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Élève, étudiant : combien coûte ma scolarité à l'État ?

Chaque année, l'État dépense de l'argent pour tous les jeunes inscrits dans des établissements du secondaire ou de l'enseignement supérieur public. Quels sont les chiffres ? Éléments de réponse avec Diplomeo !
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Quand tu t'inscris dans une formation de l'enseignement supérieur, tu dois souvent mettre la main au portefeuille. Mais il y a deux façons de le regarder : d'un côté, ce que tu paies en tant qu’étudiant (droits d’inscription, CVEC, logement, matériel, etc ). De l’autre, ce que l’État dépense réellement pour que tu puisses suivre tes cours.

Spoiler alert : la différence est énorme. En France, les frais d’inscription restent parmi les plus bas d’Europe. Mais derrière, l’État sort chaque année le carnet de chèques pour financer salaires des enseignants, bâtiments, équipements… Alors, combien “coûte” vraiment ta scolarité dans le public ? On fait le point !

Coût d’un apprenant à l’État : des différences selon les cycles 

En France, le coût de la scolarité pour les étudiants dépend de nombreux facteurs, tels que le niveau d'études, le type d'établissement (public ou privé) et même la région. Dans le système scolaire public, l'État couvre généralement une partie importante des frais grâce à l'éducation subventionnée.

En 2023, la facture moyenne pour l’État par étudiant du supérieur atteignait environ 13 060 euros par an, selon une note du ministère de l'Enseignement supérieur. Ce chiffre n’est pas le même selon la filière : un étudiant à l’université coûte autour de 12 250 euros par an, en BTS cela grimpe à 16 730 euros, et en classes préparatoires (CPGE), on dépasse les 18 500 euros. Rien que ça !

Si on élargit cela à l’ensemble du système éducatif français, de l’école primaire à l'enseignement supérieur, la moyenne tourne autour de 10 470 euros par élève ou étudiant. Ces montants peuvent sembler énormes, mais ils s’expliquent surtout par des dépenses structurelles incontournables : les salaires des professeurs et du personnel administratif, l’entretien des locaux, les bibliothèques, les laboratoires, et toutes les infrastructures, nécessaires pour faire tourner le système éducatif français.

Voici le détail de la dépense moyenne par élève et par an, selon le ministère de l’Éducation nationale en 2025 :

  • 8450 euros par élève du premier degré (maternelle et primaire)
  • 10 070 euros par collégien
  • 12 660 euros par lycéen de la voie générale et technologique
  • 14 470 euros par lycéen de la voie professionnelle

Ainsi, l’État consacre, environ 115,8 milliards d’euros à l’éducation de la primaire au lycée et environ 43 milliards d’euros pour l’enseignement supérieur (université, BTS, apprentissage, etc).

Et toi, tu paies combien ?

Les droits d’inscription dans une université publique française restent symboliques comparés à d’autres pays. Pour l’année universitaire 2025-2026, il faut compter 178 euros pour une licence, 254 euros pour un master, et 391 euros pour un doctorat. À cela s’ajoute la Contribution de Vie Étudiante et de Campus (CVEC), fixée à 105 euros, qui finance des services inhérents au quotidien des étudiants : activités sportives et culturelles ainsi que la garantie d'accès aux soins et à l'accompagnement social.

En gros, même si les droits augmentent légèrement chaque année (de 3 à 7 euros en moyenne selon le niveau ces deux dernières années), on reste sur un total autour de 300 euros par an. Quand on met ça en face à l’argent déboursé par l’État pour tes études, ce n’est pas tout à fait la même somme.

Dans l’enseignement supérieur privé, c’est une autre histoire : les frais d’inscription n’ont rien à voir avec ceux de l’université. Ici, on parle souvent de plusieurs milliers d’euros par an,  ça peut aller de 3 000 à plus de 10 000 €, voire plus dans certaines écoles de commerce ou d’ingénieurs réputées (coucou HEC Paris et ses droits d’inscription à 20-24 000 euros annuels, pour arriver à un total de 70 000 € sur 3 ans ).

Les raisons ? L’État finance beaucoup moins ces établissements, donc ce sont surtout les étudiants qui mettent la main à la poche. La CVEC reste obligatoire certes, mais c’est presque anecdotique à côté des frais.

En échange, les écoles privées mettent en avant un certain nombre de critères : des formations avec un suivi plus personnalisé, des locaux bien équipés, et un réseau alumni et d’entreprises partenaires qui peut faciliter tes recherches d’alternance et de premier emploi sur le marché du travail. Et pour rendre ça plus abordable, de nombreux étudiants optent pour la formation en alternance ou des systèmes de bourse internes.

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