Bac : les lycéens réagissent à la sortie des épreuves de philosophie

par Anaïs Duval

Diplomeo s’est rendu ce matin dans un lycée parisien pour la première épreuve du bac : la philosophie. Réactions à chaud des élèves de terminale !

Les candidats à la sortie de l'épreuve de philosophie au baccalauréat 2017
Elles témoignent à la sortie du bac philo !

Les candidats avaient jusqu’à midi, soit 4 h, pour plancher sur les sujets de philo, première épreuve du bac 2017. Dès 10 h pourtant, certains élèves étaient dehors, parfois la mine déconfite, parfois le sourire aux lèvres. Candidats de filière L, ES et S ont accepté de nous livrer leurs premières impressions sur cette épreuve souvent redoutée lors du baccalauréat.

Un avis mitigé sur les sujets

 718 890 inscrits cette année pour tenter de décrocher le précieux sésame, et parmi eux, Noé et Yacine, en terminale ES. Un peu perturbés par cette première épreuve, et après quelques instants pour se rappeler des sujets qui viennent de tomber, ils nous confient « ne pas pouvoir trop juger » comment cela s’est passé. Yacine, inquiet, ajoute que « tout dépend du correcteur ». Une autre candidate au bac, littéraire cette-fois, vient confirmer les propos du jeune homme : « j’ai parlé de la manif pour tous qui est un sujet un peu tendu, donc ça dépendra aussi de la personne qui va me corriger ».

Angèle, elle, est ravie : elle avait déjà étudié, au cours de l’année, le sujet « suffit-il d’observer pour connaître ? ». L’élève de L a donc pu citer avec facilité Platon, Aristote, Épicure ou encore Kant, pour appuyer son argumentation.

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Si personne n’a osé mentionner de célébrités de la chanson ou de la télé-réalité, cette année encore, comme dans chaque édition du bac, quelques perles se sont glissées dans les copies. Pensons notamment à Guernica, la célèbre peinture de Picasso, qui a pour l’occasion été transformée en « guérilla », ou le fameux « je pense donc je suis » de Descartes, glissé au hasard « parce que c’était pas dans le sujet ».

De la pression mais peu de révisions

Devant l'enceinte du lycée, on peut sentir la pression se relâcher. Certains élèves ont du mal à retrouver leur calme, après l'angoisse subie pendant ces heures de rédaction. D'autres, également stressés, ont une bonne raison.

Florent, élève de terminale économique et sociale, a choisi le troisième sujet, l’explication de texte, « au feeling » et sans vraiment avoir le choix : « les sujets de dissertation sont tombés sur ce que je n’avais pas révisé ». Beaucoup semblent être dans son cas. Un autre candidat, qui semble très détendu, avoue même en rigolant qu’il n’est « pas allé à un seul cours de philosophie de l’année » et a travaillé chez lui uniquement « à partir des annales ».

Alors, est-ce que le talent suffira ? À la question « quelle note pensez-vous obtenir ? », les prévisions sont frileuses : Emma « espère avoir la moyenne », d’autres pensent la rater de peu : « à peu près 9, ou 9,5 s’ils sont gentils ». Pour les plus pessimistes, certains d’avoir fait un hors sujet, le résultat attendu est « un 4 ».

Quelques étudiants en ont profité pour livrer des conseils aux futurs candidats : « bien dormir, ne pas stresser, prendre boire et à manger » ont notamment été mentionnés pour survivre lors des épreuves.

Demain, ce sera au tour de l’épreuve d’histoire-géo, redoutée par plusieurs élèves interrogés : « ce soir ça va réviser à fond », nous assure un terminale scientifique visiblement stressé, mais qui conserve sa bonne humeur.

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