Elle a passé l’été suspendue à ses mails, dans l’attente d’un retour positif. Depuis qu’elle a décroché son bac général spécialité SES et géopolitique, en juillet dernier, Tiphaine n’a toujours pas pu souffler. La jeune femme, originaire de Toulouse, fait partie des quelque 100 000 candidats sur près de 870 000, n’ayant obtenu aucune proposition à l’issue de la phase principale de Parcoursup, qui prenait fin le 10 juillet. « Tous mes vœux ont été refusés, j’ai donc tenté ma chance en phase complémentaire », retrace la bachelière.
Mais, au fil des semaines, elle a continué à essuyer des refus. À quelques jours de la rentrée universitaire, Tiphaine n’est acceptée que dans un BTS MCO « de secours », qu’elle a choisi par défaut. Le BTS assurances, dans lequel elle aimerait aller à partir du 8 septembre, ne l’accepte qu’à condition qu’elle parvienne à décrocher une alternance, qu’elle a cherchée tout l’été, sans succès. Témoignage.
Stress et frustration
« J’ai passé mon été à postuler, en répondant à des offres d’alternance et en candidature spontanée. J’ai même déposé mon CV en mains propres », explique la jeune bachelière. Si elle a réussi à avoir deux entretiens, ceux-ci sont restés sans réponse. Des recherches « stressantes », auxquelles s’ajoute la déception sur Parcoursup, partagée avec de nombreux camarades.
« Je l’ai bien vu autour de moi : on est plein à n’avoir eu aucune réponse satisfaisante », décrit la jeune femme, dont les notes tournent autour de 12 de moyenne. « Comme moi, certains ont dû changer leurs vœux et ils vont se retrouver à entrer dans une formation par défaut, juste pour avoir quelque chose », poursuit-elle. « C’est frustrant, parce que ça veut dire que, si tout le monde fait ça, quelqu’un a forcément pris une place par défaut dans la formation que je vise », regrette-t-elle.
Alors qu’il ne reste que quelques jours avant la rentrée, Tiphaine garde tout de même espoir d’intégrer son BTS. « Je suis entrée en contact avec un des profs de l’établissement, qui m’a expliqué qu’il est peut-être possible de m’inscrire quand même et de continuer mes recherches d’alternance avec l’aide du lycée. Autrement, je peux éventuellement rejoindre la même formation, mais en initiale, si une place se libère », espère-t-elle.
Et si aucune de ces pistes ne fonctionne, elle se résoudra à étudier en BTS MCO. « Ce sera toujours mieux que de ne rien faire pendant un an », estime-t-elle. « Je me dis qu’à tout moment, ça va me plaire », positive-t-elle, refusant de baisser les bras.