La CGE (Conférence des grandes écoles) qui regroupe de nombreuses grandes écoles telles qu’Audencia Business School, Celsa Paris-Sorbonne, EM Lyon ou encore CFJ, ont signé le jeudi 12 mai dernier un pacte pour l’ouverture sociale et l’égalité des chances, aux côtés de huit entreprises et associations : la Fondation Agir Contre l’Exclusion, l’association Passeport Avenir, l’association Frateli, L’Envol, l’Institut Télémaque, la Fondation d’entreprise Deloitte,Mozaîk RH et l’Apec. Les objectifs ? Promouvoir une plus grande diversité sociale parmi leurs étudiants, qui occuperont à l’avenir des postes à responsabilités en tant que cadres ou chefs d’entreprises.
Des efforts déjà anciens
Cela fait déjà quelques années que la CGE œuvre en ce sens. La création d’un Groupe de Travail « Ouverture Sociale », regroupant 380 membres, a ainsi été créé et a été à l’origine de nombreuses initiatives. Par ailleurs, la collaboration avec l’un des huit partenaires de la CGE, Passeport Avenir, a permis de donner naissance un baromètre Ouverture Sociale, permettant de jauger le taux de boursiers parmi les étudiants des grandes écoles et son évolution. Déjà lors de la deuxième édition de ce baromètre, la CGE observait que le taux des grandes écoles possédant plus d’un tiers de boursiers était passé de 32,5 à 53,2 % : une évolution significative qui a permis d’observer les avancées dans la mixité sociale au sein des grandes écoles, mais aussi de mieux appréhender les décisions à prendre pour l’avenir.
Une volonté de poursuivre les initiatives
Conscients que les inégalités dans l’enseignement supérieur ont encore de longs jours devant elles et que celles-ci doivent être combattues dés le secondaire, les membres de la CGE ont décidé de poursuivre leurs initiatives à travers la signature de ce pacte, et de « développer massivement les projets d’égalité des chances dés le collège, à en mesurer les bénéfices en termes de découverte des métiers, d’orientation, de sensibilisation aux études supérieures, d’accompagnement dans des parcours de réussite, et d’accés des étudiants issus de milieux populaires aux études et à l’emploi. ». Cet engagement est une bonne nouvelle dans un pays où les inégalités dans l’enseignement naissent dès l’enseignement primaire.