Pendant deux ans, tu as mis les mains dans le cambouis (ou plutôt dans les réacteurs) : maintenance, assemblage, avionique, réglementation aéronautique… Résultat : tu as un profil technique qualifié et prêt à intégrer le monde du travail !
Mais faut-il foncer sur le marché de l’emploi ou continuer à se former ? Diplomeo fait le tour de toutes les possibilités qui s’offrent à toi après ton bac+2 !
Poursuis tes études après un BTS aéronautique
C’est vrai, le BTS est un diplôme conçu pour l’insertion pro. Mais avec un bon dossier ou une mention à l’examen, la poursuite d’études est tout à fait envisageable. Et dans l’aéronautique, monter en compétences peut vraiment faire la différence sur ta fiche de paie et tes responsabilités !
Décroche une licence pro mention métiers de l’industrie : industrie aéronautique
Cap sur le bac +3 : la licence professionnelle est la suite logique après un BTS. En un an, tu te spécialises dans la maintenance aéronautique, les systèmes avioniques ou l’industrialisation. L’avantage ? La plupart de ces licences pros se font en alternance : une aubaine pour toi qui étais habitué à mettre la main à la pâte en BTS !
La licence pro mention métiers de l’industrie : industrie aéronautique est dispensée par plusieurs IUT à Toulouse, Bordeaux, Montpellier, Brest, Aix-Marseille… L’admission se fait sur dossier et entretien : à toi de savoir te mettre en valeur pour montrer que tu as envie d’aller plus loin !
La licence pro maintenance aéronautique est majoritairement dispensée par des professionnels du secteur. Tu apprends directement auprès de gens qui travaillent chez Airbus, Dassault ou Air France. Difficile de faire plus concret !
Intègre une formation universitaire : la licence L3 en sciences de l’ingénieur
Tu veux un parcours plus académique avant de viser un master ou une école d’ingénieurs ? La licence L3 en sciences de l’ingénieur est faite pour ça. En un an, tu consolides tes bases en maths, physique et sciences industrielles dans un cadre universitaire.
Attention : le rythme est différent du BTS. Moins d’encadrement, plus d’autonomie. Si tu es à l’aise avec ça, c’est une passerelle non négligeable vers un bac+5. Et l’avantage, c’est que les frais de scolarité sont assez bas à la fac : quelques centaines d’euros par an.
Retiens que, contrairement au BTS et à la licence pro, la L3 ne te sera pas proposée en alternance. Ta formation ne sera donc pas prise en charge et tu ne percevras pas de salaire. Le maximum que tu peux toucher est une petite gratification si jamais tu réalises un stage de plus de deux mois.
Passe par une classe prépa ATS ingénierie industrielle
Une grande école d’ingénieurs, ce serait ton rêve ? Pour agrandir tes chances d’admission, tu peux faire une prépa ATS (adaptation technicien supérieur), à savoir un an de remise à niveau intensive. Maths, physique, sciences industrielles : le programme est costaud, mais c’est le prix à payer pour intégrer l’école de tes rêves !
L’admission en prépa ATS se fait sur dossier de candidature, mais tu peux aussi être convoqué à un entretien de motivation.
Vise une école d’ingénieurs via les admissions parallèles
Tu n’es pas obligé de passer par une prépa ATS pour intégrer une école d’ingé. En effet, plusieurs établissements ouvrent leurs portes aux titulaires d’un BTS directement sur dossier et concours.
Concours d’écoles d’ingénieurs : 5 astuces de pros pour réussir
Voici certains diplômes d’ingénieur accessibles dans le domaine aéronautique :
- Diplôme d’ingénieur de l’École d’ingénieurs des sciences aérospatiales (ELISA Aerospace)
- Diplôme d’ingénieur de l’École nationale supérieure de mécanique et d’aérotechnique de Poitiers (ISAE-ENSMA)
- Diplôme d’ingénieur de l’École supérieure des techniques aéronautiques et de construction automobile (ESTACA)
- Diplôme d’ingénieur de l’EPF (EPF)
- Diplôme d’ingénieur du CNAM spécialité aéronautique et espace, en partenariat avec Ingénieurs 2000 (EICnam)
Attention, chaque école peut appartenir à des banques de concours communs différentes. Pense à bien te renseigner sur les modalités d’admission propres à chaque établissement !
Tente le concours de pilote de ligne à l’ENAC
Tu aimerais avoir la tête dans les nuages ? Le concours d’entrée à la formation de pilote de ligne de l’ENAC (École nationale de l’aviation civile) de Toulouse est accessible après un BTS aéronautique.
La formation dure deux ans et débouche sur le diplôme d’élève pilote de ligne.
Quels métiers exercer après un BTS aéronautique ?
Tu as intégré un BTS pour sa dimension professionnelle et tu n’as plus de temps à perdre une fois ton diplôme en poche ? Bonne nouvelle : le BTS aéronautique te donne accès à des postes de technicien dans différents services de l’industrie aéronautique : production, maintenance, méthodes, qualité, essais… Au fil de ta carrière, tu pourras évoluer vers des postes de chef d’équipe, de superviseur ou intégrer un bureau d’études.
- Valorise tes stages et ton alternance : dans l’aéronautique, l’expérience terrain compte énormément. Mets en avant les appareils sur lesquels tu as travaillé et les procédures que tu maîtrises.
- Soigne ton anglais technique : la documentation aéronautique est en anglais. Si tu as un bon niveau, c’est un vrai avantage à l’embauche.
- Pense aux salons aéronautiques (Le Bourget, Aeromart Toulouse) : c’est l’occasion de rencontrer des recruteurs et de te faire repérer.
- Obtiens ta licence PART-66 : c’est un document officiel européen délivré par l’OSAC sous l’autorité de EASA (European Aviation Safety Agency) qui permet à tout technicien aéronautique d’opérer au sein d’une compagnie.
Voici les principaux métiers accessibles avec ton diplôme :
- Technicien de maintenance aéronautique
- Mécanicien aéronautique
- Technicien de production aéronautique
- Technicien qualité aéronautique
- Technicien méthodes aéronautique
- Technicien d’essais aéronautiques
- Officier marinier
- Responsable du service après-vente
Côté employeurs, tu as l’embarras du choix : les grands constructeurs (Airbus, Dassault Aviation, Safran), les compagnies aériennes (Air France), les centres de maintenance (MRO), les équipementiers ou encore l’armée sont des secteurs qui recrutent du personnel qualifié !
Quel salaire après un BTS aéronautique ?
Question très importante au moment de choisir son orientation : quel sera mon salaire une fois diplômé ? Car oui, si tu hésites entre plusieurs BTS, la rémunération peut être un important critère de choix !
Dans le secteur aéronautique, il faut dire que tu n’es pas trop mal loti. En début de carrière, compte entre 22 000 € et 35 000 € brut annuels selon le poste, soit entre 1 600 et 2 300 euros net par mois. Voici les repères pour trois métiers clés :
| Métier | Salaire junior | Salaire confirmé |
| Technicien maintenance aéro | 24 000 € - 27 000 € brut/an (~1 600 € - 1 800 € net/mois) | 29 000 € - 45 000 € brut/an (~1 900 € - 3 000 € net/mois) |
| Technicien méthodes aéro | 25 000 € - 35 000 € brut/an (~1 700 € - 2 300 € net/mois) | 35 000 € - 45 000 € brut/an (~2 300 € - 3 000 € net/mois) |
| Technicien d’essais aéro | 22 000 € - 24 000 € brut/an (~1 450 € - 1 600 € net/mois) | 30 000 € - 36 000 € brut/an (~2 000 € - 2 400 € net/mois) |
Au bout de quelques années d’expérience professionnelle, c’est jusqu’à 3 000 euros net par mois que tu peux prétendre. Comme tu peux le constater, pas besoin de faire de longues études pour être bien payé !
Changement de programme : et si tu te réorientais ?
Il t’aura fallu deux ans pour te rendre compte que, finalement, l’aéronautique, ce n’est pas ton truc. Pas de panique ! Les compétences que tu as acquises en BTS peuvent s’appliquer à plein d’autres secteurs industriels.
Voici quelques pistes si tu veux changer de cap :
- L’automobile : les constructeurs et équipementiers recrutent des profils très proches des techniciens aéro, que ce soit en production, en qualité ou en méthodes.
- Le ferroviaire : tu peux travailler dans la maintenance des trains, des systèmes électriques et mécaniques.
- L’éolien : pourquoi ne pas tenter la maintenance des éoliennes ?
- Le naval : même logique que l’aéronautique, avec des structures, des moteurs et des systèmes embarqués à entretenir.
- Une licence pro dans un autre domaine technique (maintenance industrielle, métiers de l’énergétique, robotique) : accessible en un an, pour te spécialiser sans repartir de zéro !
Si tu n’as pas d’idées précises, prends le temps de faire le point sur ce qui t’a plu et ce qui t’a moins emballé en BTS aéronautique, pour mieux dessiner ta trajectoire. Tu peux aussi prendre un peu de recul : un job saisonnier, un voyage, une année de réflexion… Rien n’est perdu, tout est construction ! Alors, prêt pour le décollage ?






