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L’Âme Idéale : une journée sur le tournage du film qui a tout confirmé pour ces étudiants en cinéma

Immersion sur le tournage de L’Âme Idéale (2025) : deux étudiants en école de cinéma racontent comment cette expérience a confirmé leur orientation et leur projet pro.
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Quand on envisage des études dans le cinéma et l’audiovisuel, une question revient souvent : à quoi ressemble vraiment la réalité du métier, une fois sorti de la salle de cours ? Pour Alix et Oriane, étudiants en deuxième année de bachelor à l’ÉSEC (École supérieure d’études cinématographiques, n° 1 au classement national Eduniversal Audiovisuel et Cinéma - Production et Réalisation en 2026), cette réflexion se construit progressivement, au fil des projets pédagogiques, des tournages encadrés et des rencontres professionnelles proposés tout au long du cursus.

Sélectionnés par leur école pour vivre une expérience immersive, ils ont ainsi eu l’opportunité d’assister, pour la toute première fois, à un tournage de film professionnel. Le temps d’une journée, ils ont découvert l’envers du décor de L’Âme Idéale, sorti en décembre 2025, aux côtés de l’équipe du film et de comédiens comme Jonathan Cohen.

Observation du plateau, écoute des retours casque sur les oreilles, échanges avec les professionnels… Une immersion courte, mais intense, qui a nourri leur réflexion d’orientation et contribué à confirmer leurs ambitions dans les métiers du cinéma et de l’audiovisuel. Portrait croisé.

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Dans quel cadre avez-vous été immergés sur le tournage de L’Âme Idéale ?

Alix : On a été sélectionnés après avoir réalisé une vidéo. Sur place, notre rôle était surtout de l’observation, mais très immersive. On assistait au tournage en conditions réelles, avec des casques, ce qui nous permettait d’entendre exactement ce que la réalisatrice et l’équipe se disaient.

Oriane : On a aussi eu la chance de tester le matériel. Un chef opérateur nous a expliqué le fonctionnement des caméras, on a pu manipuler un peu et faire la mise au point. Et ce qui m’a marquée, c’est le calme. Tout est très organisé, très précis. Chacun sait exactement quoi faire et quand.

Cette immersion a-t-elle confirmé votre projet d’orientation ?

Oriane : Oui, clairement. Dès que je suis arrivée, je me suis dit : c’est là que je veux être. Même quand il faut refaire quinze fois la même scène, ça ne me dérange pas du tout. J’aime aussi cette partie du métier. Aujourd’hui, je m’intéresse beaucoup au scénario, à la réalisation (j’aimerais réaliser ce que j’écris) et aussi à l’acting.

Alix : Ça a confirmé mon envie d’évoluer dans ce milieu, même si je suis encore en réflexion quant au poste précis. Je suis attiré par la post-production ou par le métier de chef opérateur. Tout ce qui touche à l’image, finalement.

Un cursus en 4 ans pour se professionnaliser progressivement

À l’ÉSEC, le parcours peut s’étendre sur quatre années :

Année 1 : découverte

Année 2 : approfondissement

Année 3 : spécialisation et stage

Année 4 (optionnelle) : alternance

À quoi vous attendiez-vous avant le tournage et qu’avez-vous découvert en réalité ?

Oriane : Je pensais que ce serait plus chaotique, et, finalement, tout est hyper cadré. L’organisation m’a vraiment impressionnée. En revanche, j’ai aussi réalisé à quel point c’est long et fatigant. Tout le monde reste tout de même très concentré, même quand la fatigue se fait sentir.

J’ai aussi redécouvert le HMC (habillage, maquillage, coiffure). Je n’avais jamais réalisé à quel point ils sont présents à chaque scène, pour des retouches parfois invisibles pour le spectateur. C’est fascinant à observer.

Comment vit-on la rencontre avec des professionnels très connus ? Y a-t-il eu un moment particulièrement marquant pour vous ?

Alix : C’est assez étrange au début. On a l’impression qu’ils ne sont pas vraiment dans la même pièce que nous, parce qu’on les connaît surtout à travers un écran.

Oriane : Et puis Jonathan Cohen, on l’associe souvent à des rôles très drôles. Là, le voir extrêmement sérieux, refaire une scène encore et encore sans rire, c’était impressionnant. Cela montre une autre facette du métier d’acteur.

Et le moment le plus marquant, pour ma part, est sans aucun doute quand j’ai pu discuter avec Jonathan Cohen de l’écriture d’un scénario. Il m’a expliqué son processus d’écriture et m’a donné des conseils. Comme je m’oriente vers le scénario, c’était un véritable moment privilégié.

Ensuite, vous avez pu assister à l’avant-première du film et le découvrir. Qu’est-ce que cela vous a fait ?

Oriane : Nous avons été sur le tournage qu’une journée, mais je n’en étais pas moins fière. C’est une véritable fierté de voir le résultat final.

Alix : On a même essayé de repérer la scène sur laquelle on était lors de la journée d’immersion. Et après, il y avait le cocktail dinatoire, les échanges avec les professionnels… Jonathan Cohen nous a reconnus ! C’était assez irréel.

La scène du film sur laquelle ils ont travaillé 🎥

Lors de leur journée d’immersion, Alix et Oriane ont assisté au tournage d’une scène charnière de L’Âme Idéale. La séquence se déroule au moment où Oscar, le personnage incarné par Jonathan Cohen, arrive dans la salle de concert où il doit bientôt se produire. C’est là qu’il découvre qu’un autre artiste a pris sa place… on n’en dira pas plus pour ne pas spoiler 😉

Quelles compétences vous semblent essentielles pour réussir dans ce milieu ?

Alix : La communication, sans hésiter. Sur nos projets à l’école, on voit bien que quand on ne communique pas assez, les problèmes arrivent vite. Et, il faut aussi savoir gérer le stress, parce qu’il y a toujours des imprévus.

Oriane : Oui, savoir parler, anticiper, écouter les autres pôles… c’est vraiment central.

Qu’est-ce qui vous motive le plus à continuer dans cette voie aujourd’hui ?

Oriane : C’est quelque chose que je veux faire depuis toute petite. J’ai découvert le cinéma à travers un projet de court-métrage quand j’étais jeune, et depuis, je n’ai jamais envisagé autre chose après le bac.

Alix : Moi, c’est le fait de me consacrer à un projet, d’y passer du temps et de voir un résultat concret. Cette satisfaction-là est très forte.

Bon à savoir

L’ÉSEC dispose de deux campus :

Un à Paris, au cœur du 6ᵉ arrondissement, avec plateaux de tournage, studios de post-production et stations de montage

Un autre à Lyon, à Villeurbanne, équipé de plateaux de tournage, studios son, régies et salles de montage

Quel conseil donneriez-vous à un lycéen ou un étudiant qui hésite à s’orienter vers le cinéma ?

Alix : Faire un maximum de projets, même personnels, dès que possible. Ça fait acquérir de l’expérience, ça démontre de la motivation et puis ça donne confiance en soi pour viser plus haut ensuite.

Oriane : Il faut tout prendre ! Les opportunités, les rencontres, les contacts. Le réseau est hyper important dans les métiers du cinéma et de l’audiovisuel.

Quel a été votre parcours avant l’ÉSEC ?

Oriane : J’ai fait un bac général, sans spécialité cinéma. J’ai ensuite passé un an dans une autre école de cinéma avant de me réorienter vers l’ÉSEC.

Alix : J’étais en bac technologique STI2D, plutôt axé informatique. J’hésitais entre l’informatique et l’audiovisuel, mais le cinéma me parlait davantage sur le long terme, surtout pour mêler technique et création.

Que conseillez-vous de regarder en priorité pour choisir une école de cinéma ?

Oriane : Avant toute chose, il faut prendre le temps de savoir si on veut plus de théorie ou plus de pratique. Moi, j’ai aimé le fait qu’il y ait une première année très axée culture cinématographique à l’ÉSEC. Ensuite, on est passé à la pratique avec des masterclasses, des rencontres avec des professionnels ou encore la présence sur des festivals. Ça compte énormément pour apprendre le métier.

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