D'où vient le bac ?

Découvrez ici toute l'histoire du baccalauréat, de sa création au Moyen-Âge jusqu'à aujourd'hui, en passant par ses grandes réformes.

Le Bac, Histoire.

Si vous râlez à propos du bac, sachez que cette épreuve est une réelle institution française. Elle existe depuis le Moyen-Age et continue d'être modifiée encore aujourd'hui. 

Introduction à l’Histoire du Baccalauréat

Les jours défilent et la pression commence à se faire sentir : le bac approche. Vos mains tremblent, votre cœur palpite, vos jambes flageolent, et pourtant, vous êtes au point dans vos révisions ? C’est normal : le baccalauréat fait peur, et ce, depuis des siècles. Avant vous, des milliers d’autres candidats ont connu ces sensations, à l’aube des épreuves de ce redoutable examen. Pour compléter vos connaissances sur la France d’hier, nous allons vous conter l’étonnante histoire du Baccalauréat.

Il était une fois le Baccalauréat

En révisant vos fiches de mathématiques ou de géographie, il vous est sûrement déjà arrivé de maudire l’inventeur du baccalauréat : mais qui a eu la terrible idée d’instaurer cet examen ? En fait, cela s’est fait de manière progressive : le baccalauréat n’est que le descendant de plusieurs diplômes appartenant désormais au passé.

L’instant étymologie :  avant de vous racontez les mémoires du baccalauréat, il est intéressant de revenir sur le mot en lui même : il provient du latin « bacca laurea », qui signifie « couronne de laurier ». Vous avez pensé à César ? Bingo ! Cette fameuse couronne de laurier est le couvre-chef des héros de l’Antiquité. Rassurez-vous, le baccalauréat contemporain est tout de même moins compliqué que les combats de gladiateurs de l’époque : préparez-vous bien, et vous sortirez de l’arène en grand vainqueur.

Moyen-Âge : le premier baccalauréat

C’est au XIVème siècle qu’apparaît pour la première fois le bac, qui se divise alors en quatre « filières » : théologie, médecine, droit et arts. Dispensé à la faculté, seuls les garçons y ont droit. Les filles devront attendre encore 700 ans avant de pouvoir passer le baccalauréat. À l’époque, ce diplôme donnait la possibilité à ses titulaires de pouvoir à leur tour enseigner dans leur faculté. C’était un peu notre doctorat contemporain !

Révolution : mise à mort des universités

Après la Révolution française, les universités sont supprimées. Mais qu’en est-il du bac ? C’est Napoléon (vous cherchiez un coupable, le voilà) qui en 1808, va réellement instaurer le baccalauréat tel qu’il existe encore aujourd’hui. En 1809 se déroule la première édition du bachot (ancienne appellation du bac) uniquement composé d’épreuves orales. 31 candidats obtiennent le diplôme.

20 ans plus tard, les premières épreuves écrites apparaissent : cependant, toujours pas de notes en vue. Les admis obtiennent des mentions, allant de très bien à mal (nul besoin de préciser qu’indiquer un « bac mention mal » n’était pas très bien vu sur un CV).

Jules Ferry et les grandes réformes

À la fin du 19ème siècle, le baccalauréat compte chaque année plusieurs centaines de candidats. Mais un certain Jules Ferry, célèbre dans le domaine de l’éducation, vient bouleverser l’existant : jugeant l’examen devenu obsolète par rapport aux besoins de l’époque, il le réforme de part en part. Il commence par remplacer en 1881 les oraux, alors orientés sur des œuvres latines et grecques, par des sujets de français et d’histoire. Et il établit en 1890 le fameux système de notation allant de 0 à 20 points.

En 1901, il devient impossible de tricher au bac (du moins, officiellement) : la première loi qualifiant la fraude à l’examen du bac comme étant un délit est adoptée.

Nous vous en parlions plus tôt dans l’article, entre temps, 700 ans se sont écoulés : nous sommes désormais en 1924, et les femmes peuvent maintenant passer l’examen du baccalauréat. Un grand tournant dans la société française ! Notons tout de même qu’une exception s’est produite à notre insu : Julie-Victoire Daubié, jeune femme de 37 ans, a eu la possibilité de passer son baccalauréat en 1861, appuyée par l’Impératrice Eugénie. On ne cessera de vous le répéter, mais il est vraiment important d’entretenir son réseau professionnel.

2018 : le baccalauréat d’aujourd’hui 

Les années se sont écoulées, et le calendrier affiche 2018. Le baccalauréat s’est popularisé et est passé de diplôme réservé à l’élite française, à certification nécessaire à tout début de carrière professionnelle. Au cours des dernières décennies, quelques changements ont été apportés au baccalauréat, pour arriver à celui que l’on connaît aujourd’hui.

Alors, peut-on dire que cet examen a enfin trouvé sa forme finale ? Pas sûr. Outre la nouvelle plateforme Parcoursup, le président français, Emmanuel Macron, prévoit aussi dans son quinquennat de grands bouleversements, et notamment, le passage de la majeure partie du bac en contrôle continu.

2021 : le bac du futur ?

Les réformes sur l’Éducation ont déjà débuté cette année sous le quinquennat d’Emmanuel Macron avec le remplacement d’APB par Parcoursup, la nouvelle plateforme pour l’affectation des vœux des terminales. Et, il ne compte pas s’arrêter là. Ainsi, le bac tel que nous le connaissons devrait subir quelques changements d’ici 2021. Au lycée, fini les séries S, L, ES car les élèves pourront choisir leurs spécialisations dès la première. Art, écologie, numérique, sciences économiques deviendront alors des possibilités de matières à choisir pour constituer son emploi du temps de 12H par semaine.

Néanmoins, un socle commun devrait subsister avec des enseignements généraux tels que le français, la philo, les langues vivantes ou encore l’histoire-géo. Outre les matières, l’épreuve du bac sera également différente car c’est le contrôle continu qui va prendre une place importante dans la notation des terminales. Quatre examens devraient rester avec des épreuves écrites et orales à préparer.

L’histoire du baccalauréat n’est donc pas prête de se terminer !

Anaïs Duval