Goncourt des Lycéens 2016 : le prix à Gaël Faye

Le prix du Goncourt des lycéens est décerné chaque année par un jury composée d'une cinquantaine de classes de lycée. Parmi une liste de 14 ouvrages sélectionnés, ils ont fait leur choix : le prix 2016 revient à Gaël Faye pour son roman sur la passage à l'âge adulte dans un contexte de génocide rwandais : Petit Pays.

En plus d'écrire, Gaël Faye chante !

Le Goncourt des Lycéens a son gagnant 2016. Sous l’impulsion du ministère de l’Éducation nationale et de la Fnac, avec l’aval de l’Académie Goncourt, quelque 2000 lycéens dans toute la France ont voté en faveur de l’un des quatorze ouvrages proposés pour le prix. And the winner is... Gaël Faye pour son roman Petit pays.

Par une cinquantaine de classes

POur élire le Goncourt des lycéens, le jury est composé d'une cinquantaine de classes de lycée (seconde, première, terminale ou BTS, généralistes, scientifiques ou techniques). Près de 2 000 jeunes, âgés entre 15 et 18 ans, ont donc eu la chance de lire les 14 ouvrages sélectionnés et de voter pour celui qu'ils ont le plus aimé. En plus de la lecture, des recontres avec les auteurs ont eu lieu. Pour sa 29e édition, le prix Goncourt des lycéens a donc désigné le roman Petit Pays de Gaël Faye, aux éditions Grasset.

Voici la liste des 14 ouvrages qui avaient été seléctionnés :

  • Nathacha Appanah, Tropique de la violence (Gallimard)
  • Metin Arditi, L’enfant qui mesurait le monde (Grasset)
  • Magyd Cherfi, Ma part de Gaulois (Actes Sud)
  • Jean-Baptiste Del Amo, Règne animal (Gallimard)
  • Jean-Paul Dubois, La succession (L’Olivier)
  • Gaël Faye, Petit pays (Grasset)
  • Frédéric Gros, Possédées (Albin Michel)
  • Ivan Jablonka, Laëtitia ou la fin des hommes (Seuil)
  • Régis Jauffret, Cannibales (Seuil)
  • Laurent Mauvignier, Continuer (Minuit)
  • Yasmina Reza, Babylone (Flammarion)
  • Leila Slimani, Chanson douce (Gallimard)
  • Romain Slocombe, L’affaire Léon Sadorski (Robert Laffont)
  • Karine Tuil, L’insouciance (Gallimard).

Le pitch du livre gagnant

Gaby, 10 ans, vit au Burundi avec son père, entrepreneur français, sa mère, rwandaise, exilée, et sa jeune sœur Ana. Il habite un agréable quartier d’expatriés, fait les quatre cents coups avec ses copains, goûte une enfance heureuse et privilégiée. Jusqu’au moment où il voit ses parents se déchirer et les tensions croître entre hutus et tutsis. Au milieu de ce chaos, il trouve refuge dans la lecture. Il se bâtit un monde à part, une forteresse de livres, pour échapper aux atrocités qui l’entourent. Le génocide rwandais est au cœur du roman mais il n’en est pas le sujet principal. Nourri d’un drame que l’auteur connaît bien, c’est avant tout un livre magnifique, parcouru d’ombres et de lumière, sur la fin des illusions de l’enfance et sur le passage à l’âge adulte. 

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