PROGRAMME, DÉBOUCHÉS ET ÉCOLES

Mastère spé. nouvelles technologies de l'énergie (ENSEEIHT - ENSIACET - Toulouse INP)

L'énergie compte pour 50 % de l'empreinte écologique humaine. Autant dire que le Mastère spécialisé Nouvelles technologies de l'énergie de Toulouse INP ne manque pas de matière. Une formation bac+6 taillée pour ceux qui veulent être dans le dur de la transition énergétique.

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Qu'est-ce que le mastère spécialisé Nouvelles technologies de l'énergie ?

Co-habilité par l'ENSEEIHT et l'ENSIACET, deux écoles d'ingénieurs de Toulouse INP, ce mastère spécialisé se positionne au niveau bac+6. Il est enregistré au RNCP (code 42331), ce qui permet notamment un financement via le CPF ou le PTP. La formation est soutenue par le projet GENHYO dans le cadre de France 2030.

L'objectif est concret : donner une connaissance approfondie du secteur de l'énergie, de ses transformations en cours et des technologies qui l'accompagnent. On parle ici de sources primaires (fossiles, nucléaires, renouvelables), de vecteurs énergétiques, de procédés de traitement et de systèmes finaux d'usage. La singularité du cursus tient à son croisement entre électricité et procédés chimiques, deux cultures d'ingénierie habituellement séparées.

Le programme du mastère spécialisé Nouvelles technologies de l'énergie

La formation adopte une approche pluridisciplinaire, en articulant deux grandes familles de compétences : l'électricité (incluant le traitement électronique de l'énergie) et les procédés de transformation de la matière. Le tout est structuré autour des méthodes d'écoconception et d'optimisation systémique.

Les grandes thématiques couvertes par la formation incluent :

  • Les sources primaires d'énergie : fossiles, nucléaires, renouvelables
  • Les vecteurs énergétiques : électricité et éco-combustibles
  • Les procédés de traitement : séquestration du CO2, production d'hydrogène-énergie
  • Les systèmes finaux d'usage : piles à combustible, accumulateurs, générateurs éoliens et photovoltaïques, systèmes hybrides, composants électrochimiques
  • La conception de systèmes énergétiques optimisés et sobres
Cette architecture pédagogique vise à former des ingénieurs capables de raisonner à l'échelle d'un système complet, pas seulement d'une brique technologique isolée. C'est ce qui distingue ce mastère d'une spécialisation classique.

Comme tout mastère spécialisé labellisé par la Conférence des grandes écoles (CGE), la formation débouche sur la rédaction d'une thèse professionnelle, généralement réalisée dans le cadre d'une mission en entreprise ou d'un projet appliqué. Cette thèse constitue la pièce centrale de l'évaluation finale.

Comment intégrer le mastère spécialisé Nouvelles technologies de l'énergie ?

Ce mastère s'adresse à des profils déjà bien avancés dans leur parcours. Le niveau d'accès principal est le bac+5, avec un diplôme d'ingénieur ou un master à dominante scientifique ou technique, de préférence en lien avec l'énergie, l'électrotechnique, la chimie des procédés ou un domaine connexe.

Des dérogations existent pour :

  • Les titulaires d'un bac+4 justifiant d'au moins 3 ans d'expérience professionnelle
  • Les titulaires d'un bac+2 avec 5 à 10 ans d'expérience, après validation des acquis professionnels
La sélection se fait sur dossier, complété par un entretien. Ton profil de candidat idéal ? Solide bagage en sciences de l'ingénieur, curiosité pour les enjeux énergétiques et capacité à travailler à l'interface de plusieurs disciplines. La formation étant de niveau bac+6, elle attire aussi bien des ingénieurs en poste souhaitant se spécialiser que des étudiants qui enchaînent directement après leur master ou diplôme d'ingénieur.

La candidature se fait directement auprès de Toulouse INP, hors Parcoursup. Vérifie au cas par cas les périodes de dépôt de dossier selon l'année concernée.

Que faire après le mastère spécialisé Nouvelles technologies de l'énergie ?

À ce niveau de formation, l'insertion professionnelle directe est la voie principale. Une poursuite en doctorat reste possible pour les profils les plus orientés recherche. Voici ce qui s'ouvre concrètement.

Poursuites d'études envisageables

Un doctorat dans les domaines de l'énergie, de l'électrochimie, des procédés industriels ou du génie électrique est la prolongation naturelle pour ceux qui visent la recherche académique ou le R&D de haut niveau. Ce mastère, avec sa thèse professionnelle, constitue une bonne rampe de lancement vers une thèse de doctorat en convention CIFRE par exemple.

Débouchés professionnels

Le mastère forme directement à des fonctions d'ingénieur ou de chef de projet dans les secteurs de la transition énergétique. Les métiers accessibles couvrent plusieurs familles :
  • Ingénierie et R&D : conception de systèmes énergétiques, développement de technologies de stockage, intégration de sources renouvelables
  • Développement de projets : chef de projet éolien ou photovoltaïque, agent de développement des énergies renouvelables
  • Conseil et expertise : audit énergétique, efficacité énergétique industrielle, écoconception
Les secteurs qui recrutent vont des grands groupes de l'énergie aux PME spécialisées, en passant par les collectivités territoriales et les bureaux d'études. Avec la pression réglementaire et les objectifs climatiques en jeu, les profils formés à ce niveau trouvent rapidement leur place.