Entretien avec Fady Fadel, directeur de l'American Business School of Paris

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Nous avons échangé avec Fady Fadel, à la tête de l'American Business School of Paris depuis janvier 2015. Docteur en droit public de son état, il nous parle avec passion de son parcours en tant que directeur de l'école et de ses envies futures pour l'établissement.

Voilà plus de 4 ans que vous êtes à la tête d’ABSParis. Quel regard portez-vous sur le chemin parcouru ?

Il y a une question qui revient souvent et qui est : « aimez-vous ce que vous faites ? » À cela je peux répondre que je suis véritablement passionné par mon poste, qui revient à faire de la pédagogie et de la formation par le contact humain, et de l’autre le développement de l’école par l’innovation, l’international, soit un côté aussi bien créatif qu’administratif. Gérer ces deux aspects est extrêmement intéressant.

Quelles ont été les évolutions majeures que vous avez apportées à l’établissement ?

Pour ce qui est du développement de l’école depuis quatre ans, on peut parler d’une progression très importante sur tous les plans. Elle propose notamment de nouveaux programmes : en 2015, elle comportait deux bachelors ainsi que deux MBA. Aujourd’hui, nous avons six spécialités de MBA, un MBA entièrement en ligne, un BBA spécialité « Jeux olympiques et management inter culturel », mais aussi un doctorat en collaboration avec l’université de Franklin aux États-Unis.

Par ailleurs, l’ABSParis accueille des étudiants venant de plus de 70 nationalités. Si nous nous concentrions avant sur l’Amérique du Nord, depuis trois ans, nous sommes très présents en Asie du Sud-Est (Inde, Sri Lanka, Bangladesh, Malaisie, etc.), une région qui a un énorme potentiel sur le plan économique, mais aussi humain.

Pour ce qui est des classements, nous nous sommes hissés de très nombreuses fois sur le haut du tableau.

Pour rebondir sur l’internationalisation, pouvez-vous rappeler combien y a-t-il d’étudiants internationaux chaque année dans l’école ?

Il y a aujourd’hui environ 800 étudiants à l’American Business School of Paris. Parmi eux, on compte environ 80 % d’étrangers venus du monde entier. La plus grosse population provient des États-Unis, mais nous avons aussi des Nord-Africains, des Canadiens, des Européens et bien sûr des Français. Nous sommes donc plus que jamais une école internationale, avec la promesse suivante : offrir un double-diplôme dans tous nos programmes, qui soit donc américain accrédité aux USA, et français certifié en France.

Quelles sont donc les méthodes employées pour que ces élèves de tous horizons se sentent le mieux possible au sein de l’établissement ?

Je ne vais tout de même pas vous dévoiler le secret de la maison (rires) ! Non, sérieusement, nous pouvons compter sur un réseau d’anciens particulièrement fort. Nous avons aussi beaucoup d’accords interuniversitaires qui permettent aux étudiants faisant des études dans des universités partenaires de bien connaître ABS. De plus, nous bénéficions d’une belle réputation grâce au bouche-à-oreille à l’international, ce qui rassure les élèves.

De quoi êtes-vous le plus fier depuis votre arrivée, quelle a été votre plus belle réalisation à vos yeux ?

Je dirais la fidélisation des étudiants, mais aussi de notre communauté d’enseignants et de notre équipe administrative. Cela a engendré une stabilité au sein de l’école : ceux qui y sont entrés souhaitent y rester à hauteur de 97 %, ce qui est un chiffre énorme par rapport à certains autres établissements. C’est un signe de la bonne gestion d’ABSParis et du bel environnement qui y a été créé.

«La stabilité au sein de l'école est un signe de la bonne gestion d’ABS et du bel environnement qui y a été créé.»

Quel a été l’obstacle principal que vous avez pu rencontrer ou que vous rencontrez encore ?

Sans hésiter, les attaques terroristes en 2015, qui nous ont fait beaucoup de mal. Nous sommes une école qui rayonne à l’international, et les événements tragiques à Paris ont créé beaucoup d’appréhension auprès des étudiants étrangers et leurs parents. La gestion de la crise a été difficile et les répercussions importantes, mais depuis plus d’un an maintenant, nous avons pu surmonter cela et cette mauvaise passe est aujourd’hui derrière nous.

Quels sont les nouveaux caps que vous souhaitez vous fixer pour les années à venir ?

Nous souhaitons créer de nouveaux programmes, et être ainsi à l’écoute du marché de l’emploi à l’international. Nous avons notamment créé deux nouveaux MBA, l’un en gestion immobilière et l’autre en data management, pour répondre aux besoins de spécialistes en la matière en Asie du Sud-Est notamment. Nous pouvons en ce sens aussi adapter des programmes déjà existants, avec par exemple l’intégration de la spécialisation « Jeux olympiques et management inter culturel » dans un de nos BBA, pour préparer de futurs experts opérationnels lors de ce grand événement à Paris en 2024.

Pouvez-vous nous dire en quoi l’American Business School se démarque des autres écoles de commerce parisiennes ?

L’ABSParis est une école française et américaine, qui concilie donc deux cultures. Nous appartenons au groupe IGS qui est français, mais nous adoptons un système pédagogique américain, avec des cours donnés en anglais, nous avons l’accréditation IACBE reconnue par les autorités américaines, etc.

L’école est particulière et peu importe de quel point de vue on la considère : un étudiant français va venir pour l’aspect américanisant, l’étudiant américain va venir pour l’aspect français imprégné d’américanisme, et l’étudiant d’un autre pays va venir pour le double aspect français et américain. Dans tous les cas, nous répondons au besoin d’une formation de qualité qui débouche au final sur un emploi, pouvant avoir un rayonnement international.

«Nous répondons au besoin d’une formation de qualité qui débouche sur un emploi, pouvant avoir un rayonnement international.»

Quels sont les prochains événements majeurs qui seront organisés au sein de votre école ?

En effet, nous avons eu cette année plusieurs événements incontournables, à raison d’un par mois environ. Nous avons organisé les mid-term elections dans nos locaux, puis avons fêté Thanksgiving, la Saint-Valentin… Actuellement nous organisons une semaine sous le signe du springbreak, et préparons la prochaine journée d’intégration avec une journée de visite de Paris, un pique-nique, des animations sur le campus, etc. Tout cela pour que les élèves s’intègrent au mieux.

Quels conseils pourriez-vous donner aux candidats voulant passer le concours le 24 avril prochain ? Quel est le profil type de recrues que vous souhaitez pour ABSParis ?

Nous voulons intégrer des jeunes ouverts d’esprit, souhaitant apprendre dans un contexte international et interculturel. Il faut être motivé pour étudier en anglais, et avoir une ambition au-delà des frontières. Nous n’attendons pas de nos futurs élèves qu’ils soient bilingues, car il s’agit plutôt de la promesse faite à la sortie de leur cursus, mais nous attendons bien sûr qu’ils soient à l’aise en anglais.

«Nous voulons intégrer des jeunes ouverts d’esprit, souhaitant apprendre dans un contexte international et interculturel.»

On parle beaucoup de l’international pour l’American Business School, mais quid de l’aspect professionnalisant ?

D’un côté, nous avons un volet d’accompagnement professionnel avec un département dédié aux relations avec les entreprises au sein de l’école. Les responsables sont dévoués à accompagner et coacher individuellement les étudiants dans leur recherche de stage et leur insertion professionnelle. D’autre part, chaque semaine, nous avons des managers et autres entrepreneurs et experts qui viennent donner des conférences dans les différents cours de l’American Business School.

Nous avons aussi un événement annuel où une vingtaine d’entreprises partenaires et des start-up qui soumettent des cas concrets aux étudiants sous forme de challenges. Les élèves vont travailler pendant un mois pour apporter une solution aux entreprises et leur présenter lors de l’événement.

Amandine Martinet

Sponsorisé par The American Business School Paris

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