Match des études : France VS Australie

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L’Australie a de quoi faire rêver les étudiants, presque autant que notre belle France et ses charmes insoupçonnés. Loin du million d’étudiants étrangers accueillis par les États unis, le pays de l’Océanie reçoit tout de même plus de 300 000 étudiants internationaux chaque année. Découvrons quelques différences et points communs entre les deux pays.

Crédit Diplomeo

Comment différencie-t-on les études en France des études en Australie ? Y a-t-il des distinctions entre les frais universitaires ? Le mode de vie pour les étudiants ? Découvrez notre match des études entre la France et l’Australie ! 

L’enseignement supérieur australien

Il n’est jamais facile de s’y retrouver quand on parle du système éducatif d’un pays étranger. Différences de diplômes, niveau d’étude, équivalence, nous allons donc vous décrire tout ce qu’il faut savoir sur l’enseignement supérieur australien.

Les établissements

L’Australie et la France sont, de par bien des égards, deux pays très différents. Pourtant nos systèmes éducatifs comportent plusieurs similarités. Universités, établissements d’études techniques, écoles privées sont quelques points communs que l’on retrouve inévitablement dans beaucoup de pays. L’Australie compte 41 universités dont 3 privées pour 75 universités françaises. Comme quoi, la taille (du pays) ne fait pas tout.
Elles proposent des enseignements divers, tout comme en France, en laissant la possibilité de se spécialiser dans un domaine spécifique. Parmi ces universités, on retrouve huit établissements d’excellence, le « Group of eight », huit universités dont 7 sont dans le top 100 des meilleures universités au monde :

  • 17eme : Australian National University
  • 37eme : University of Sydney
  • 38eme : University of Melbourne
  • 43eme : University of Queensland
  • 47eme : University of New South Wales
  • 61eme : Monash University
  • 89eme : University of Western Australia
  • 103eme : Adelaide University

En France nous en comptons seulement trois :

  • 50eme : Paris Sciences et Lettres (PSL)
  • 65eme : École Polytechnique
  • 75 : Sorbonne Université

Les étudiants français voulant s’orienter vers des études technologiques en suivant un BTS ou un DUT peuvent s’orienter vers les IUT. Ces derniers proposent une multitude de formations et permettent d’accéder au monde du travail très rapidement. En Australie, l’équivalent est le TAFE (technical and further education). Établissements publics, ils permettent de suivre des études techniques et professionnelles et proposent des diplômes similaires aux BTS, DUT, bacs professionnels ou encore l’ancien BEP.

Comme en France, l’Australie compte de nombreuses écoles privées. Aussi appelées « Business college », la grande majorité d’entre elles proposent des formations de commerce.

Le fonctionnement des études

Le calendrier universitaire australien est fixé sur celui de l’hémisphère sud du pays. Les étudiants ont généralement entre deux et trois rentrées par an, ce qui correspond à peu près à des vacances entre chaque semestre.

Contrairement à la France qui est un bien plus petit pays, l’Australie dispose de plusieurs ministères de l’éducation. En l’occurrence, un par état, les modalités d’admission ne sont donc pas les mêmes d’un établissement à l’autre, de même que les programmes. À noter qu’en Australie, contrairement à la France, le sport est bien souvent obligatoire au programme d’une formation universitaire.

Souvent, les établissements d’étude privés permettent d’aborder des thèmes peu enseignés par les établissements publics. En Australie, il n’y a rien de tout ça et l’université permet d’accéder à quasiment tous les secteurs. De l’aviation au journalisme en passant par le design.
Si jamais le niveau d’anglais d’un étudiant étranger est faible, il peut même suivre des cours de mise à niveau.

Les diplômes

Les différences de diplômes entre les deux pays ne sont pas difficiles à saisir. En France, nous avons la fameuse organisation LMD (Licence-Master-Doctorat), qui facilite la mobilité vers d’autres pays européens. Mais qu’en est-il de l’Australie ? Eh bien quasiment chaque diplôme universitaire français dispose d’un équivalent australien et il est donc facile de le faire reconnaître là-bas.

L’équivalent de notre licence se nomme Bachelor’s degree et permet d’étudier plusieurs domaines. Il donne accès au master's degree qui est similaire au master français. En Australie, il s’effectue entre 1 an et demi et deux ans. Contrairement à la France, la formation n’est pas divisée en deux (M1, M2). Ce master peut très bien se substituer à un research master (un master de recherche) donnant, lui, accès à un doctorat (PhD en Australie).

Après une licence, les étudiants en Australie peuvent accéder à différents diplômes de spécialité.
Ils permettent soit de continuer ses études avec un master soit d’accéder directement au monde du travail. Parmi eux, le Graduate certificate qui s’effectue également en 1 an et demi/2 ans. Il est accessible avec un bachelor et permet de développer des compétences spécifiques. Après avoir obtenu ce diplôme, les étudiants peuvent s’orienter vers un Graduate diploma. Ce dernier est l’équivalent d’une première année de master et est également accessible avec un bachelor ou une certaine expérience professionnelle. Comme le Graduate certificate, il permet de suivre des enseignements qui ne sont pas proposés en bachelor.

Depuis 2009, les diplômes des universités et des écoles d’ingénieurs françaises sont reconnus par les universités australiennes, et inversement. Donc, si vous envisagez de partir à l’étranger, pas d’inquiétude ! En revanche, cela est moins le cas aux yeux des employeurs. Mais pas d’inquiétude, travailler en Australie reste tout à fait possible.

L’accès aux études

L’Australie est une des premières terres d’accueil pour les étudiants étrangers. La météo idéale, l’océan, des paysages à couper le souffle, de quoi faire rêver n’importe quel étudiant qui a des envies d’ailleurs. Pourtant il n’est pas si facile d’aller étudier en Australie.

L’inscription

Les périodes d’inscription à l’université ne sont pas les mêmes qu’en France, les étudiants français voulant se rendre aux pays des kangourous doivent s’y prendre à l’avance.

Les critères d’admission sont différents selon les universités et les états, comme en France à une plus petite échelle bien évidemment. Avant de commencer à postuler, les étudiants doivent faire attention et ne pas se restreindre à une seule université. Plus cette dernière est réputée, moins il est facile d’y entrer. Par conséquent, il vaut mieux déposer sa candidature auprès de plusieurs établissements si vous voulez être sûr d’être admis.

Contrairement à la France, aucun concours d’entrée n’est organisé et tous les étudiants sont sélectionnés en fonction de leur dossier. Les universités australiennes étant plus sélectives, les étudiants étrangers doivent avoir de bons dossiers.

Pays anglophone oblige, il est également essentiel de passer un test d’anglais pour étudier là-bas. Généralement, des notes de 90 au TOEFL ou de 7,0 à l’IELTS sont suffisantes.

Le coût des études

Seul problème des études en Australie, les frais de scolarité. En effet, si vous souhaitez profiter de l’enseignement australien, il faut mettre à main au portefeuille. Comptez 10 000 $ australiens minimum pour une année universitaire dans un établissement normal. Pour intégrer ceux du top 8, les étudiants doivent au minimum débourser 20 000 $ australiens. Cela peut même monter jusqu’à 50-60 000 $ pour les formations les plus chères (médecine, architecture, etc.). Les TAFE sont également accessibles à partir de 10 000 jusqu’à 15 000 $. Ajoutez à cela les fournitures scolaires qu’il faut renouveler tous les ans (300-400 $), plus tous les frais supplémentaires.

Les bourses

Certaines bourses d’études pour aller étudier en Australie sont délivrées par l’État français. Il faut généralement s’y prendre tôt et être inscrit dans un établissement d’étude français avant de faire sa demande. Généralement, elle se fait auprès de votre département ou de votre région. Le montant de cette bourse est calculé en fonction de différents critères économiques et s’élève aux alentours de 400 euros.

S’ajoute à celle-là la bourse sur critères sociaux du CROUS. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, elle fonctionne même pour les étudiants partant à l’étranger.

Le gouvernement australien donne également plusieurs bourses. Proposées par le ministère de l’Éducation, elles s’adressent surtout aux étudiants de niveau master et doctorat et sont difficiles d’accès.

Elles permettent tout de même de bénéficier d’un apport financier non négligeable puisqu’elles couvrent : les frais de voyages, les dépenses de la vie quotidienne, le coût de la scolarité et l’assurance santé, oui, rien que ça. En revanche, les dossiers sont triés sur le volet et les étudiants sont en concurrence pour l’obtenir. Il faut compter 8000 $, plus certains avantages.

Le visa

Pour obtenir le visa australien, il faut respecter quelques conditions. En premier lieu, il faut s’adresser à l’ambassade d’Australie ou l’obtenir directement sur le site gouvernemental de l’Australie. Voici ce qu’il faut faire pour obtenir le visa étudiant :

  • Avoir un passeport valide
  • Avoir un justificatif d’acceptation d’un établissement d’étude australien
  • Avoir payé les frais d’inscriptions à l’université

Le coût de la vie

Si le coût de la scolarité est plutôt élevé, un autre élément à prendre en compte avant de partir est le coût de la vie.

Le logement

Avant de partir, il faut savoir qu’en Australie, il est courant de payer son loyer toutes les deux semaines.
Dans les grandes villes, les étudiants peuvent trouver des colocations pour 150 $ par semaine, soit 600 par mois.
Pour un appartement individuel, il est plus difficile de trouver quelque chose à moins de 300 $ par semaine et cela peut monter jusqu’à 600 $ dans le centre-ville de Sydney. Cependant, les charges (électricité, gaz, eau, etc.) peuvent être incluses dans le loyer.

Les transports

Étant donné la grandeur du pays, faire une moyenne des prix des transports est compliqué. Dans une ville comme Sydney, se déplacer coûte cher. Les prix des billets de métro varient selon la distance que vous voulez faire, mais également selon le moment de la journée. 7 lignes de métro partagent la ville contre 16 pour Paris.

Le prix d’un ticket de bus varie également selon la distance parcourue :

  • 0 à 3 km =2,10 $
  • 3 à 8 km = 3,50 $
  • 8 km ou plus = 4,50 $

Comme dans beaucoup de villes, payer un forfait au mois permet de faire quelques économies.

Les sorties

Le budget sortie, car oui il s’agit d’un budget quand on est à l’étranger, et notamment en Australie, peut très vite grimper. Cependant, les étudiants internationaux peuvent bénéficier de prix réduits pour différentes sorties ou visites. Le prix moyen de la bière est en revanche plus bas que celui d’une bière française et s’élève à 5 $ soit 3,17 €.

Valentin Agbo Aclozo

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