La prépa, ça sert à quoi ?

Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? C’est ce que t’inspire la prépa ? Et pourtant, ce cursus ouvre de nombreuses portes et promet l’acquisition de plusieurs cordes à ton arc. Diplomeo t’explique !
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© Adobe Stock / AntonioDiaz

Dures, élitistes, compétitives, voire sacrées pertes de temps ? Les classes préparatoires font couler beaucoup d’encre. Certains en gardent un très bon souvenir, d’autres en ont des a priori très tranchés. Tu hésites à en intégrer une à la rentrée et te demandes ceci : au fond, ça sert à quoi une prépa ? Diplomeo te répond !

Plusieurs filières de prépa pour tous les profils

Les Classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) sont accessibles après le bac, elles sont dispensées dans des lycées et leur programme s’étend sur deux années

Il existe plusieurs filières de CPGE, elles-mêmes divisées en de nombreuses voies, afin de correspondre à tous les profils de bacheliers et toutes les ambitions. Voici le récapitulatif des baccalauréats ou diplômes et spécialités au lycée phares pour entrer dans chaque type de CPGE : 

Les CPGE de la filière économique et commerciale
Baccalauréat admisCPGE

  • Bac général
  • Spécialité en terminale :

    • Mathématiques obligatoires ou alors l’option Mathématiques avec, au choix :
    • Spécialité HGGSP
    • Spécialité HLP
    • Spécialité LLCE
    • Spécialité LLCA
    • Spécialité SES

  • ECG (économique et commerciale générale)

  • Bac technologique — série STMG

  • ECT (économique et commerciale technologique)

  • Bac général et STMG

  • D1 Rennes

  • Bac général et STMG

  • D2 Paris-Saclay
Les CPGE de la filière scientifique
Baccalauréat admisCPGE

  • Bac général
  • Spécialité en terminale :

    • Mathématiques obligatoires avec, au choix :
    • Physique-chimie
    • Sciences de l’ingénieur 
    • Numérique et sciences informatiques

  • MPSI (mathématiques, physique et sciences de l’ingénieur), MP2I (mathématiques, physique, ingénierie et informatique), PCSI (physique, chimie et sciences de l’ingénieur), PTSI (physique, technologie et sciences de l’ingénieur)

  • Bac général
  • Spécialité en terminale : Mathématiques, Physique-chimie, SVT — ou biologie et écologie

  • BCPST (biologie, chimie, physique et sciences de la Terre)

  • Bac technologique — série STI2D ou STL avec spécialité SPCL

  • TSI (technologie et sciences industrielles)

  • Bac technologique — série STL avec spécialité SPCL ou BBB

  • TPC (technologie, physique et chimie)

  • Bac technologique — série STL ou STAV

  • TB (technologie et biologie)

  • Bac général

    • Spécialité en terminale : un enseignement d’arts en spécialité ou au moins en option

  • Bac technologique — série STD2A 

  • Arts et design (Paris-Saclay C)
Les CPGE de la filière littéraire 
Baccalauréat admisCPGE

  • Bac général
  • Spécialité en terminale : 
  • HGGSP
  • HLP
  • LLCE
  • LLCA
  • Arts

  • Lettres classiques A/L (lettres classiques)

  • Bac général
  • Spécialité en terminale : 
  • HGGSP
  • HLP
  • LLCE
  • LLCA
  • SES

  • Lettres et sciences sociales B/L (lettres et sciences sociales)
Les classes ATS (adaptation des techniciens supérieurs)
Diplôme admisCPGE

  • Secteur industriel

    • BTS 
    • 2e ou 3e année de licence pro ou de BUT

  • Ingénierie industrielle 

  • Secteur du bâtiment et des travaux publics

    • BTS 
    • 2e ou 3e année de licence pro ou de BUT

  • Génie civil

  • Secteurs biologie et agroalimentaire

    • BTS — BTSA — BTSM
    • 2e ou 3e année de licence pro ou de BUT

  • Biologie

  • Secteur de la chimie

    • BTS
    • 2e ou 3e année de licence pro ou de BUT

  • Métiers de la chimie

  • BTS Aménagement
  • Validation de 2 ans de formation supérieure dans le domaine de la culture générale ou des arts graphiques et plastiques

  • Métiers de l’horticulture et du paysage

  • Secteur tertiaire 

    • BTS
    • 2e ou 3e année de licence pro ou de BUT

  • Économie — gestion

➡️ Tu l’auras compris : il y a des CPGE économiques, scientifiques, littéraires et d’autres, plus spécialisées, qui s’adressent aux bacheliers généraux comme à ceux issus de la voie technologique. Les classes ATS s’adressent plus particulièrement aux titulaires d’un bac+2.

À noter également que des CPGE destinées aux titulaires d’un baccalauréat professionnel ouvrent de plus en plus leurs portes sur l’ensemble du territoire. Ce sont surtout des prépas ECT et TSI. Le cursus dure alors 3 ans.

À ne pas confondre avec les prépas privées ou autres cursus préparatoires

Il existe plusieurs programmes « préparatoires » destinés à multiplier ses chances d’intégrer un cursus de niveau supérieur ou dispensés en parallèle de celui-ci, pour y réussir. C’est le cas notamment des prépas PASS prépas ENM ou encore des prépas art.

Intégrer de grandes écoles, mais pas seulement

L’offre de classes préparatoires est large et peut convenir à tous les goûts. Mais ce n’est pas tout ! Ces cursus offrent également des débouchés variés. Ils ouvrent pratiquement toutes les portes. Comme leur nom l’indique, les classes préparatoires… préparent ! À quoi ? Aux concours d’entrée de plusieurs écoles. Ces concours peuvent être présentés à la fin de la première année (pour certains Instituts d’études politiques — IEP), à la fin de la deuxième année — la plupart du temps — mais également à l’issue d’une troisième année de prépa. 

Une troisième année de prépa ?

Si une prépa est prévue pour durer deux ans, il est tout à fait possible d’effectuer une troisième année. C’est ce qu’on appelle « khuber » : la deuxième année est effectuée une seconde fois. L’objectif ? Retenter sa chance à un ou plusieurs concours. Il peut aussi s’agir de décrocher un niveau bac+3 pour entamer une poursuite d’études à un niveau supérieur : intégrer un master, plutôt que la deuxième ou troisième année d’un cycle licence.

📈 Les CPGE économiques et commerciales mènent principalement aux 19 écoles de commerce et de management de la BCE (Audencia, EDHEC, ESSEC, HEC, Skema, etc.), ainsi qu’aux 5 écoles ECRICOME (EM Strasbourg, Montpellier Business School, Kedge, Rennes SB, Neoma). Les IEP et le CELSA recrutent aussi des étudiants issus d’une prépa économique et commerciale.

📚 Les CPGE littéraires offrent des poursuites d’études au sein des Écoles normales supérieures (ENS) Ulm, Lyon et Paris-Saclay, mais également dans les écoles partenaires de la Banque d’épreuves littéraires (BEL). Celle-ci rassemble de nombreux établissements, de nature variée : 

  • l’école de communication CELSA
  • les business schools du groupe BCE et du groupe Ecricome
  • l’École nationale des Chartes qui forme aux métiers de la conservation du patrimoine ainsi que l’École du Louvre, spécialisée en histoire de l’art, archéologie, épigraphie, anthropologie et muséologie
  • l’École supérieure d’interprètes et de traducteurs (ESIT) et l’Institut de management et de communication interculturels (ISIT)
  • les IEP et l’Institut supérieur du management public et politique (ISMaPP)
  • l’École spéciale militaire de Saint-Cyr 
Entrer en école de commerce ou d'ingénieurs sans prépa

C’est possible ! Les CPGE ne sont pas les seules voies d’admission dans ces écoles. Ces dernières organisent des concours pour les titulaires d’un bac+2 ou bac+3 comme une licence, un BTS ou un BUT, par exemple. C’est ce qu’on appelle des admissions parallèles ou sur titre !

🧪 Les CPGE scientifiques permettent surtout d’intégrer des écoles d’ingénieurs (Écoles des Ponts ParisTech, Polytechnique, IMT Atlantique, ISAE-SUPAERO, CentraleSupélec, etc.), ainsi que les écoles vétérinaires et les ENS.

De leur côté, les classes ATS ouvrent aussi les portes des écoles d’ingénieurs et vétérinaires.  La prépa art et design, quant à elle, vise une poursuite d’études au sein des écoles nationales supérieures d’art (ENSAD Les Arts-Déco, ENSCI Les Ateliers, ENSATT Lyon, etc.) et des écoles supérieures d’arts appliqués (Boulle, ESAA Duperré, ESAIG Estienne, etc.)

Poursuivre en université après une prépa

Une CPGE n’est pas un cursus diplômant. Toutefois, une attestation descriptive du parcours de formation (ADPF) est remise à l’issue d’une prépa. Il détaille les enseignements suivis et attribue 120 crédits ECTS à l’étudiant après 2 ans ou 180, après 3 ans. Les crédits ECTS permettent des passerelles entre les CPGE et les universités. 120 crédits rendent possible une poursuite d’études en deuxième ou troisième année de licence. 180 ECTS, une poursuite d’études en master.

Acquérir une culture générale et une méthode de travail pour toute la vie

Que tu intègres une grande école ou que tu poursuives tes études en université, les bénéfices d’une prépa sont d’une grande valeur. Ce sont des années de formation intenses, mais tu pourrais en être reconnaissant très longtemps après ! 

Gestion du stress, organisation, adaptabilité, concentration sur une longue période, grande capacité de réflexion et d’apprentissage… Les apports sont nombreux. Certes, sur le moment, tu ne te rendras peut-être pas compte de tous les savoir-faire et savoir-être que t’inculque la prépa, mais ensuite, à l’école, à la fac ou en poste, ils feront la différence

L’apprentissage n’est pas le même qu’au lycée. Tu es amené à étudier des sujets encore plus en profondeur et à véritablement développer une réflexion autour. Oublie la méthode du « j’apprends par cœur sans comprendre pour recracher mon cours par la suite » ! En prépa, les connaissances que tu emmagasines sont vouées à rester plus durablement dans ta mémoire. Tu les comprends réellement et leur apportes ta propre pensée. 

Les nombreuses colles ou khôlles dans toutes les matières, chaque semaine, t’apprennent aussi à construire ta pensée à l’oral et à t’exprimer de façon claire et convaincante : des atouts de taille dans ta vie étudiante ou professionnelle à venir ! Il faut s’accrocher pendant ces deux années de formation, mais une fois terminées, tu pourras les vivre comme un véritable accomplissement personnel et en ressortir grandi !

Construire des amitiés riches et durables

Ces années challengeantes sont aussi l’occasion de former des amitiés d’exception ! C’est dans l’adversité que se révèlent les vrais amis. Si c’est à Cicéron que l’on doit cette formule, elle s’applique aussi tout à fait pour l’expérience en prépa.

La compétition entre les étudiants peut être rude en CPGE, mais cette ambiance peut aussi donner lieu à beaucoup d’entraide. Des fiches de révision partagées aux paroles encourageantes, avoir des amis de confiance, ça aide. C’est aussi une période qui peut être forte d’anecdotes et rien de mieux que des histoires marquantes pour sceller des amitiés. 

« Tu te souviens de mon 2 en géographie ? Ou quand j’avais oublié ma khôlle de philosophie et que j’ai dû tout improviser ? » Sur le moment, on pleure, mais ces expériences sont la promesse de fous rires d’exception plus tard. 

😉 En bref, une prépa, ça en vaut la peine ! Bien sûr, ces années de formation ne sont pas un long fleuve tranquille et tout dépend des camarades et professeurs que tu as. Garde en tête tout de même que c’est une expérience qui peut t’apporter beaucoup de bonnes choses, peu importe ton projet professionnel. Ce n’est pas du temps perdu, mais plutôt un investissement. 

Après une année, tu veux te réorienter ? C’est possible et plutôt simplifié grâce aux inscriptions cumulatives. Au moment de finaliser ton inscription en prépa, tu dois aussi t’inscrire en licence à l’université. Tu pourras rejoindre cette filière ou une autre dans la même fac, sans accroc en cours d’année, si ton expérience s’avère décevante. 

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