301-400 Paris Dauphine =
301-400 Toulouse I Capitole 201-300
401-500 Ecole Polytechnique 301-400

Sources : Academic Ranking of World Universities. 

Un classement controversé

Si ce classement est une référence internationale vivement attendue chaque année, les six critères sur lesquels il est établi n’en restent pas moins critiqués :

  1. Le nombre de prix Nobel et médailles Fields obtenus par les diplômés de l’établissement
  2. Le nombre de prix Nobel et médailles Fields détenus par les professeurs et anciens professeurs de l’établissement
  3. Le nombre de chercheurs les plus cités dans leur discipline
  4. Le nombre de publications annuelles dans des revues scientifiques
  5. Le nombre de publications affiliées à l’établissement
  6. La pondération de ces cinq résultats divisée par le nombre d’enseignants-chercheurs dans l’établissement

Est notamment reproché au Shanghai Ranking de privilégier l'histoire et la notoriété de l'établissement, ainsi que les départements scientifiques : les sciences humaines et sociales sont un peu délaissées au profit des sciences exactes et physico-chimiques.

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