Sur la scène internationale, les élèves français ne brillent pas par leur niveau en mathématiques. En 20 ans, l’Hexagone a perdu presque 40 points au classement Pisa, attestant des capacités des jeunes de plusieurs pays du monde.
Renforcer cette discipline au collège et au lycée a fait partie des priorités de Gabriel Attal, lorsqu’il était ministre de l’Éducation nationale, dans le cadre du « Choc des Savoirs ». Un combat qui a été poursuivi par Anne Genetet et qui est aujourd’hui mené par Élisabeth Borne.
Plus qu’une hausse du nombre d’heures de cours dispensés aux collégiens et lycéens, ces personnalités politiques ont également mené un autre chantier : la mise en place d’une épreuve de mathématiques au baccalauréat général et technologique appelée « culture mathématiques ». Zoom sur cette mesure qui fait débat.
Les contours de la nouvelle épreuve de maths au bac
Désormais, les lycéens devront plancher sur un nouvel examen à la fin de la classe de première. En effet, l’épreuve de mathématiques ne sera pas proposée en terminale, comme c’est le cas pour la philosophie ou les enseignements de spécialité. Elle sera proposée en même temps que les épreuves anticipées de français – EAF pour les intimes -, ce qui permettra d’ailleurs de valoriser ces notes lors des inscriptions sur Parcoursup.
En ce qui concerne le déroulé des mathématiques au bac, on retrouve deux parties :
- Un QCM
- Un ou plusieurs exercices portant sur la résolution de problèmes
Elle affichera un coefficient 2 et durera 2 heures.
Pourquoi l’épreuve de maths fait-elle débat ?
Le premier reproche, c’est l’alourdissement du calendrier scolaire pour les élèves. En effet, en plus de devoir réviser pour une matière, ils devront désormais se préparer à passer deux épreuves dès la fin de la première. Une plongée dans le grand bain qui prépare, un peu trop brutalement pour certains, à l’année de terminale.
L’autre reproche, c’est l’alourdissement du calendrier pour les professeurs. S’ils se sont exprimés contre la correction automatique de la partie QCM de l’épreuve de maths, ils regrettent toutefois la mobilisation de correcteurs pour cette épreuve anticipée de mathématiques.
Récemment, le CSE (Conseil supérieur de l’éducation) s’est exprimé contre la mise en place de cet examen, lors d’un vote qui n’a récolté aucune voix pour. Cependant, cette décision n’est que purement consultative. Rien n’est donc confirmé pour l’heure, mais cette épreuve a de grandes chances de voir le jour dès l’édition 2026 du baccalauréat.