Génération Z : portrait de ces jeunes qui zappent en 8 secondes

Génération Z ? Mais qui sont donc ceux qui se cachent derrière ce terme ? Swiss Education group a mené une enquête et donne une définition précise de cette catégorie de jeunes « natifs numériques ».

Avant d’apprendre à mieux connaître la génération Z, il convient de savoir qui ils sont. Concrètement, ce sont les jeunes nés après 1995 (qui ont donc actuellement moins de 21 ans). Une génération née avec internet, les portables, biberonnée aux réseaux sociaux, et donc naturellement ultra connectée.

Le mobile en extension de leur corps

Une chose est sûre, c’est que vous croiserez rarement un jeune vingtenaire sans portable, ou alors il l’a oublié chez lui ! C’est l’un des constats de l’enquête de Swiss Education Group qui va jusqu’à décrire le mobile comme une extension de leur corps…

Sur leur portable, les jeunes Z consultent notamment les réseaux sociaux. Ils y postent environ 60 % de leur vie sociale (diners, sorties, amis, etc.). Alexandra Broennismann, chargée de mener cette étude, analyse : « C’est comme si l’événement réel n’avait pas eu lieu tant qu’il n’est pas affiché dans les réseaux sociaux et validé par la communauté en ligne ».

Autre constat qui confirme que ces jeunes sont accros aux technologies et à la virtualité : 70 % déclarent communiquer plus en ligne que dans la vie réelle. Conclusion, pour leur parler, mieux vaut les tweeter…

La culture du zap…

L’étude s’est également penchée sur l’attention de la génération Z et son temps de concentration. Verdict : ils zappent très vite, l’analyse d’un sujet qui les intéresse ou non se fait en 1,2,3,4,5,6,7… 8 secondes seulement !

Si le jeune Z matche avec le sujet, sa concentration pourra atteindre 12 minutes au maximum. À quand donc des cours de 12 minutes au lycée ? L’enquête a notamment pour but de donner des conseils aux professionnels de l’éducation sur les manières de manager cette génération. Cinq conseils en ressortent :

  • les responsabiliser en les laissant en autonomie
  • utiliser les outils numériques
  • mieux capter leur attention, notamment avec des cycles d’enseignement plus courts
  • travailler en équipe
  • donner un feedback régulier

… et de l’image

Comme une étude sur les pratiques digitales des jeunes nous l’avait déjà enseigné, cette génération de « digital natives » se concentre beaucoup, parfois trop, sur l’image. La sienne, et celle des autres. Snapchat, réseau social uniquement tourné vers le partage d’images, est utilisé par 67 % des étudiants au moins une fois par jour. 64 % d’entre eux ont un compte Instagram, une plateforme d’images encore une fois.

Et quand on parle d’image, on peut également se pencher sur le chiffre de l’étude de Swiss Education Group : 8 jeunes Z sur 10 regardent plus YouTube que la télévision. Encore une preuve que le digital prend le pas sur les médias traditionnels. YouTube propose des formats bien plus courts que la télévision : cette affection pour la plateforme de vidéos est en lien avec le taux d’attention faible de cette génération.

Une génération ambitieuse !

La génération Z se veut également ambitieuse et semble avoir le sens du travail ! En effet, 80 % des sondés préfèrent avoir un bon job plutôt qu’une bonne relation sentimentale… Des jeunes tournés vers leur carrière donc, et qui pensent, pour 70 %, que le meilleur indicateur d’une réussite est le fait d’avoir beaucoup d’argent. Selon eux, la meilleure solution pour remplir ce critère est le travail acharné.

Ces jeunes Z semblent motivés à réussir et à travailler dur, à condition que l’on puisse snapper dans l’open space !

 

Soizic Meur