Un choix de raison, plutôt qu’un choix du cœur. À partir du mercredi 17 janvier prochain, les élèves de terminale pourront formuler leurs vœux sur Parcoursup. Ils choisiront parmi plusieurs cursus avant d’intégrer une formation dans l’enseignement supérieur. Cependant, pour beaucoup d’entre eux, il ne s’agit pas tant de sélectionner leurs filières de rêve, mais plutôt de raisonnerpécuniaire.
C’est ce que révèle l’édition 2024 du sondage Parcoursup réalisé par l’association Article 1. 600 élèves de terminale ont été sondés à propos de leurs futures décisions d’orientation. Le constat est criant. D’une part : l’augmentation significative de la part de jeunes « stressés », voire « paniqués » à l’approche de la formulation de leurs vœux. De l’autre : une explosion des renoncements de certains vœux pour des raisons financières, aggravés par l’inflation.
Les choix d’orientation de 7 lycéens sur 10 influencés par le contexte économique actuel
74 % des élèves de terminale sondés déclarent que l’inflation a une influence sur leur choixd’études et, in fine, sur leur projet professionnel. Cela représente une augmentation considérable par rapport aux chiffres de 2023. La précédente édition de l’étude révélait que 42 % des jeunes interrogés estimaient devoir « prêter une attention particulière à leur budget pour leur entrée dans la vie étudiante ».
Une situation qui les pousse à renoncer à certains projets d’études, au profit d’autres qui sont susceptibles d’éviter ou d’atténuer une éventuelle précarité étudiante. Dans le détail, cette année, 1 lycéen interrogé sur 2favorise une formation à moindre coût.
Un étudiant sur cinq ne mange pas à sa faim, selon une étude de la FAGE
Toujours afin de limiter les dépenses, 47 % du panel déclarent vouloir trouver une formationplus près du domicile familial pour ne pas avoir à déménager. L’association identifie alors une explosionrecord de la part de jeunes dans cette situation : ils étaient 13 % en 2023.
Pour certains lycéens, la situation est encore plus « brutale » : 3 % d’entre eux envisageraient d’abandonner leurs études. Là encore, les chiffres sont en hausse : ils étaient 2 % l’année dernière à avoir le même projet.
Malheureusement, les préoccupations financières des jeunes viennent se greffer à une anxiété inhérente, causée par la procédure Parcoursup. Ce sentiment est, lui aussi, en hausse : 70 % des sondés se disent « stressés » et « paniqués » à l’approche de l’ouverture de la plateforme d’orientation, contre 66 % en 2023.