Quels métiers après un BTS Electrotechnique ?

Tu viens de décrocher ton bac+2 en électrotechnique et tu demandes quels sont les débouchés professionnels ? On t’aide à y voir plus clair ! 
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Le BTS Électrotechnique a une particularité plutôt rassurante : il forme à des métiers qui ne risquent pas de disparaître demain. Tant que du courant circulera quelque part, le monde professionnel aura besoin de techniciens capables de concevoir, installer, diagnostiquer et réparer les installations qui le distribuent.

Le Brevet de technicien supérieur, de niveau bac+2, ouvre des portes bien plus larges qu'il n'y paraît au premier abord. Avec ton diplôme en poche, tu peux aussi bien finir en bleu de travail dans une usine agroalimentaire qu'en costume devant un client industriel, en haut d'une nacelle sur un chantier tertiaire ou derrière un écran de bureau d'études en train de dimensionner une installation.

Cette polyvalence, c'est la grande force du BTS Électrotechnique. D'ici à 2030, la filière de l’électrique et de l’énergie française prévoit environ 43 000 embauches sur ses métiers cœur, soit près de 7 000 recrutements par an. Diplomeo te présente tous les métiers accessibles après un BTS Électrotechnique.

Ton BTS Électrotechnique en poche, c'est l'heure des choix 🎯

Les métiers de l'installation et des travaux électriques après un BTS Électrotechnique

Si la maintenance, c'est l'art de garder les machines en vie, l'installation, c'est l'art de leur donner naissance. Bâtiments tertiaires, logements collectifs, hôpitaux, data centers, sites industriels neufs, infrastructures de transport : tout ce qui se construit aujourd'hui passe par les mains des techniciens en installations électriques. Avec la transition énergétique qui pousse les chantiers de rénovation à pleine puissance, le secteur ne désemplit pas.

Le métier le plus emblématique de cette famille reste celui de technicien électrotechnicien. Couteau suisse du chantier, il lit les plans, tire les câbles, raccorde les armoires, pose les tableaux de distribution, met en service les installations et vérifie que tout est conforme aux normes en vigueur. Selon les structures, il bosse sur des chantiers neufs, en rénovation ou sur des opérations de mise aux normes. Le poste demande de la rigueur, de la résistance physique et un goût certain pour le concret.

D'autres profils gravitent autour. Le monteur-câbleur, lui, intervient plus en amont, souvent en atelier, pour assembler des armoires électriques sur la base de schémas fournis par le bureau d'études. Précision, propreté du câblage et lecture fine des plans sont ses meilleurs alliés, et le métier débouche fréquemment sur des évolutions vers le bureau d'études ou la mise en service.

Avec quelques années d'expérience professionnelle, les portes du management s'ouvrent. Tu peux devenir chef de chantier en installations électriques, avec la responsabilité d'un site, la coordination des équipes, la gestion du planning et l'interface avec le maître d'ouvrage. Encore un cran au-dessus, le conducteur de travaux pilote plusieurs chantiers en parallèle, avec un volet financier et commercial qui prend de plus en plus de place dans le quotidien.

Côté secteurs qui recrutent, deux mondes coexistent. Les majors du génie électrique embauchent en masse sur des chantiers de grande ampleur, tandis que des milliers de PME locales, plus familiales, cherchent en permanence des techniciens pour leurs équipes de 4 à 5 personnes.

Les métiers du bureau d'études et du chargé d'affaires après un BTS Électrotechnique

Tout le monde n'a pas envie de passer ses journées sur un chantier ou dans un atelier de production. Si tu préfères les écrans aux nacelles, les schémas aux multimètres et la réflexion technique à l'intervention en urgence, le bureau d'études est probablement fait pour toi. Ces métiers constituent le cerveau des projets électriques, là où les installations naissent sur le papier avant de prendre forme sur le terrain.

Le quotidien de ces professionnels tourne autour de la conception d'installations à partir d'un cahier des charges, du dimensionnement des équipements, du dessin de schémas électriques sur des logiciels de DAO, du calcul des sections de câbles, du choix des matériels et de la rédaction de notes de calcul. Le poste d'entrée porte un nom qui varie selon les structures : technicien de bureau d'études, chargé d'études en électricité, mais aussi projeteur électricien. Les missions, elles, ne changent pas vraiment d'une appellation à l'autre.

Dans la même galaxie, le dessinateur en électricité et électronique se concentre sur la production des plans techniques détaillés. Métier classé en tension selon France Travail, il manque cruellement de profils en Île-de-France notamment, un débouché plutôt rassurant pour qui maîtrise bien les outils de DAO acquis pendant le BTS Electrotechnique.

L'évolution la plus prestigieuse de cette famille porte un nom qui en fait rêver plus d'un : chargé d'affaires en électricité. Métier-charnière entre technique et commercial, il s'agit de piloter des projets de A à Z, depuis la prospection jusqu'à la facturation, en passant par les devis, la négociation client, le suivi des études et la coordination des équipes terrain. Les profils issus du BTS Électrotechnique y sont particulièrement appréciés grâce à leur double casquette technique et opérationnelle, qui manque souvent aux profils 100 % commerciaux. Compte généralement deux à cinq ans d'expérience avant de viser ce poste, la responsabilité étant trop large pour un sortant direct du BTS.

Les bureaux d'études techniques indépendants, les entreprises spécialisées dans l’électricité générale et les grands groupes du génie électrique recrutent à tour de bras, sans oublier les industriels qui montent leurs propres cellules études en interne.

Les métiers de la domotique et de l'automatisme après un BTS Électrotechnique

Le nouveau référentiel du BTS Électrotechnique, entré en vigueur en septembre 2025, met clairement le paquet sur les technologies communicantes, les objets connectés et la performance énergétique. Une orientation qui ouvre des portes vers deux univers en pleine accélération : la domotique et l'automatisme. Deux mondes très différents l'un de l'autre, mais qui partagent la même logique : faire dialoguer des équipements électriques avec des systèmes intelligents.

La domotique, c'est l'électricité qui se met à réfléchir. Volets qui se ferment tout seuls quand le soleil tape trop fort, chauffage qui s'adapte à la météo, alarmes qui préviennent ton smartphone, éclairages qui suivent les déplacements dans une pièce. Le technicien domotique intervient à toutes les étapes : il rencontre le client, identifie les besoins, propose une solution adaptée, installe les équipements, programme les scénarios et forme l'utilisateur. Le métier mêle compétences techniques en électricité, électronique et informatique, avec une dimension relationnelle qu'on retrouve assez peu ailleurs dans la filière.

Quand on monte d'un cran sur les bâtiments tertiaires et les grands ensembles, on parle d'immotique plutôt que de domotique, et le boulot prend une dimension nettement plus complexe. Gestion technique du bâtiment (GTB), pilotage centralisé de la climatisation, supervision énergétique sur des immeubles de bureaux ou des hôpitaux : les profils formés à ces sujets sont rares, et ça se ressent côté rémunération.

L'automatisme, lui, joue dans la cour de l'industrie. Le technicien automaticien programme et maintient les machines automatisées qui font tourner les chaînes de production. Il bosse principalement sur des automates programmables. Métier extrêmement recherché dans l'agroalimentaire, l'automobile, la chimie ou la pharmaceutique, il offre des perspectives d'évolution rapides vers la conception, le pilotage de projet ou l'expertise pointue sur un type de système.

Une mention spéciale pour les énergies renouvelables, qui mobilisent de plus en plus de techniciens issus du BTS Électrotechnique. Installation de panneaux photovoltaïques, raccordement de bornes de recharge pour véhicules électriques, maintenance d'éoliennes : un secteur où les recrutements explosent et qui correspond bien à ceux qui veulent donner du sens à leur métier au-delà de la fiche de paie.

Quel salaire espérer après un BTS Électrotechnique ?

Avant de plonger dans les rémunérations, un rappel s'impose : les fourchettes proposées sont des moyennes nationales, et plusieurs variables peuvent faire bouger ton salaire de plusieurs centaines d'euros par mois.

  • la région où tu travailles : l’Ile-de-France ou l’Auvergne-Rhône-Alpes ne paient pas comme une zone rurale
  • la taille de l'entreprise : une PME familiale ne s'aligne pas sur les grilles d'une entreprise du CAC 40 ;
  • le secteur : l'aéronautique, le nucléaire ou la pharmaceutique paient mieux que le BTP classique ;
  • la convention collective applicable ;
  • les astreintes, primes, 13e mois ou participation, qui peuvent gonfler le package final.

Ceci dit, un titulaire du BTS Électrotechnique qui débute peut généralement prétendre à un salaire compris entre 25 000 et 28 000 € bruts annuels, soit grosso modo entre 1 500 et 1 900 € nets par mois. Les profils qui se sont distingués pendant leur alternance ou leur stage, ou qui décrochent un poste dans un secteur tendu, peuvent négocier une rémunération plus élevée dès la première année.

MétierSalaire débutant (brut annuel)Salaire confirmé (estimation)
Technicien de maintenance électrique24 000 – 28 000 €32 000 – 35 000 €
Chargé d'études en électricité26 000 – 30 000 €35 000 – 40 000 €
Chargé d'affaires en électricité28 000 – 32 000 €40 000 – 45 000 €

Ces trois métiers donnent une bonne idée de l'éventail possible. La dimension stratégique d'un projet (gestion de budget, relation client, coordination d'équipes) tire les rémunérations vers le haut, tandis que les profils restés sur la pure expertise technique de terrain progressent davantage par la spécialisation et l'ancienneté.

Tu l’auras compris, le BTS Électrotechnique fait partie des diplômes les plus rassurants en termes d’employabilité. L'enquête Besoins en Main-d'Œuvre 2025 de France Travail classe les techniciens en maintenance électrique, électronique et automatisme parmi les 10métiers en plus forte tension de recrutement en France, avec 81 % des projets d'embauche jugés difficiles par les employeurs. Autrement dit, décrocher un entretien d’embauche ne devrait pas être trop compliqué  et tu vas même probablement pouvoir choisir entre plusieurs offres.

Tu te projettes dans un métier du secteur électrique et de l’énergie ? 🚀

 

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