La philosophie ouvre le bal des épreuves terminales de la voie générale le lundi 15 juin 2026. Dans la foulée, il y a aussi les épreuves de spécialités les 16, 17 et 18 juin, puis le Grand oral entre le 22 juin et le 1er juillet. Autrement dit, on se situe officiellement dans les dernières semaines de révisions. Pendant ce temps-là, sur X (ex-twitter), les terminales balancent tout. Le PSG champion, Aya Nakamura au Stade de France, Roland-Garros… Il y avait, en tout cas jusque-là, toujours mieux à faire que réviser, et les tweets sont là pour le prouver.
La procrastination, ce sport olympique du mois de mai
De début mai à la fin du mois, une tendance de fond se dessine sur X : la flemme, et pas celle qu’on cache. Il s’agit plutôt de celle que l’on revendique, parfois avec une lucidité qui force presque l’admiration. Le ton est donné très simplement :

Quand un aîné déjà dans le supérieur détourne La Fontaine pour raconter ses révisions de partiels, son cadet en terminale le cite et y greffe sa propre promesse :

Près de quatre siècles après La Fontaine, la cigale est toujours là et les examens ont remplacé l’hiver. Pour y faire face, certains ont opté pour un programme alternatif pleinement assumé.

Mai 2026 a décidément eu quelque chose à offrir à tout le monde, que ce soit pour les fans du PSG, pour les fans d’Aya et ceux de Michael Jackson, dont le biopic sorti le 22 avril a visiblement rallumé quelques vocations artistiques en pleine période de révisions…

Bac 2026 : ce qui est autorisé et ce qui est interdit en salle d’examen
Pendant que ses pairs négociaient avec leur programme de révisions, Moïse Kouamé, lui, battait l’ancien vainqueur de l’US Open Marin Cilic au premier tour de Roland-Garros, puis l’Argentin Vallejo en cinq sets et presque cinq heures de jeu. Il s’est incliné au troisième tour face au Chilien Tabilo le 30 mai, mais repart avec un classement qui bondit de la 833e à la 215e place mondiale.

Tu n’es pas en train de disputer un Grand Chelem en ce moment même ? Tu peux rayer ce motif de ta liste d’excuses pour ne pas réviser le bac.
Mai 2026 : quand tout conspire contre les révisions
Il faut dire qu’on n’a pas facilité la tâche aux terminales, avec un mois de mai 2026 qui leur a tendu une série d’embûches culturelles et sportives de premier ordre. C’est un calendrier que l’on dirait conçu pour tester leur résistance au bruit extérieur.
Premier sacrifice documenté sur X : Aya Nakamura au Stade de France les 29, 30 et 31 mai. Trois dates qui représentent, pour beaucoup de lycéens, l’un des rendez-vous musicaux de l’année, au même titre que les dernières dates de Jul à Paris et Marseille, par exemple. Certains ont choisi.

Le 30 mai, c’était aussi la finale de la Ligue des champions. Le PSG s’est imposé pour la deuxième saison consécutive, un phénomène résumé par la formule « back to back » dans le monde du foot, rendant la soirée encore plus difficile à sacrifier sur l’autel des révisions.

Certains ont tenu. D’autres ont tranché autrement. Cette expérience très personnelle de la philosophie du moment présent pourra peut-être servir lors de l’épreuve de philosophie, le 15 juin…

Dans la nuit du 30 au 31 mai, la RATP a rebaptisé trois stations de métro parisiennes pour célébrer le sacre, dont la station Rue du Bac, devenue temporairement Rue du Back2Back. Difficile de trouver meilleur symbole : le bac s’est fait éclipser par le PSG, jusque dans le métro.

Et quand ni les concerts ni la victoire du PSG ne suffisent à expliquer la pause qui semble accabler les révisions, il reste la chaleur.

Parcoursup + bac : l’addition est salée pour les terminales
Ça aussi, c’est une constante du mois de juin : Parcoursup et le bac se chevauchent. La phase d’admission principale démarre ce 2 juin, et, entre les calendriers de la voie professionnelle et de la voie générale et technologique, les épreuves du bac encerclent la procédure. L’anxiété, elle, fait le lien entre les deux.

Certains ont tiré le scénario catastrophe jusqu’au bout. Et si la plateforme ne te donne pas entière satisfaction, d’autres portes restent ouvertes : des formations recrutent hors Parcoursup, tout au long de l’été.

À côté de ça, il y a encore un autre type de tourment : le regret de spécialité. HGGSP (Histoire-Géographie, Géopolitique et Sciences Politiques) est réputée pour la densité de son programme qui peut effectivement donner des sueurs froides en période de bachotage, mais elle ouvre pas mal de portes sur Parcoursup !

Et puis il y a ce tweet qui résume peut-être le mieux ce que représente d’être en terminale, au mois de mai/juin :

Une terminale, c’est ça aussi : une année chargée d'émotions, où tout arrive en même temps. Le bac, l’excitation de l’été qui pointe, les résultats Parcoursup, l’urgence de trouver sa formation pour la rentrée prochaine… Ne venez pas dire qu’à 17 ans, on ne vit rien !





