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Patrick Hetzel nouveau ministre de l’Enseignement supérieur : les réactions des syndicats étudiants

Le nouveau gouvernement de Michel Barnier a été annoncé. Patrick Hetzel, issu du parti Les Républicains, sera chargé du portefeuille de l’enseignement supérieur et de la recherche. Les syndicats étudiants s'opposent à cette nomination et appellent à se mobiliser le 1er octobre prochain.
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© Unef

Le Premier ministre, Michel Barnier, a nommé son gouvernement. Ce samedi 21 septembre 2024, le député Les Républicains (LR) de la 7e circonscription du Bas-Rhin, Patrick Hetzel, a été nommé ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Il succède ainsi à Sylvie Retailleau.

Ancien professeur d’université pendant plusieurs années, le paysage de l’Enseignement supérieur lui est familier. Néanmoins, la nomination de Patrick Hetzel ne fait pas l’unanimité, notamment pour les syndicats étudiants. 

« Un danger pour nos droits et notre liberté d’expression »  

S’il est spécialiste des questions relatives au monde estudiantin, le nouveau ministre de l’Enseignement supérieur a eu des positions très controversées. Ce que l’Union étudiante ne manque pas de rappeler. « En 2013, il s’oppose au mariage entre personnes du même sexe (…) à la PMA pour les personnes seules et à l’allongement du délai légal d’avortement », précise le syndicat dans un communiqué. Il s’est également prononcé contre la constitutionnalisation de l’interruption volontaire de grossesse (IVG), votée en mars dernier.

Patrick Hetzel est un ancien conseiller et un proche de François Fillon, quand ce dernier était au ministère de l’Éducation nationale pendant le mandat de Nicolas Sarkozy. Il est l’un des fondateurs de la loi controversée du 10 août 2007 relative aux libertés et responsabilités des universités (LRU) sur l’autonomie des facultés. « Le rapport préconise concrètement la mise en place d’une sélection à la fac et prône une université au service des entreprises », étrille l’Union étudiante. 

« Cette nomination annonce l’accélération et la privatisation » du supérieur, estime de son côté l’Unef. « Notre enseignement supérieur public, qui a besoin d’une politique de rupture, va être la cible de nombreuses attaques libérales et rendre les universités de plus en plus élitistes », juge le syndicat. 

En outre, Patrick Hetzel avait initié un projet de loi en 2023 relatif à la fin de l’occupation « illicite » des locaux à l’université. Une proposition qui ne passe pas pour l’Union étudiante. Le nouveau ministre « cherchait à empêcher et pénaliser tout blocage ou occupation d’établissement », estime le syndicat. Ce qui constitue, selon la communauté estudiantine, « un danger pour nos droits et notre liberté d’expression ». 

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L’Unef et l’Union étudiante appellent à manifester le 1er octobre

Les syndicats étudiants dénoncent celui qu’ils surnomment le “combattant de l’islamo-gauchisme”. Une référence à sa dernière commission d’enquête à l’Assemblée nationale relative à “l’entrisme idéologique et les dérives islamogauchistes dans l’enseignement supérieur” et initiée lors des mobilisations étudiantes suite au conflit israélo-palestinien

Tant du côté de l’Unef que de l’Union étudiante, les organisations syndicales appellent à sa démission et à une mobilisation aux côtés de la CGT, le 1er octobre prochain. “Face à ce grave déni de démocratie, l’Unef appelle tous les étudiants et toute la jeunesse à se mobiliser massivement dans la rue et sur le campus”, note le syndicat dans un communiqué publié sur la plateforme X

Alors que le Nouveau Front populaire — la coalition des partis de gauche — est arrivé en tête des élections législatives anticipées le 7 juillet dernier, les syndicats étudiants estiment que le résultat des urnes n’a pas été respecté

Michel Barnier 1er ministre

La colère des syndicats étudiants

C’est même tout l’inverse, puisque le nouveau gouvernement de Michel Barnier compte 10 membres issus des Républicains, le parti de droite qui est arrivé en 4e position. “Le mouvement social exige qu’Emmanuel Macron nomme un gouvernement de la force sortie majoritaire des élections”, conclut l’Unef.

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