Parmi les destinations favorites des étudiants pour leurs études figure l’Australie. Elle est appréciée en raison de ses établissements de renoms, mais aussi pour la diversité de ses paysages et sa multitude de lieux à découvrir.
Vous êtes dans un établissement d’enseignement supérieur qui permet de faire un échange à l’étranger ? Vous êtes passionné par les merveilles de la nature ? L’Australie peut être la destination idéale pour vous ! Mais, avant de partir, de nombreux éléments sont à prendre en compte.
En effet, pour partir faire ses études en Australie, il ne suffit pas de prendre ses billets et se rendre à l’aéroport avec son sac à dos. Le processus peut être un peu long, mais il en vaut la peine ! Informations relatives aux procédures, équivalence des diplômes, coût de la vie et des études… Voici quelques infos essentielles pour préparer votre départ.
Faire un visa étudiant
La première étape consiste à s’inscrire au sein d’un établissement universitaire. Pour un cursus de plus de trois mois, l’obtention d’un visa étudiant est obligatoire. Les étudiants doivent en faire la demande en ligne, sur le site Department of Home Affairs.
Les pièces à fournir sont un passeport valide et un justificatif d’admission délivrés par l’établissement choisi. Il faut également, en amont, payer les frais d’inscriptions à l’université. «Une fois que les frais de scolarité sont réglés, l’université envoie un code CoE (Confirmation of Enrolment) aux étudiants et c’est grâce à ce code qu’ils peuvent faire la demande de visa en ligne», explique Anne-Sophie Morvan, directrice et fondatrice de l’agence StudiesUp, dont le rôle est d’aider et d’accompagner les étudiants qui ont le projet de partir étudier en Australie.
Si vous avez une double nationalité, il faut faire deux fois les procédures de biométrisation et donc payer le double.
Une fois la demande réalisée, les étudiants doivent se rendre dans un centre VFS Global pour réaliser leurs empreintes digitales. Attention, toutes ces démarches ont un coût : «Le prix du visa étudiant varie entre 300 et 400 euros et il faut compter environ 60 euros supplémentaires pour la biométrisation du passeport», précise Kyota, étudiant en 5e année de PGE à l’ESME. Dans le cadre de ses études, le jeune homme a réalisé un semestre à Swinburne University, à Melbourne, entre juillet 2022 et février 2023.
Les démarches ne sont pas compliquées, mais elles requièrent du temps. Matteo, qui est dans la même école que Kyota et qui a également intégré l’Université de Technologie de Swinburne, conseille de s’y prendre tôt. «Il y a un long questionnaire à remplir quelques mois à l’avance», indique-t-il. «Il faut compter environ deux à trois mois pour obtenir tous les documents nécessaires.»
Souscrire à une assurance médicale
En plus d’obtenir son visa étudiant, il faut également souscrire à une assurance maladie avant de partir en Australie. Celle-ci est obligatoire, car elle permet aux étudiants de bénéficier d’avantages en termes de santé, à l’étranger. Cette assurance vous permet d’avoir une couverture, comme celle que vous avez en France, grâce à la Sécurité Sociale.
Les services médicaux en Australie étant relativement chers, l’assurance est donc primordiale si vous tombez malade dans un pays qui n’est pas le vôtre. Elle permet d’être couvert pour vos rendez-vous chez le médecin généraliste, les hôpitaux publics et pour les médicaments (50 dollars australiens maximum par médicament).
«L’assurance médicale OSHC (Oversea Student Health Cover) est imposée par les universités et couvre à 85% tout ce qui est médical et à 100% tout ce qui est hôpitaux publics», détaille Anne-Sophie Morvan. «Nous recommandons également une assurance complémentaire à prendre en France. Celle-ci couvre les 15% restants, comme le rapatriement ou la responsabilité civile.» Comme assurance complémentaire, vous pouvez, par exemple, opter pour Chapka.
Le coût des études en Australie
Réaliser un ou plusieurs semestres d’études à l’étranger représente un coût. Les frais de scolarité moyens annuels en Australie varient entre 15 000 et 30 000 euros. L’avantage pour les étudiants étrangers, c’est que leur école prend en charge une partie des frais.
Matteo et Kyota ont déboursé 6000 euros pour leur semestre. Une somme qui n’est pas simple à avoir, notamment quand on est étudiant. Toutefois, vous pouvez avoir recours au prêt étudiant ou à certaines bourses pour rassembler la somme nécessaire.
Les bourses accordées pour partir à l’étranger
Certaines bourses d’études pour aller étudier en Australie sont délivrées par l’État français. Il faut s’y prendre tôt et être inscrit dans un établissement d’enseignement supérieur français avant de faire sa demande. Généralement, elle se fait auprès de votre département ou de votre région. Le montant de cette bourse est calculé en fonction de différents critères économiques et s’élève aux alentours de 400 euros par mois.
S’ajoute à celle-ci la bourse sur critères sociaux du CROUS, qui fonctionne aussi pour les étudiants partant à l’étranger.
Le gouvernement australien octroie également plusieurs bourses. Elles s’adressent surtout aux étudiants de niveau master et doctorat et sont difficiles d’accès. Elles permettent tout de même de bénéficier d’un apport financier non négligeable, puisqu’elles couvrent les frais de voyages, les dépenses de la vie quotidienne, le coût de la scolarité ou encore l’assurance santé. En revanche, les dossiers sont triés sur le volet et les étudiants sont en concurrence pour l’obtenir.
«En Australie, il y a également des bourses au mérite qui couvrent 10 à 35% des frais de scolarité. Elles sont attribuées selon le dossier des étudiants», explique la directrice de StudiesUp. Le montant obtenu est déduit des frais de scolarité. Par exemple, si Matteo et Kyota avaient reçu cette bourse, la somme perçue aurait été déduite des 6000 euros versés initialement.
Des diplômes reconnus en France et des programmes similaires
Les études à l’université se divisent en deux niveaux :
- le undergraduate studies, qui inclut le Bachelor’s Degree, les «Graduate Diplomas» et les «Postgraduate Diplomas.» Ces deux derniers sont des programmes de six mois permettant d’obtenir une qualification professionnelle et de se spécialiser dans un domaine en particulier.
- le postgraduate studies, qui inclut le Master’s Degree et le Professional Doctorate Degree (PhD).
Du côté des équivalences, le Bachelor correspond à la licence, les Masters Degrees au master et le Doctorate au doctorat. «C’est exactement la même chose qu’en France», assure Anne-Sophie Morvan. «En Australie, il y a aussi le système LMD, avec les bachelors en trois ans, puis les masters en deux ans», renseigne-t-elle. À l’issue d’une formation professionnelle, des diplômes équivalents à un bac+2 sont aussi délivrés. Tous les diplômes australiens sont reconnus sur le territoire français.
Quant aux cours et aux programmes, les différences ne sont pas très marquantes, mais elles existent. Celles-ci résident essentiellement dans la manière de travailler. «Dans mon programme d’ingénierie, nous n’avions pas beaucoup de partiels, mais nous avions énormément de travail personnel à réaliser», apprend Matteo. «Les rendus par semaine étaient au nombre de deux ou trois», renchérit-il.
Selon le programme, c’est aussi le volume horaire qui varie. «Dans mon cursus orienté management et marketing, je n’avais que deux demi-journées de cours par semaine», informe Kyota. Mais, comme pour Matteo, ce temps libre était dédié au travail scolaire. «Nous avions beaucoup de rapports à rendre et des oraux à préparer d’une semaine à une autre», révèle Kyota. «En France, je n’ai jamais beaucoup travaillé en dehors de l’école, alors qu’en Australie on étudie davantage chez nous.»
Quelle ville choisir pour étudier en Australie ?
L’Australie est connue pour la beauté de ses villes. Parmi les plus visitées figurent : Sydney, Melbourne, Brisbane ou encore Cairns. «Avant la Covid-19, les grosses villes comme Sydney ou Melbourne étaient privilégiées par les étudiants», informe Anne-Sophie Morvan. «Aujourd’hui, l’état d’esprit a changé. Les jeunes recherchent de plus petites villes à taille humaine, où l’ambiance est plus calme, comme Perth ou Adélaïde», avoue-t-elle.
Le coût de la vie
Avant de partir en Australie, il faut aussi prendre en compte le coût de la vie. Eh oui ! Vous n’aurez pas que les frais de scolarité à régler, mais aussi votre loyer, votre alimentation et vos transports. Selon la directrice de StudiesUp, il faut compter environ 1200 à 1300 euros par mois pour toutes ses dépenses, soit plus de 2000 $ australiens.
Le logement
Selon la ville, le logement étudiant en Australie est plus ou moins cher. Dans les grandes villes, les étudiants peuvent trouver des colocations pour 150 $ par semaine (plus ou moins 90 euros), soit 600 $ par mois (environ 365 euros). Pour un appartement individuel, il est plus difficile de trouver quelque chose à moins de 300 $ par semaine (environ 180 euros) et cela peut monter jusqu’à 600 $ dans le centre-ville de Sydney. Cependant, les charges (électricité, gaz, eau, etc.) peuvent être incluses dans le loyer.
En Australie, il est courant de payer son loyer toutes les deux semaines.
Kyota et Matteo ont payé un peu plus cher leur studio au sein d’une résidence étudiante à Melbourne. Pour un 15m², les deux étudiants déboursaient 700 $ chacun toutes les deux semaines, soit 1400 $ par mois (environ 850 euros).
Toutefois, ce prix assez élevé inclut de nombreux services comme le petit déjeuner, une salle de cinéma, une salle de sport, un billard ou encore des activités ludiques. Les résidences en Australie sont très pensées pour les étudiants. «Avec Matteo, nous avons opté pour les résidences étudiantes Iglu», témoigne Kyota.
Ce logement, ils l’ont trouvé grâce à l’organisme StudiesUp. «L’agence nous a proposé une liste de logements dans lesquels les étudiants vont assez régulièrement et qui sont assez réputés en Australie», informe Matteo. «StudiesUp a des partenariats avec certaines résidences et nous nous chargeons de faire la réservation des logements pour les étudiants avant de partir», spécifie Anne-Sophie Morvan. «C'est vraiment un stress en moins pour eux», assure-t-elle.
Les transports
Étant donné la grandeur du pays, faire une moyenne des prix des transports est compliqué. Ces derniers dépendent de la distance que vous voulez parcourir. Les trains et les métros ne sont pas nombreux en Australie, toutefois le réseau de bus y est très important.
Le prix d’un ticket de bus varie entre 3 et 8 $ (2 à 5 euros environ). Comme dans beaucoup de villes, payer un forfait au mois permet de faire quelques économies. Mais, encore une fois, cet abonnement n’est pas donné. «Il n’y a pas d’offres avantageuses pour les étudiants étrangers», déplore Matteo. «Les étudiants locaux vont avoir l’équivalent de la carte imagine R en Île-de-France, mais pas nous», poursuit-il.
Selon le jeune homme, le prix d’un abonnement aux transports pour un semestre s’élève à environ 850 $ (environ 520 euros, soit plus de 86 euros par mois). Payer leurs trajets de façon individuelle leur revenait donc moins cher. «On s’est rendu compte qu’il valait mieux prendre une carte à recharger au fur et à mesure que nous réalisions des trajets», explique Matteo. «Par mois, il fallait prévoir environ 80 $, soit moins de 50 euros, pour les transports.» À noter que cette carte est payante et vendue au prix de 20 $ (environ 12 euros).
Certains centres villes australiens disposent d’une free zone. Cela signifie qu’il existe une zone complètement gratuite, dans laquelle les personnes peuvent se déplacer sans payer de titre de transport. «Quand on est étudiant et qu’on vit en centre ville, on s’en sort plutôt bien», avance Kyota.
Les sorties
Le budget sortie - car oui il s’agit d’un budget quand on est à l’étranger, et notamment en Australie - peut très vite grimper. Pour une pinte de bière, les étudiants doivent débourser environ 15 $, ce qui correspond à environ 9 euros.
Cependant, les étudiants internationaux peuvent bénéficier de prix réduits pour différentes sorties ou visites, notamment par le biais de leur université ou de leur résidence qui proposent des activités extra-scolaires.