La liste des 10 métiers aux savoirs faire anciens !

Loin d’internet et des pôles économiques de notre pays, il existe de nombreux artisans qui cultivent des savoir-faire tout particuliers. Les formations permettant de les exercer étant de moins en moins nombreuses, ces métiers sont de plus en plus difficiles d’accès. Si certaines de ces professions se perdent, nombreux sont ceux que reviennent sur le devant de la scène !

anciens-métiers

Ces dernières années, les avancées technologiques ont énormément impacté le monde professionnel, informatique, art ou même commerce, nombreuses sont les professions qui ont vocation à évoluer continuellement. Si de par certains aspects les métiers que nous allons vous présenter changent également, il n’empêche qu’ils perpétuent des savoir-faire parfois millénaires.

Boulanger

Le boulanger est un des plus vieux professionnels de notre liste, le tout premier était sans doute grec et non pas français (ou gaulois à l’époque). Depuis, le métier a quelque peu évolué. Loin des grandes enseignes de boulangerie, le boulanger est l’artisan qui gère toutes les étapes de production du pain ou pâtisseries. Croissants, chocolatines, salades ou encore produits de traiteur comme les pizzas ou les quiches, les boulangeries sont de véritables boîtes de pandore pour les mangeurs compulsifs. Une chance que l’on soit français.

Le métier

Première caractéristique du boulanger, c’est un lève-tôt, volontairement ou contre son gré, il doit aller aux fourneaux, ou plutôt au fournil, avant le lever du soleil et finit ses journées en fin de matinée.

Le processus de fabrication du pain comprend plusieurs étapes qu’il connait sur le bout des doigts. Eau, sel, farine, levure, la recette du pain ne change pas. Il peut cependant fabriquer plusieurs pains différents et doit avoir toutes les matières premières nécessaires tous les jours.
De la fabrication de la pâte à la cuisson en passant par la fermentation ou le façonnage du pain, il gère toute la chaîne de production et peut être amené à faire plusieurs fournées par jour de différents types de produits.

Toutes les étapes de confection ont maintenant évolué. Par exemple, la plupart des boulangers ne pétrissent pas le pain à la main, désormais certaines machines s’en chargent. Les boulangeries sont généralement très équipées, elles disposent de nombreux fours qui permettent de faire plusieurs fournées par jour, la fermentation se fait maintenant dans des chambres de fermentations, même si le boulanger garde un œil dessus.

Le boulanger exerce également un rôle social, il accueille souvent la même clientèle et doit pouvoir la fidéliser.
Pour ce faire, il peut proposer de nouveaux produits qu’il fabrique et innover en termes d’esthétique ou de saveurs.
C’est également un professionnel de l’hygiène, il travaille souvent les mains couvertes pour éviter au maximum la contamination de ces produits.

Le salaire et la formation

Le salaire du boulanger peut varier entre 1900 et 2300 euros bruts par mois.

Les personnes voulant faire ce métier passent souvent par le CAP Boulanger, mais il est également possible de passer par un bac pro Boulanger-pâtissier. Certaines formations professionnelles existent également pour devenir boulanger.

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Brasseur

L’artisan-brasseur est un vieux professionnel, non pas que ce métier soit inintéressant ou qu’il faille avoir un certain âge pour l’exercer, mais au sens qu’il existait déjà plusieurs années avant le début du calendrier chrétien. Fabricant de bière, il peut exercer au sein même d’une brasserie ou être indépendant. Contrairement à ce que son nom indique, brasseur, ce professionnel ne s’occupe pas seulement du brassage. La confection de bière se fait en trois étapes dont il a la charge : le maltage, le brassage et la fermentation.

Le métier

En premier lieu, le brasseur s’occupe de préparer l’orge qui deviendra plus tard du malt, il le nettoie, trie les grains abîmés puis les passe au trempage. Au cours de cette étape, il vérifie que les grains gardent une humidité de 15 à 45 %. Le trempage peut durer plusieurs jours. À la suite de cela, il laisse les grains germer pour ensuite les chauffer. Le brasseur va ensuite mélanger l’orge devenue malt à l’eau à plusieurs reprises et à des températures différentes. Une fois cette étape terminée, il obtient le brassin qu’il va filtrer et aromatiser au houblon.

Vient ensuite la fermentation, le brasseur entrepose la future bière en cuve de fermentation, il y verse les levures qui ont pour rôle de transformer le sucre en alcool.
C’est encore un peu trop tôt pour une pinte, la bière est ensuite entreposée dans une chambre froide pour développer ses saveurs.

Le brasseur a la charge de toutes ces étapes : c’est lui qui vérifie l’état des grains d’orge. Lors du brassage, c’est lui qui aromatise à son grè le mélange qui devient plus tard de la bière. On dit qu’il existe autant de bières que de vins différents, peut être est-ce plus, peut être est-ce moins, mais ce qui est sûr c’est que les recettes de bières sont diverses et variées et dépendent des goûts et envie des brasseurs.

Le salaire et la formation 

Le salaire d’un débutant est d’à peu près 2000 euros brut, mais peut beaucoup augmenter avec l’expérience.

Pour accéder au métier de brasseur, il est possible de suivre un CAP conducteur d’installation de production. Il existe également quelques formations post bac comme le DUT Génie biologique option industries agroalimentaire et biologique.

Caviste

Le caviste est un spécialiste du vin qui intervient à toutes ses étapes de sa fabrication. Comme le brasseur, il travaille au sein du secteur de l’agroalimentaire. Son métier peut s’exercer dans une cave comme chez un négociant, dans ces deux cas ses missions sont différentes.

Le métier

Le caviste travaille avant les vendanges, le vin étant stocké dans ses caves, il se doit d’entretenir les cuves qui vont accueillir le raisin. Sous l’autorité d’un chef de cave, il les prépare, les nettoie et peut avoir à vérifier et changer quelques pièces. Une fois les vendanges passées, les viticulteurs viennent déposer le raisin chez lui, il se doit de les accueillir et peut prendre la charge, seul, de transférer le raisin dans les cuves.

Une fois réduit à l’état de jus, le caviste contrôle l’état de ce qui deviendra du vin. Il vérifie la température, l’état de macération et de fermentation et peut même être amené à rajouter du sucre s’il juge cela nécessaire. Une fois la fermentation terminée, le caviste élève le vin. Ainsi, le jus est pressé, filtré, clarifié puis transvasé de fût en fût pour en absorber les arômes pour finalement finir en bouteille. C’est le caviste qui se charge également de l’étiquetage et de boucher les bouteilles.

Chez un négociant, son métier est différent, il se charge de réceptionner les vins de différentes origines. Il les analyse et doit gérer les stocks de son point de vente. Il effectue également un suivi des bouteilles qu’il reçoit.

Pour conseiller au mieux ses clients, un caviste doit connaître tous les aspects de ses produits, les cépages, la vinification, les différents vignobles ou autres. Il doit fournir un service complet et peut être amené à organiser quelques animations comme des cours de dégustation.

Le salaire et la formation 

Le salaire moyen pour cette profession est d’environ 2000 euros par mois.

Les cursus pour devenir caviste sont nombreux. Les personnes choisissant cette voie peuvent très bien obtenir le diplôme d’œnologie (de niveau bac + 5) comme opter pour le CAP agricole vigne et vin.

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Restaurateur d’œuvres d’art

Travaillant dans le secteur de l’art, le restaurateur d’œuvres d’art rattrape les dégradations humaines naturelles, du temps ou autres, qu’ont pu subir des œuvres. Peinture sur bois, sur toile, mobilier, tapisserie, ce professionnel peut se spécialiser dans de nombreux domaines. Il en existe cependant des généralistes, mais ces derniers sont plus rares. Ce professionnel peut travailler dans des musées, des galeries d’art, pour les collectivités territoriales comme être indépendant.

Le métier

Le restaurateur d’art est doté de connaissances artistiques très pointues, particulièrement en histoire de l’art. Il doit comprendre les œuvres de ses clients pour travailler dessus, connaître le style de l’artiste d’origine, les différentes couleurs utilisables... Il est doté d’un vrai sens artistique.

Lors d’une restauration, le restaurateur d’œuvres d’art fait un diagnostic de l’œuvre sur laquelle il travaille et l’étudie afin de savoir ce dont il a besoin, quels matériaux, produits chimiques ou peintures il va utiliser. Cette étape est indispensable, car il doit respecter l’identité de l’œuvre et son époque.

Ce métier nécessite quelques bases scientifiques notamment en physique et en chimie. En effet, certains produits chimiques peuvent nuire aux œuvres. Par conséquent, il doit savoir quel produit utiliser avec quel type d’œuvre.

Il a également une fonction préventive. Il connaît les causes des différentes dégradations que peuvent connaître les œuvres. Ainsi, il agit en conséquence pour ralentir au maximum les dégâts du temps, mais également ceux de l’éclairage ou de la conservation. Il peut avoir à conseiller ses clients.

Le salaire et la formation

Le salaire d’un restaurateur d’œuvres d’art tourne autour 1600 euros bruts pour un débutant.

Différents niveaux de formation sont possibles pour exercer ce métier. Ce sont souvent des cursus artistiques. Par exemple, un restaurateur d’œuvres d’art peut très bien être issu d’un CAP tailleur de pierre ou encore bronzier. Certaines écoles d’art proposent aussi des formations spécifiques de restaurateur d’œuvres d’art. Plusieurs DMA permettent également d’accéder à ce métier, tout comme certains masters d’art.

Orfèvre

Au même titre que le restaurateur d’art, l’orfèvre est un artiste. Il travaille et confectionne des objets en métaux précieux. Bijoux, objets d’ameublement, de décoration ou même de culte, il peut aussi être amené à les réparer.

Le métier

Sous l’intitulé orfèvre se cachent en réalité plusieurs métiers, chacun étant une spécialité de l’orfèvrerie. Ces spécialistes peuvent soit travailler en indépendant, soit être salariés et les ateliers d’orfèvres peuvent donc être de taille variable. L’indépendant travaille à la demande du client et doit gérer toutes les étapes de fabrication alors qu’au sein d’une grande entreprise, chaque professionnel peut avoir un rôle bien précis.

Avant de travailler le métal, l’orfèvre dessine un croquis qui va lui servir de modèle. Ensuite, il va déterminer et collecter les matières premières qui vont lui servir à créer l’objet. Il doit savoir quels métaux se marient bien esthétiquement. Une fois le choix fait, ce professionnel découpe les plaques des différents métaux qui vont lui servir à élaborer son objet.

Vient ensuite la mise en forme.Plusieurs techniques peuvent être utilisées : planage, emboutissage, tournage ou estampage, le choix de la technique dépend simplement de la forme que l’orfèvre veut donner à sa pièce. Souvent, il utilise en premier un mailler qui va lui servir à former grossièrement son objet. Il peut également passer le métal au four, le fondre et même souder certaines pièces entre elles. Entre chaque étape de fabrication, la pièce est chauffée au chalumeau pour faciliter le travail.

Ce professionnel doit être doté de finesse et de précision, son objectif étant de créer des objets esthétiques. Toutes les techniques de confection qu’ils utilisent doivent donc être effectuées minutieusement, d’où l’expression « un travail d’orfèvre ». Dans le cadre de la confection d’un bijou, l’orfèvre peut avoir à sertir un collier, une bague ou autre.

Le salaire et la formation

Le salaire d’un orfèvre débutant est au niveau du SMIC et peut augmenter jusqu’à 1500 euros.

Plusieurs formations permettent de devenir orfèvre, la plus simple reste le CAP orfèvre, pour laquelle différentes options s’offrent aux candidats qui choisissent une spécialisation. Pour les titulaires du baccalauréat, il est également possible de suivre un BMA orfèvre qui permet également de choisir une spécialisation.

Vitrailliste

Autre artiste de la liste, le vitrailliste est un professionnel du verre. Il restaure des vitraux anciens au sein d’édifices religieux ou chez certains particuliers. Il peut également avoir comme tâche de confectionner de nouveaux vitraux.

Le métier

Ce professionnel, aussi appelé maître verrier, est également un bon dessinateur. Il est doté d’un sens esthétique aiguisé qui lui permet de comprendre les différents aspects d’un vitrail. Il doit notamment être capable d’associer des couleurs de manière harmonieuse. Une connaissance de l’histoire de l’art est aussi indispensable toute comme l’histoire de la religion.

Dans le cadre de la confection de nouveaux vitraux, le vitrailliste suit de nombreuses étapes de fabrication. Une fois l’idée en tête, il crée une maquette qu’il va agrandir pour qu’elle soit à la taille du vitrail qu’il souhaite créer. Ensuite, l’artisan calque le dessin et précise de quelle couleur sera chaque partie.
Après, vient la partie la plus impressionnante de ce métier : la découpe. Le vitrailliste va couper le verre avec du diamant en fonction de son calque. Il se retrouve alors avec toutes les pièces qui composeront plus tard le vitrail. À la suite de cela, il les colore ou non selon ce qu’il souhaite pour finalement les assembler avec du plomb.

Le travail s’effectue souvent seul et est physique. Perché en haut pour atteindre les vitraux de différents édifices, le vitrailliste se retrouve souvent dans des positions inconfortables pour travailler. Cependant, une grande partie du travail s’effectue en atelier.

Le salaire et la formation

Le salaire du vitrailliste est variable, il dépend souvent de son nombre de clients. Ainsi, le positionnement géographique de son lieu de travail peut influer sur son salaire. Un débutant commence en gagnant le SMIC. Cependant, ce salaire peut augmenter avec l’expérience.

Quelques diplômes permettent d’accéder à ce métier : le CAP arts et techniques du verre option vitrailliste, pouvant être complété par un BMA verrier décorateur.
Pour les étudiants titulaires du baccalauréat, il est possible de suivre un DMA décor architectural traitement plastique de la transparence.

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Luthier

Ce professionnel est capable de fabriquer et de restaurer les instruments en bois et à cordes. Guitares, violons, contrebasses, ces instruments n’ont donc secret pour lui. La plupart des luthiers travaillent en tant qu’indépendants au sein de petits ateliers.

Le métier

Le luthier a, avant tout, une très bonne oreille, car il doit être capable de déterminer comment doit sonner tel ou tel instrument. Cela implique souvent d’être musicien.
Il doit également avoir une grande habileté manuelle, la plupart de ses tâches demandant de la minutie et de nombreuses heures de travail.

Il commence son travail par dessiner l’instrument et toutes ses caractéristiques. À la suite de cela, il choisit le bois qu’il va utiliser. Grâce à ses connaissances, il sait quel bois peut correspondre aux attentes de ses clients. Il connaît leurs différentes qualités acoustiques et bien souvent le choix du bois détermine, à lui seul, la qualité d’un produit.

Ensuite, viennent plusieurs étapes de confection. Le luthier va découper sa matière première et tailler les différentes pièces avec ses outils (rabots, marteau ou encore taille cheville). Une fois toutes les pièces fabriquées (touche, cheville, chevalier, etc.), il les assemble et fait les finitions comme appliquer le vernis. Il peut aussi être amené à faire l’entretien d’instruments.

Le salaire et la formation

Le salaire d’un luthier peut monter jusqu’à 1 800 euros net par mois.

Il existe plusieurs voies pour devenir luthier. Ce métier de l’artisanat peut se faire après un CAP lutherie. Il existe également plusieurs écoles de luthier en France. La principale formation proposée est le Diplôme des métiers d’arts en lutherie.

Horloger

Profession très rare, l’horloger peut assumer la réparation, la maintenance et le réglage de plusieurs objets d’horlogerie. On peut diviser ce secteur en deux : l’horlogerie de petit volume qui regroupe, les montres ou encore les montres à gousset, et l’horlogerie de gros volume qui concerne les horloges d’édifice ou les pendules.
Avec l’arrivée des produits électroniques, l’horloger exerce également des fonctions d’électronicien, ce qui implique d’avoir quelques connaissances additionnelles au savoir-faire traditionnel.

Le métier

Ce métier permet plusieurs spécialisations qui correspondent aux différents aspects des mécanismes de l’horlogerie. La plupart du temps, les horlogers sont responsables de la réparation et de l’entretien de produit d’horlogerie. Cependant, il arrive que certains se spécialisent dans la confection d’objets.

L’horloger peut travailler dans différents secteurs. La plupart du temps, il exerce ses compétences au sein de services après-vente d’une marque ou en tant que sous-traitant pour une enseigne d’horlogerie. Souvent, il fait également usage de ses capacités chez un horloger bijoutier. Plus étonnant, certains secteurs comme l’armement ou le médical s’intéressent à ses compétences microtechniques.

Au cours d’une réparation, qui représente la majeure partie de son travail, l’horloger détecte le matériel défectueux et le remplace par une nouvelle pièce. Ce travail de précision demande l’aide de plusieurs outils notamment des appareils de grossissement comme les loupes. Il doit également avoir quelques compétences de gestion, car il est souvent en charge de l’approvisionnement des stocks ou encore de l’organisation des postes de travail. Avec un peu d’expérience, l’horloger peut même ouvrir son propre point de vente en tant que bijoutier horloger.

Le salaire et la formation

Le salaire moyen d’un horloger est de 2400 euros net par mois, mais peut être bien plus élevé.

Les étudiants voulant faire ce métier peuvent suivre le CAP Horlogerie directement après la troisième. Au niveau bac, il existe le BMA Horlogerie qui peut venir compléter le CAP. Si vous voulez aller un peu plus en profondeur dans ce secteur et acquérir plus de compétences techniques, il est également possible de suivre un diplôme des métiers d’art (DMA) horlogerie.

Barbier

Voilà un autre métier de la liste qui a le vent en poupe ! Souvent couplé du statut de coiffeur, le barbier est un spécialiste de l’entretien de la barbe. Ce professionnel de la pilosité accueille ses clients dans un salon de coiffure où il propose ses services esthétiques. Coupe de cheveux, entretien de barbe, taille de moustache, le barbier peut répondre à toutes les attentes de ses clients, tant qu’il s’agit de la tête.

Le métier

Le barbier utilise des techniques de soin modernes, mais aussi certains instruments traditionnels comme le blaireau. S’il peut tailler les barbes de ses clients comme eux le souhaitent, il exerce également un rôle de conseiller. Il peut notamment montrer à son client comment entretenir seul sa barbe, quel style de rasage adopter ou quels produits peuvent être utiles.

Avec l’expérience, il sait quel type de barbe va avec une forme de visage. Des notions d’esthéticien peuvent souvent être utiles, notamment pour les soins du visage après-rasage, mais aussi des produits d’entretien de barbe. Ainsi, il peut avoir à utiliser des huiles essentielles ou appliquer des serviettes chaudes sur le visage des clients pour hydrater leur peau. Ce métier nécessite de la précision, le barbier rase au coupe-chou, un instrument qui coupe beaucoup plus qu’un simple rasoir à main. Les risques de coupures sont donc plus importants ce qui implique de maîtriser parfaitement le rasage au risque de couper des clients.

Le salaire et la formation 

Le salaire d’un barbier débutant s’élève au niveau du SMIC, mais peut augmenter plus de 2500 euros brut par mois pour un barbier expérimenté.

Les formations de barbiers n’existent pas vraiment, les personnes voulant exercer ce métier s’orientent plus vers le CAP coiffure. Certains établissements proposent aux étudiants de suivre la spécialisation soupe de barbe. Plusieurs écoles proposent des stages de formation pour devenir barbier. Payantes, elles sont souvent à destination des professionnels.

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Tonnelier

Troisième et dernière profession de la boisson de la liste, le tonnelier est responsable de la fabrication et de la réparation les fûts dans lesquels est stocké le vin. La France étant le deuxième plus grand producteur de vin au monde, la clientèle des tonneliers est assurée, même si la majeure partie de leur production est exportée.

Le métier

Ce professionnel de l’industrie viticole définit comment est fabriqué le fût. Travaillant souvent avec des œnologues ou des vignerons, il a le rôle du créateur d’arôme. C’est dans sa production que le vin va être cultivé. Il travaille donc en étroite relation avec ses fournisseurs et essaie de répondre au mieux à leurs attentes. Il choisit ainsi quel bois sera utilisé pour faire ses fûts.

Lors de la confection d’un fût, il commence par transformer les morceaux de chêne pour leur donner la forme d’un fût. Il change donc les merrains en douelles (morceaux de bois qui composent un fût). Il va leur donner la forme arrondie qu’on leur connaît et les tailler selon la taille du tonneau. Une fois toutes les douelles faites, il doit les trier en fonction de leur qualité pour leur donner la place qu’elles occuperont sur le fût.

À la suite de cela, vient l’étape du cerclage, le tonnelier met ainsi les douelles dans un cercle de montage. Il s’occupe ensuite de la chauffe, une étape impressionnante : c’est à ce moment-là que le tonneau va développer ses arômes. Les techniques de chauffe peuvent être différentes. Certains tonneliers la font au feu de bois, d’autres à l’eau bouillante ou à la vapeur d’eau. Cette première « cuisson », appelée cintrage, permet de donner une forme au tonneau. La deuxième, indispensable, sert à développer les arômes du bois.

Au cours de la dernière étape, le tonnelier s’occupe des finitions, remplace les cercles de montages par des cercles en feuillard, polit le bois et vérifie son étanchéité. Ce métier nécessite une grande connaissance du bois et de toutes ses spécificités. Il faut également une bonne résistance physique pour manipuler de grosses charges tous les jours.

Le salaire et la formation

Le salaire d’un tonnelier est d’environ 1 500 euros net.

Il n’existe pas mille options pour devenir tonnelier, la seule et unique voie est le CAP tonnellerie. Très peu d’établissements disposent de cette formation en France.

Valentin Agbo Aclozo