Étudiant : 5 choses à savoir pour la rentrée 2025

Hausse des prix, logement, bourses… Tandis que le retour sur les bancs de l’école approche, Diplomeo dresse un état des lieux des principaux indicateurs pour la rentrée de septembre.
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Adieu grasses matinées, bonjour café serré et amphis bondés : c’est bientôt la rentrée ! Le mois de septembre sonne le glas des vacances… mais aussi le stress pour pas mal d’étudiants. Inscriptions administratives sur le tard, dossiers qui traînent, et pour certains toujours pas de place dans une formation : la rentrée 2025 commence déjà sur les chapeaux de roue.

Et bien sûr, il y a le nerf de la guerre : le budget. Logement, transports, alimentation… Dès le mois de septembre, il va falloir être malin pour tout gérer au mieux ses dépenses. Voici 5 choses à savoir avant de plonger dans cette nouvelle année étudiante.

Hausse de 800 euros du coût de la vie étudiante

Comme chaque année, l’UNEF publie son traditionnel indicateur sur l’évolution du coût de la vie étudiante. Selon le syndicat étudiant, ce dernier augmente de 4,12% pour la rentrée de septembre, soit une hausse de 807 euros entre 2024 et 2025, qui suppose un total de 1226 euros de charges par mois.

« Cette forte augmentation s’explique par une hausse des loyers, du coût des transports mais également des frais obligatoires pour s’inscrire à l’université. Les étudiant·e·s subissent une précarité étudiante forte année après année et tous les signaux sont au rouge » , précise l’UNEF dans son enquête annuelle.

Avec le dégel des loyers du CROUS, difficile d’échapper à la hausse, selon le syndicat étudiant. Résultat des courses : +3,26 % pour ceux qui sont logés en résidence universitaire et +2,46 % pour les étudiants qui louent dans le privé. D’après l’UNEF, il faut compter 421,97€ par mois en moyenne pour une chambre CROUS, contre 609,60€ dans le privé.

Et si tu vis en Île-de-France, accroche-toi : le loyer moyen grimpe à 857€ par mois. Dans le même temps, le coût de la vie s’accroît pour les étudiants franciliens : +4,40 % en un an, quand la hausse des autres régions s’établit à +1,79 %, grosso modo calées sur l’inflation.

Côté transports en commun, la facture va également s’alourdir avec une augmentation de 1,44% pour les boursiers et de 2,44% pour les étudiants non-boursiers. « Les transports en commun constituent un poste de dépense incontournable dans le budget étudiant (...) ils conditionnent l'accès même aux études supérieures et la capacité des étudiant·e·s à mener une vie sociale et culturelle digne », affirme l’UNEF.

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Les frais d’inscription à l’université et la CVEC en légère hausse

Depuis 2023, le gel des droits d’inscription n’est plus à l’ordre du jour et les frais de scolarité à l’université ont été majorés. Ainsi, entre 2017 et 2025, les frais d’inscription à l’université ont augmenté de près de 38 % en moyenne. Rien qu’entre 2024 et 2025, la hausse est d’environ +1,7 %.

  • En licence, il faut désormais compter 178€ (contre 175 euros en 2024)
  • En master, l’inscription revient à 250€ (contre 243 euros en 2024).
  • En doctorat, elle atteint 391€ (contre 380 euros en 2024).

En outre, la Contribution de vie étudiante et de campus (CVEC), dont les étudiants doivent s’acquitter obligatoirement à chaque rentrée universitaire, est de 105 euros cette année (soit deux euros de plus). Pour rappel, cette contribution vise à financer plusieurs services comme des activités sportives et culturelles ou encore la garantie d’accès aux soins. En incluant la CVEC, les droits d’inscription à l’université s’élèvent à 283€ en licence, 359€ en master et 502€ en doctorat.

Pour l’UNEF, cette contribution financière obligatoire représente « un coût important pour les étudiants »  qui sont « plongés dans une précarité structurelle ». Le syndicat demande l’abrogation de la CVEC qui représente, selon lui, « une taxe imposée par l’État”.

Bourses : les montants des échelons inchangés

La bourse sur critères sociaux est une aide financière attribuée aux étudiants selon un barème officiel fixé par arrêté ministériel. Il dépend surtout des revenus de tes parents ou de tes représentants légaux. Néanmoins, il existe des exceptions : si tu es marié, pacsé ou que tu as un enfant à charge, c’est uniquement tes propres revenus qui sont pris en compte pour l’étude de ton Dossier Social Étudiant (DSE).

La bourse s’établit sur 8 échelons, de 0 bis à 7. Pour l’année universitaire 2025-2026, aucune modification n’a été annoncée pour le moment et les montants de la bourse restent inchangés. Les voici :

Échelon 👇Montant mensuel sur 10 moisMontant annuel sur 10 moisMontant annuel sur 12 mois
0 bis145,40 euros1454 €1745 €
1216,30 euros2163 €2596 €
2307,10 euros3071 €3685 €
3382,80 euros3828 €4594 €
4458,70 euros4587 €5504 €
5521,20 euros5212 €6254 €
6550,60 euros5506 €6607 €
7633,50 euros6335 €7602 €

Pérennisation du repas à un euro pour les boursiers et précaires 

C’est un levier efficace pour lutter contre la précarité étudiante : le repas à un euro dans les restaurants universitaires du Crous pour les boursiers et les étudiants en situation de précarité. Ce dispositif, lancé pendant la crise sanitaire, est maintenu pour la rentrée 2025-2026.

Pour autant, la communauté estudiantine - syndicats en tête - veut aller plus loin. L’Unef et l’Union étudiante réclament la pérennisation du dispositif et son extension à l’ensemble des étudiants. L’Union étudiante porte également d’autres revendications, comme un nouveau gel des inscriptions universitaires, la gratuité des transports en commun et la mise en place d’une allocation d’autonomie pour l’ensemble des étudiants.

Étudiant : puis-je bénéficier d'une aide financière ?

Les Crous proposent chaque année des aides financières aux étudiants en situation de grande précarité, même si ceux-ci ne sont pas éligibles aux bourses sur critères sociaux. Ces soutiens, ponctuels ou durables, peuvent atteindre jusqu’à 6 000 € par an et se demandent auprès du Crous ou d’une assistante sociale.

« Santé psy étudiant » : Un accès renforcé aux consultations psychologiques 

Le dispositif « Santé psy étudiant » est maintenu cette année pour accompagner les étudiants confrontés à des difficultés psychologiques, qu’il s’agisse d’angoisse, de dépression, d’addiction ou d’autres troubles.

Depuis le 1er juillet 2024, les étudiants peuvent bénéficier gratuitement de 12 séances (contre 8 auparavant) avec un psychologue partenaire. Cette aide vise à offrir un soutien précieux pendant une période souvent stressante et anxiogène de la vie étudiante. Pour en bénéficier, il suffit de se rendre sur le site santepsy.etudiant.gouv.fr pour trouver un psychologue et obtenir toutes les informations nécessaires.

Parallèlement, le dispositif « Mon soutien psy » reste également disponible pour les étudiants. Il permet à toute personne en souffrance psychique de bénéficier de 12 séances d’accompagnement psychologique prises en charge à 100 % par l’Assurance Maladie et les mutuelles.

Les étudiants peuvent prendre rendez-vous directement avec un psychologue et si besoin, consulter d’abord un médecin ou une sage-femme pour obtenir un courrier d’accompagnement à remettre au psychologue. Ces dispositifs garantissent un accès durable à un soutien psychologique pour toutes celles et ceux qui en ressentent le besoin.

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