Claire Souvigné, directrice de l’Inseec Bachelor, présente les différentes spécificités du bachelor de l’Inseec. Passerelles, admissions, réussite, insertion professionnelle : la directrice évoque ces nombreux sujets.
Le bachelor Inseec, son évolution
Comment décririez-vous l’Inseec Bachelor en quelques mots ?
Dans sa forme actuelle, le bachelor de l’Inseec a été créé il y a 7 ans. L’idée du bachelor en trois ans était de répondre aux standards européens, suite à la réforme LMD. Cela a tout de suite été un grand succès. Mais nous nous sommes rendu compte que le format américain du bachelor en 4 ans marchait toujours.
Alors nous avons également créé un BBA en 4 ans. La plupart du temps, nous formons des globe-trotters. On fait beaucoup de finance internationale.
Le bachelor en trois ans est professionnalisant. Les étudiants peuvent aller travailler après leur troisième année ou se lancer dans un master.
On s’aperçoit que les deux fonctionnent bien.
Entrer dans le bachelor Inseec
Existe-t-il des passerelles entre le BBA et le bachelor ?
À la fin de la première année, les étudiants de bachelor qui voudraient aller en BBA parce qu’ils s’aperçoivent qu’ils ont des capacités en anglais peuvent le faire. Ils doivent d’abord passer un entretien en anglais avec le jury. Par contre, après, il n’y a plus de passerelle, car c’est trop différent.
Comment intégrer le bachelor de l’Inseec ?
Sur le BBA, nous faisons partie du concours Pass. Sur le bachelor, c’est un concours maison. Les élèves qui ont une mention au bac ou qui ont 13 de moyenne générale en terminale n’ont pas besoin de passer le concours, ils ne font que l’oral d’admission.
Lors de l’entretien, nous prenons surtout en compte la motivation. Ce n’est pas grave s’ils ne savent pas ce qu’ils veulent faire, le principal c’est qu’ils aient envie de faire des études de commerce.
Un conseil pour réussir l’oral ?
Venez vous-même et dévoilez-vous ! Ils préfèrent rester muets et statiques parce qu’ils ont peur de dire une bêtise, alors qu’en réalité, on veut voir leur personnalité pour voir le potentiel qu’ils ont. Il faut qu’ils arrivent à être naturels.
Il peut être intéressant pour eux de venir aux journées de préparation. Comme ça, le contexte ne les stresse pas et les intervenants leur donnent des conseils d’améliorations.
L’idéal pour réussir l’oral est de ne pas être stressé. Et n’essayez pas de mentir, ça se voit.
Une formation professionnalisante
Qu’est-ce qui différencie votre bachelor des autres bachelors français ?
Nous essayons de leur faire comprendre leur potentiel, de leur faire découvrir qui ils sont. Notre objectif est que les étudiants soient épanouis, heureux.
Au sein du bachelor, qu’est-ce qui est fait pour la professionnalisation des étudiants ?
En première année, on fait basique : les jeunes doivent apprendre les codes du métier, les codes de l’entreprise. Et leur premier stage à lieu rapidement : au bout de trois mois.
Nous leur apprenons à faire un CV, nous faisons des simulations d’entretien, et très vite, nous leur apprenons à gérer leur stress, à travailler un réseau, à faire leur LinkedIn, etc.
En cours, ils travaillent beaucoup sur des projets en équipe. Puis, de nombreux élèves s’engagent dans des associations étudiantes.
À partir de la troisième année, ils peuvent faire une alternance. Nous les aidons dans toutes leurs démarches pour trouver une entreprise d’accueil.
Entrepreneuriat et international
Que faites-vous pour aider les jeunes qui souhaitent se lancer dans l’entrepreneuriat ?
Nous avons une spécialisation qui s’appelle « Entreprendre, diriger et développer ». Elle est récente et vient en complément du dispositif du groupe Inseec qui a un incubateur dans chaque ville.
Ceux qui sont intéressés par l’entrepreneuriat peuvent, au lieu de faire un stage, consacrer leur temps à la création de leur entreprise. Et à la fin de l’année, ils font la demande pour intégrer l’incubateur de l’Inseec.
Quel est le taux d’étudiants étrangers au sein du bachelor de l’Inseec ?
33 %, c’est pas mal. Cette année, nous avons 39 nationalités : parmi ces étudiants, beaucoup de Chinois, d’Indiens, d’Américains, de Suédois, de Danois, de Finlandais, de Hollandais. Nous avons également des Malgaches, Vietnamiens et Costaricains, etc.
Après le bachelor ?
Quel est le taux d’étudiants qui s’insère professionnellement après le bachelor ?
De plus en plus d’étudiants s’insèrent professionnellement après le bac+3. Les diplômés étrangers, pour la plupart, se lancent dans le monde du travail. 90 % de nos diplômés français décident de poursuivre leurs études. Les salaires à la sortie ne sont pas très différents à bac+3 qu’à bac+5. Ce qui importe aux employeurs, c’est le niveau de maturité et de compétence du jeune diplômé, pas son niveau d’études.
Quand les étudiants décident de poursuivre leurs études, vers quels cursus se dirigent-ils généralement ?
Une bonne partie intègre le programme grande école ou les MSc spécialisés de l’Inseec. D’autres partent à l’étranger pour poursuivre leurs études. Certains choisissent d’intégrer un programme au sein d’une autre grande école de commerce française.