Une année qui s’annonce "tumultueuse dans l’environnement global financier”. Mais, dans un “contexte budgétaire extrêmement tendu", l’école des Mines-Saint-Etienne compte bien maintenir son cap et réaliser ses objectifs.
Ce jeudi 28 août, lors d’une conférence de presse, Jacques Fayolle, le directeur de l’établissement, a présenté son plan stratégique. Au menu : une révision du modèle économique, qui permet de maintenir les axes stratégiques de l’école d’ingénieur.
L’institution publique compte ainsi sur une diversification de ses sources de financement afin d’assumer les sujets en lien avec les transitions climatique, numérique et de santé publique (avec le vieillissement de la population). Diplomeo fait le point sur les nouveautés.
Une restructuration du modèle économique nécessaire Actuellement financée à 60% par les subventions de l’État et à 40% par des fonds privés, l’école veut inverser la tendance pour adapter et diversifier ses ressources (40% fonds publics et 60% fonds privés). Dans cette optique, elle compte activer 3 leviers :
“Nous resterons une institution publique, qui honore ses missions de service public d’apporter des cadres biens formés aux entreprises et de développer la science”, précise Jacques Fayolle. |
Lancement d’une nouvelle licence accélérée en santé/ingé sur deux ans
Ce mois de septembre est marqué pour l’école des Mines Saint-Étienne par la première rentrée du cycle préparatoire et diplômant PDIS, accessible dès le post-bac. Le but ? “Préparer des diplômés dans le domaine de la santé et de l’ingénierie”, explique Jacques Fayolle.
“C’est inédit. C’est une licence accélérée en 2 ans, qui ouvre des places dans les facs de médecine et dans toutes les écoles d’ingénieurs de l’institut, sans passer par les concours”, détaille-t-il. Sur 700 candidatures, 60 élèves, dont 72% de filles ont été sélectionnés pour faire leurs premiers pas sur les bancs de l’école d’ingénieurs.
À l’issue des 2 ans de formation, ils seront classés en fonction de leur niveau et selon leur vœu. Ils pourront intégrer directement la 2e année de médecine ou une des écoles d’ingénieur du réseau des Mines Saint-Étienne.
“L'objectif est d’aller chercher des bacheliers capables de faire des études longues mais qui ne seraient pas allées vers des études d’ingénieurs, et qui n’ont pas suivi nécessairement la sacro-sainte doublette de spécialités au bac maths-physique, mais plutôt SVT ou physique”, explique le directeur, qui prévoit des séances de mise à niveau en maths pendant les vacances scolaires.
Les Mines Saint-Etienne en chiffres
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Fidèle à sa volonté de former des ingénieurs dans le domaine de la santé, l’école des Mines Saint-Étienne signera en outre cette année un partenariat avec l’École des hautes études en santé publique (EHESP). Le but : former tous les cadres de l’établissement aux enjeux du numérique dans le secteur de la santé.
Laboratoire commun, avions électriques et nouveaux diplômes en vue
Au printemps 2025, plusieurs initiatives structurantes ont vu le jour, avec la création de nouveaux bâtiments, qui sont des vitrines d'accueil des entreprises partenaires industriels de l’école. Une nouveauté qui s’inscrit dans l’objectif de l’institution de restructurer son modèle économique.
Dans cette optique, les Mines Saint-Etienne s'apprêtent également, dès le 16 octobre 2025, à lancer un laboratoire commun avec la PME EENUE, basée en Auvergne-Rhône-Alpes. Cette entreprise travaille sur l’aviation éclectique. Le but, pour l’école : “travailler sur la décarbonation, à notre échelle, sur des questions de matériaux afin de développer des avions électriques ultra-légers, capables de transporter une vingtaine de personnes”, présente Jacques Fayolle.
Enfin, face aux enjeux numériques qui attendent les entreprises, l’école est prête à lancer, dès septembre 2026, deux nouveaux diplômes d’ingénieurs spécialisés :
- Intégration de l’innovation pour l’industrie du futur
- Transition écologique et climatique des territoires et des organisations
Combien d’années d’études pour obtenir un titre d’ingénieur ?
“Campus du futur”
Mines Saint-Étienne poursuit son engagement en matière de développement durable. En mai 2025, elle a publié son Schéma Directeur DDRS, après avoir renouvelé son label DDRS pour 4 ans. “On vient de finir la phase de programmation de notre chanteur CPER, dont l’objectif est de rénover l’ensemble des bâtiments de notre siège historique à Saint-Étienne”, explique Jacques Fayolle.
Ce plan renforce l’intégration du développement durable dans toutes les dimensions de l’École : formation, recherche, gouvernance et campus. Dans cette dynamique, l’École commencera en avril 2026 les travaux de modernisation de son campus stéphanois à travers le projet « Campus du Futur », mêlant réhabilitation, rénovation énergétique et adaptation aux nouveaux usages.