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Comment financer son école d’ingénieurs ?

Bourses, alternance, prêts ou encore aides des écoles : il existe des solutions pour financer tes études supérieures. Bénéficie des conseils d’un directeur et de témoignages d’étudiants qui sont passés par là !
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Tu viens de décrocher une place en école d’ingénieurs (ou tu y penses sérieusement), sauf que quand tu regardes le prix affiché, c’est la douche froide. Quelques centaines d’euros dans le public, jusqu’à plusieurs milliers dans le privé : sur cinq ans, la note grimpe vite.

Mais bonne nouvelle : afin de faciliter l’accès aux études supérieures à tous, il existe des dispositifs qui permettent d’alléger la facture. Entre les bourses, l’alternance ou éventuellement les prêts, tu devrais trouver chaussure à ton pied !

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Combien coûtent vraiment les études d’ingénieur ? 

Tu bloques devant les tarifs ? C’est normal. Toutes les écoles d’ingénieurs n’affichent pas les mêmes frais et l’écart peut parfois être très grand.

Dans les écoles publiques sous tutelle du MESR, le tarif officiel est fixé à 2 613 € par an pour le diplôme d’ingénieur (2025-2026). Dans les faits, certains établissements, comme l’INSA Rouen, appliquent encore l’ancien tarif de 628 €/an, en attente de l’arrêté ministériel pour mise à jour 2026-2027. Mais la tendance est claire : les frais vont augmenter. À cela s’ajoute également la CVEC de 105 €.

Côté privé, c’est une autre histoire : compte entre 7 000 et 11 000 € par an en moyenne. Par exemple, l’ESILV affiche 11 400 €/an en prépa intégrée et cycle ingénieur. Sur cinq ans, ça fait plus de 50 000 €, soit un sacré investissement. Toutefois, retiens que certaines écoles proposent un paiement échelonné.

Enfin, sache que le coût ne s’arrête pas à la ligne « scolarité ». Logement, transports, alimentation, loisirs : le budget global dépend beaucoup de la ville où tu étudies. Astrée Rivoallan-Soccard, étudiante en 4e année à l’ESEO, a appris cette leçon sur le tas : « Lorsqu’on prévoit de faire des études, il est important de budgétiser l’ensemble des dépenses et pas uniquement les frais de scolarité et le logement. Les dépenses liées à la vie quotidienne peuvent aussi représenter un coût important et on ne s’y attend pas toujours au début ». Tu l’auras compris, il vaut mieux tout anticiper avant de signer !

Bourses et aides : comment faire baisser la facture avant même d’intégrer l’école ?

Tu penses que tu vas devoir tout payer de ta poche ? On ne l’espère pas pour toi ! En effet, les écoles et l’État mettent en place plusieurs dispositifs, parfois cumulables, qui peuvent faire baisser le montant total à payer pour suivre des études en école d’ingénieurs.

Premier réflexe : la bourse sur critères sociaux du CROUS. Selon ta situation, tu peux toucher jusqu’à environ 6 335 € par an (échelon 7), versés en 10 mensualités. Mention TB au bac ? Une bourse au mérite peut s’ajouter. La demande se fait via le DSE entre janvier et mai. Nicolas China-Bello, étudiant en 4e année à l’ESEO, a cumulé les deux : « Durant mes trois premières années, j’ai bénéficié d’une bourse du CROUS d’environ 145 € par mois ainsi que d’une bourse au mérite de 100 € par mois, obtenue après avoir eu la mention Très Bien au baccalauréat ».

Pense aussi aux aides des collectivités territoriales. Régions, départements, villes : beaucoup proposent des bourses, des prêts d’honneur ou même un revenu minimum étudiant. Les critères varient d’un territoire à l’autre, donc n’hésite pas à te renseigner directement auprès de ta collectivité.

Enfin, pas mal d’écoles ont mis en place leurs propres coups de pouce. À l’ESIEA, les bourses internes peuvent grimper jusqu’à 4 000 €. Loïc Roussel, directeur général de l’école d’ingénieurs, détaille : « Certaines sont cumulables entre elles : bourse d’excellence pour les 10 % des meilleurs profils au concours Puissance Alpha, bourse Mention Très Bien au bac, réduction fratrie de 20 %, réduction enfants d’alumni de 10 % ». En gros, si tu coches plusieurs cases, la facture peut fondre comme neige au soleil !

Conseil 💡

Nicolas te conseille de commencer par le site messervices.etudiant.gouv.fr, qui « recense l’ensemble des aides accessibles aux étudiants et constitue un très bon point de départ pour effectuer ses démarches ». À toi de jouer !

Alternance, stages et job étudiant : finance tes études les mains dans le cambouis

Si tu cherches le combo gagnant, à savoir zéro frais de scolarité + un salaire + de l’expérience pro, l’alternance est faite pour toi ! L’entreprise prend tout en charge et te rémunère selon ton âge et ton niveau d’études. Résultat : tu étudies, tu bosses et tu ne paies rien. À l’ESIEA, « l’alternance est accessible dans l’ensemble des formations : dès la 3e année pour le programme Ingénieur, dès la 2e année en Bachelor et sur les deux années du Mastère », détaille Loïc Roussel.

Certains étudiants préfèrent cependant attendre un peu avant de se lancer, histoire de trouver la spécialisation qui leur correspond. C’est le choix qu’a fait Nicolas : « Ma dernière année se déroulera en alternance en contrat professionnel, ce qui permettra à l’entreprise de prendre en charge les frais de formation tout en me versant un salaire. J’ai choisi de ne pas m’orienter vers l’alternance plus tôt, car je souhaitais d’abord confirmer le domaine dans lequel je voulais me spécialiser ».

Émilien Bourgouin, étudiant en 3e année à l’ESEO, est convaincu de la plus-value de ce mode d’apprentissage : « J’encourage vraiment à essayer l’alternance, car c’est une expérience très positive. L’entreprise paye les frais de scolarité, tu touches un salaire et en plus tu développes de l’expérience professionnelle. »

Côté stages, ils font partie du cursus en formation initiale et sont rémunérés à partir de deux mois (gratification légale de 4,50 €/h minimum en 2026). Certaines entreprises rémunèrent un peu plus leurs stagiaires, mais c’est en fonction de leur bon vouloir !

Et le job étudiant ? Soyons honnêtes : avec un emploi du temps d’ingénieur (cours, projets, partiels), caser un boulot régulier en parallèle peut être difficile, mais pas impossible ! Certains parviennent à s’organiser, comme Astrée, qui travaille comme intervenante chez Kinougarde : « L’avantage, c’est que le volume horaire est réduit, souvent autour de 4 heures en soirée. C’est compatible avec mes études, même si les gardes tard le soir peuvent rendre le rythme de sommeil un peu difficile ». Émilien, lui, met les bouchées doubles pendant les vacances d’été en usine « afin de gagner un peu d’argent ». À chacun sa formule !

Le prêt étudiant : comment ça marche et faut-il en avoir peur ?

Le mot « prêt » fait peur à beaucoup d’étudiants. Et c’est compréhensible : s’endetter à 20 ans, ça ne fait rêver personne. Mais, il existe des options que tu peux envisager et qui sont plutôt simples à mettre en place :

  • le prêt étudiant garanti par l’État : jusqu’à 20 000 €, sans conditions de ressources ni caution parentale, pour les moins de 28 ans.
  • les prêts bancaires classiques : « Les banques accordent généralement des prêts assez facilement aux étudiants d’écoles d’ingénieurs, car l’insertion professionnelle est très bonne à la sortie », assure Nicolas. L’ESIEA a même négocié des conditions spéciales pour ses étudiants, en partenariat avec le Crédit Coopératif et la Société Générale.

Le principe est simple : tu empruntes pendant tes études, tu ne rembourses qu’une fois en poste. Nicolas a choisi un prêt étudiant sur 10 ans avec un différé de remboursement : « Je peux utiliser les fonds pendant mes études et commencer à rembourser uniquement après l’obtention de mon diplôme. » Tu crains de galérer à rembourser tes dettes ? À l’ESIEA, « 100 % des diplômés trouvent un emploi en moins de deux mois, avec un salaire moyen à la sortie d’environ 46 500 € », rappelle Loïc Roussel. Avec ce niveau de salaire, un prêt de 15 000 ou 20 000 € se rembourse donc assez facilement, à condition de ne pas emprunter au-delà du nécessaire.

En bref, le coût d’une école d’ingénieurs ne doit pas te faire renoncer. Les solutions sont nombreuses, elles se combinent, et le retour sur investissement est bien présent. Ce que tu dois faire ? T’y prendre tôt, toquer aux bonnes portes et monter ton plan de financement comme un vrai projet ! « Nous encourageons les étudiants à ne pas renoncer à leur projet d’études pour des raisons financières, car de nombreuses solutions existent », insiste Loïc Roussel. « Les métiers auxquels prépare l’ESIEA, notamment dans les domaines de l’informatique, de l’intelligence artificielle ou de la cybersécurité, offrent de très fortes perspectives d’emploi », conclut le directeur général.

Et maintenant ? Renseigne-toi, fais tes simulations, contacte les écoles et surtout ne lâche rien. Tu as toutes les cartes en main !

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