« Ca y est je l'ai ! » : les réactions des bacheliers 2017

Pour les résultats du bac 2017, Diplomeo s’est rendu dans un prestigieux lycée parisien : Louis-le-Grand. Entre cris de bonheur et larmes de joie, immersion dans l’euphorie de ce mercredi 5 juillet !

Bonne ou mauvaise nouvelle ?

À deux pas de la Sorbonne, et d’un autre lycée non moins connu (Henri IV), se dresse l’imposant édifice Louis-le-Grand. Fier d’afficher un taux de réussite au bac de 99 %, ce lycée public comptait cette année 300 candidats au baccalauréat. Alors, 2017 est-elle l’année de tous les succès ? Nous sommes allés à la rencontre des heureux bacheliers, dont l’émotion avait parfois du mal à être contenue.

À 9 h 20 ce matin, pas un bruit dans l’enceinte de l’établissement. Le proviseur nous accueille, l’air préoccupé : « J’espère que les élèves seront au rendez-vous », nous confie Jean Bastianelli. « Avec les nouvelles technologies, et notamment les résultats sur internet, très peu viennent encore consulter les listes au sein même du lycée », ajoute-t-il.

 

Suspens. Cette année, le lycée Louis-le-Grand est centre de délibération : il affichera les résultats de ses élèves, mais également de ceux d’une dizaine de lycées aux alentours. Pour l’instant, pas un chat. Le personnel s’active en silence et commence à afficher les précieuses listes aux quatre coins de l’établissement.

9 h 50, la cour de Louis-le-Grand est toujours vide. Mais ça se bouscule au portillon. Impatients, les élèves angoissés trépignent devant la colossale entrée du lycée. « Vous n’entrerez qu’à 10 h ! », lance un membre de l’administration. Quelques minutes encore, avant la ruée vers l’or

 

10 h. Redescendus devant les listes, nous scrutons les premières réactions. Certains sont hésitants, d’autres accourent pour chercher leur nom sur les panneaux d’affichage. En quelques coups d’œil, les premiers bacheliers 2017 peuvent enfin relâcher la pression : ils l’ont. Une jeune fille ne retient pas ses larmes. Certaine d’être passée à côté, elle pensait se « retrouver aux rattrapages » : énorme soulagement. D’autres sont un peu déçus : comme Sacha, ils espéraient décrocher une mention. Tant pis, l’idée d’être bachelier balaye rapidement cette petite défaite. Dans l’ensemble, tous sont heureux.

Quand certains crient et sautent sur leurs amis pour leur annoncer la nouvelle, d’autres appellent leurs parents en tremblant, la voix emplie de fierté. Certains parents et proches ont d’ailleurs fait le déplacement pour accompagner leur progéniture dans ce moment important de leur vie. La grande sœur d’un des néo-bacheliers n’est pas peu fière : « En plus du bac, il a été accepté dans une école d’ingénieurs, qui était son premier vœu », ajoute-t-elle.

10 h 30, l’heure de récupérer ses notes. Quelles matières ont le mieux réussi les candidats, leurs résultats sont-ils a la hauteur de leurs espérances ? Gaspard, qui tient entre ses mains son livret de notes, nous confie sa surprise : « Toute l’année j’ai eu entre 8 et 10 de moyenne, et là j’ai 15 en histoire et 14 en philo, "je me sens plus" ». Ce qui a l’air d’être le cas pour plusieurs d’entre eux. Quelques-uns laissent échapper un commentaire teinté d’une légère déception : « Je suis dégoutée de ne pas avoir eu 20 en latin », entend-on de la bouche d’une jeune fille, qui a finalement obtenu un 19 en langue ancienne.

Lors du sondage « Parole aux Jeunes : bac, les candidats sont-ils confiants ? », les terminales étaient 68 % à penser obtenir le bac. Louis-le-Grand est en passe de relever un exploit et d’exploser le compteur pour atteindre les 100% de réussite : seuls trois élèves sont aux rattrapages. Avec un peu de chance, ces épreuves qui se dérouleront le 6 et le 7 juillet, seront l’ultime étape avant de décrocher le sésame.

PS : encore bravo à Sacha, qui fête en même temps son bac et son anniversaire ! 

 

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