Plus de 25 000 formations référencées sur Parcoursup en 2026 : autant dire que tu n’as pas fini de scroller ! Le problème, c’est que face à autant de choix, beaucoup de lycéens foncent tête baissée sans prendre le temps de se poser les bonnes questions. Résultat ? Des déceptions, des réorientations et pas mal de stress.
Si te pencher sur quelques interrogations ne va pas déceler ton avenir, cet exercice peut te permettre d’éliminer des dizaines de fausses pistes et te concentrer sur celles qui ont du sens pour toi !
1. Qu’est-ce qui m’intéresse vraiment ?
C’est la question de départ, et pourtant c’est souvent celle qui est négligée. Tu te dis que tu aimes un peu tout, que tu n’es pas difficile, que tu t’adaptes facilement… Grosse erreur : cela ne suffit pas pour tenir deux, trois ou cinq ans dans une formation.
Prends donc le temps de faire un vrai bilan. Quelles sont les matières qui t’ont motivé au lycée ? Pas forcément celles où tu as les meilleures notes, mais celles où tu décroches le moins, celles qui te donnent envie de creuser un sujet. Pense aussi à tes activités en dehors des cours : tu passes tes week-ends à coder ? Tu adores organiser des événements ? Tu dévores des documentaires sur l’économie ? Tout cela en dit long sur tes centres d’intérêt !
Pour te faciliter la tâche, tu peux procéder par élimination : liste tous les secteurs qui existent et mets de côté ceux qui ne t’attirent pas du tout. Avec ce qui reste, renseigne-toi sur les formations et les métiers associés.
Tu n’as pas besoin de trouver le métier de ta vie avant de choisir ta formation. Raisonne par domaines d’intérêt plutôt que par intitulé de poste. Dans un même secteur, il peut y avoir un tas de professions qui te font de l’œil ! Tout cela, tu le verras un peu plus tard, une fois que tu auras une idée plus précise de la réalité de chaque métier.
2. Quel type d’étudiant je suis ?
Cette question, tu ne t’y attendais pas. Et pourtant, elle est déterminante. Deux formations peuvent mener au même métier tout en proposant des rythmes, des méthodes et des cadres complètement différents.
Sois honnête avec toi-même. Tu préfères un cadre encadré, avec des classes à taille humaine et un emploi du temps bien structuré ? Les BTS, les BUT ou les prépas sont pensés pour toi. Tu te sens plutôt à l’aise avec beaucoup d’autonomie, des cours magistraux en amphi et du travail personnel ? L’université sera sans doute ton terrain de jeu.
Et si tu veux mettre les mains dans le cambouis dès la première année, l’alternance a le vent en poupe : tu alternes entre cours et entreprise, tu es rémunéré et tu acquières une expérience concrète. Pas mal, non ?
3. Le diplôme est-il reconnu ?
Toutes les formations ne se valent pas en matière de reconnaissance, et c’est un point que beaucoup de lycéens zappent complètement. Pourtant, un diplôme reconnu par l’État, c’est la garantie que ta formation répond à un certain niveau d’exigence et qu’elle sera valorisée sur le marché du travail.
Sur Parcoursup, les formations sont contrôlées. Mais si tu vises un cursus hors Parcoursup (certaines écoles privées, par exemple), vérifie systématiquement que le diplôme est visé par l’État ou certifié RNCP. Pour vérifier si un titre est bien inscrit au RNCP, tu peux consulter le site de France Compétences. Sinon, n’hésite pas à poser la question directement à l’établissement.
4. Quels sont les débouchés concrets ?
Imagine : tu adores la philo, tu t’inscris en licence et tu te régales pendant trois ans. Et là, tu tombes face à la réalité du marché : qu’est-ce que je vais bien pouvoir faire après ?
Connaître les métiers accessibles après une formation, c’est se donner les moyens de construire un vrai projet. Certains cursus mènent directement à l’emploi (BTS, BUT, licences pro), tandis que d’autres nécessitent de poursuivre jusqu’au niveau bac+5.
Pense donc à bien vérifier les cursus possibles par la suite et évidemment les débouchés professionnels existants. Attention, on parle bien ici de métiers qui recrutent : à quoi bon avoir un bac+5 en poche si le marché est bouché ?
Consulte les fiches formations sur Parcoursup (métiers visés), les enquêtes d’insertion des établissements et fais un tour sur LinkedIn : cherche des diplômés de la formation qui t’intéresse et regarde ce qu’ils font aujourd’hui. Si tu es à l’aise, tu peux même discuter avec eux pour en savoir plus sur leur insertion professionnelle !
5. Est-ce que je peux poursuivre mes études après ?
Peut-être que là, tout de suite, tu veux un diplôme en deux ou trois ans pour entrer rapidement dans la vie active. Mais tes envies d’aujourd’hui peuvent être bien différentes demain ! Dans quelques années, tu auras peut-être envie de reprendre tes études, de te spécialiser ou même de changer de cap. Autant choisir une formation qui te laisse des portes ouvertes !
Heureusement, les passerelles entre filières sont possibles. Un BTS peut mener à une licence pro, un BUT peut ouvrir la porte d’une école de commerce ou d’ingénieurs via les admissions parallèles et une licence peut déboucher sur un master. L’important, c’est de connaître ces possibilités dès le départ.
Intégrer une école d’ingénieurs après un BUT, est-ce possible ?
6. Combien ça va me coûter (et comment financer) ?
Le coût d’une formation, un vrai sujet. À l’université, les frais d’inscription tournent autour de 170 € par an pour une licence. Dans certaines écoles privées, la facture peut grimper à plusieurs milliers d’euros par an. Sans compter le loyer, les transports, la nourriture…
Ce n’est pas forcément un frein, mais c’est un élément à prendre en compte. Un étudiant qui galère financièrement risque de décrocher, donc il vaut mieux anticiper. Renseigne-toi sur les bourses du CROUS, les aides régionales, les APL et les dispositifs propres à chaque école (bourses d’excellence, etc.). Et si tu veux éviter les frais de scolarité tout en gagnant un salaire, opte pour l’alternance (quand c’est possible) : la formation est gratuite et tu es rémunéré !
7. Est-ce que la formation propose des stages ou de l’expérience terrain ?
La théorie, c’est bien. Mais la réalité du terrain, c’est encore mieux. Un cursus qui intègre des stages, des projets concrets ou des périodes en entreprise te permet de confronter ce que tu apprends en cours à la vraie vie professionnelle. Et ça, ça change tout, aussi bien pour toi que pour l’entreprise qui va t’embaucher plus tard !
C’est aussi un excellent moyen de valider ton choix d’orientation. Rien de tel qu’un stage de quelques semaines pour te rendre compte si un secteur te plaît vraiment… ou finalement pas du tout ! Tu l’auras compris, plus vite tu mets la main à la pâte, plus vite tu seras fixé sur ton avenir !
8. La formation ouvre-t-elle des portes à l’international ?
Si tu rêves de passer un semestre à l’étranger, de faire un stage à Londres ou d’obtenir un double diplôme avec une université partenaire, cette question est incontournable. Toutes les formations ne proposent pas les mêmes opportunités à l’international et c’est un critère qui peut faire une vraie différence sur ton CV (surtout si tu envisages de travailler à l’étranger plus tard).
Les écoles de commerce et certaines écoles d’ingénieurs sont souvent bien avancées sur le sujet, avec des partenariats à l’étranger. Mais l’université n’est pas à la traîne : tu as de belles opportunités grâce au programme Erasmus+ !
Combien d’étudiants partent à l’étranger chaque année ? Dans quels pays ? L’école a-t-elle des partenariats universitaires ? Y a-t-il des bourses de mobilité disponibles ? Un stage à l’international est-il obligatoire ?
9. Est-ce que l’environnement me correspond ?
Tu peux ne pas y penser, mais l’environnement dans lequel tu vas étudier compte énormément dans ta réussite. L’établissement, la ville, la vie étudiante, l’ambiance, les professeurs : tout cela fait ton quotidien pendant deux à cinq ans. Il faut donc que tu te sentes à l’aise, pour ne pas lâcher au bout de quelques mois, en raison d’un environnement qui ne te convient pas.
Exemples : en prépa, l’esprit est souvent compétitif. En école, on mise davantage sur la vie associative et l’esprit de promo. À la fac, tu es beaucoup plus libre, mais aussi plus isolé si tu ne fais pas l’effort d’aller vers les autres. Et puis il y a la question géographique : es-tu prêt à quitter ta ville ou préfères-tu garder tes repères ? Bref, tu te connais, donc pense à ton bien-être au moment de faire tes choix !
Sur Diplomeo, tu peux consulter les avis d’étudiants sur de nombreux établissements. C’est un bon moyen de te faire une idée de l’ambiance et de la qualité d’une formation avant même de te déplacer !
10. Est-ce que j’ai un plan B ?
Dans un monde idéal, tu décroches ton premier vœu dès le premier jour de la phase d’admission. Dans la réalité, c’est une autre paire de manches. Un refus inattendu, une liste d’attente interminable, un vœu qui ne débouche sur rien : Parcoursup peut réserver des surprises !
Avoir un plan B est donc essentiel. Varie tes vœux en mélangeant des formations sélectives et d’autres plus accessibles. Intègre des cursus dans des villes différentes et des formats différents (initial, alternance). Enfin, renseigne-toi aussi sur les formations hors Parcoursup qui recrutent en direct : écoles privées, CFA, organismes de formation… Les options ne manquent pas ! Ce que tu dois toujours garder en tête ? Tes appétences ! Tu n’as jamais entendu que si tu choisis un travail que tu aimes, tu n’auras pas à travailler un seul jour de ta vie ? À toi de jouer !






