Lutte contre les inégalités : un nouveau partenariat pour favoriser la diversité sociale

L’association Passeport Avenir, la CPU et la CDEFI ont signé le septembre 2016 un partenariat favorisant la diversité sociale dans les filières réputées. Un coup de pouce destiné à lutter contre les inégalités dans l’enseignement supérieur et à valoriser la diversité des profils.

Mettre en œuvre les moyens pour réduire les inégalités sociales.

L’excellence pour tous. Contre les inégalités et pour la diversité sociale dans les filières dites « d’excellence », l’association Passeport Avenir, la Conférence des présidents d’université (CPU) et la Conférence des directeurs des écoles françaises d’ingénieurs (CDEFI) viennent de signer le 8 septembre 2016 un partenariat pour surmonter les différences sociales. François Cansell, président de la CDEFI commente : « Il s’agit pour la CDEFI d’affirmer la volonté qu’ont les écoles d’ingénieurs d’ouvrir leurs portes, de reconnaître tous les talents, de valoriser la diversité des profils, de cultiver la différence. » Le partenariat offre la possibilité aux étudiants dits « défavorisés » de bénéficier d’un accompagnement personnalisé dans les aides et l’insertion professionnelle. De développer des projets pour faciliter l’accès aux études supérieures. La CDEFI s’engage notamment à lutter « contre la désaffection des filières scientifiques et techniques par le public féminin. » selon un communiqué.

Valoriser la diversité sociale dans l’enseignement supérieur

Malgré les efforts du gouvernement, notamment au niveau des bourses avec la création de deux nouveaux échelons en 2014 et une revalorisation de +0,16 % depuis 2012, les inégalités persistent. L’UNEF (Union nationale des Étudiants de France) publiait en août dernier une enquête, dénonçant l’augmentation du coût de la vie étudiante. Le syndicat dénonçait une hausse qui  « va accentuer les inégalités sociales et la précarité déjà existante pour les étudiants. » Les disparités sociales entre les étudiants diplômés du deuxième cycle (bac+5) restent importante : on dénombre 30 % d’enfants de cadres diplômés d’une grande école ou de l’université, contre 7 % d’enfants d’ouvriers. « L’enseignement supérieur a un rôle indéniable à jouer dans la réduction de ces fractures sociales » précise Jean-Loup Salzmann, président de la CPU. Si dès les études supérieures, les inégalités existent, elles se répercutent forcément dans le monde de l’emploi, créant une homogénéité dans les professions à hautes responsabilités. Pour Christian Nibourel, président de Passeport Avenir, il y a pour les entreprises, la nécessité « de diversifier leurs recrutements et d’intégrer des talents de différents horizons », notamment pour imputer des changements structurels et faire évoluer les mentalités. Développer un partenariat pour favoriser la diversité est déjà un premier pas pour lutter contre les inégalités.

Retour en haut de page