Les écoles hôtelières suisses ont-elles toujours la cote ?

L’hôtellerie et la restauration sont des parcours plus que jamais en vogue chez les étudiants. Jusqu’ici, les établissements suisses étaient ce qui se faisait de meilleur en termes d’enseignement et quiconque passait par ces bancs s’assuraient une carrièr

écoles hôtelières

L’hôtellerie et la restauration sont des parcours plus que jamais en vogue chez les étudiants. Jusqu’ici, les établissements hôteliers suisses étaient ce qui se faisait de meilleur en termes d’enseignement et quiconque passait par ces bancs s’assuraient une carrière d’exception. Mais la concurrence fait rage au sein des écoles et de nombreux pays offrent désormais des prestations similaires. La Suisse est-elle toujours championne ?

Le prix de l’exceptionnel

L’Ecole hôtelière de LausanneLes Roches et L’Institut Glion. Ces trois établissements occupent année après année le top des classements internationaux. Extrêmement réputées, elles attirent à chaque rentrée des centaines d’élèves du monde entier, séduits par la qualité de l’enseignement et de la pédagogie tout autant que par l’équipe professorale, composée de grands noms du secteur. Dans un cadre idyllique, les étudiants apprennent des meilleurs à devenir les meilleurs. Mais tout ceci à un coût, plus de 40 000€  par an et c’est ce qui commence à déstabiliser ces établissements.

Pas de remise en question

On voit fleurir sur tous les continents de nouvelles écoles, moins chères et toutes aussi exceptionnelles.

Les parents d’élèves demandent des réductions aux écoles suisses, celles-ci refusent, certaines de leur suprématie : « Je ne le ferai jamais car la hausse de la qualité est plus importante que la hausse des prix » explique ainsi Michel Rochat qui dirige l’Ecole hôtelière de Lausanne.  Dans celle-ci, il faut compter 145 000€ pour trois années d’études lorsque l’on est un étudiant étranger (les ressortissants suisses bénéficient d’aides de l’Etat et ne paient « que » la moitié). Michel Rochat va même plus loin dans  ces propos puisqu’il envisage d’augmenter encore ces prix afin d’amortir les frais liés à la remise à jour chaque année du programme d’études, nécessaire au maintien de l’école dans les classements.

Alain Brunier, président de l’Association suisse des écoles hôtelières et directeur de l’Ecole hôtelière de Genève partage cet avis et assure qu’il s’agit d’un très bon investissement pour ces élèves qui d’après lui ne connaîtront aucune difficulté à trouver un emploi à l’issue de leur diplôme.

Il y a donc d’infimes chances de voir un jour ces prix baisser, reste à savoir si les nouvelles écoles parviendront à se hisser au même rang. Dans tous les cas, en France, les écoles de cuisine et d'hôtellerie-restauration recrutent en apprentissage : ce qui réduit beaucoup le coût de la formation. 

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