Décollage immédiat pour ton stage à l’étranger. Tu as accomplis ton objectif : signer la convention dans l’entreprise et le pays de tes rêves. Que demander de plus ? Un peu de paperasse à remplir peut-être ? Tu t’en doutes, l’expérience professionnelle à l’international n’étant pas obligatoire, elle s’accompagne de son lot de démarches administratives. Petit aperçu de ce qui t’attend.
Le cadre légal du stage à l’étranger
Avant de te précipiter au bureau des stages de ton université ou ton école, sache que certaines règles encadrent cette expérience. Tout d’abord, il faut savoir que ton établissement peut refuser de valider cette expérience si elle se déroule dans un pays considéré « à risque » par le ministère des Affaires étrangères. La liste des États concernés est disponible directement sur le site internet de l’institution.
Plusieurs cas de figure sont également à prévoir. Si ton stage se déroule dans un pays membre de l’Union européenne, les démarches seront facilitées, notamment en ce qui concerne la reconnaissance de ton statut ou la prise en charge des frais en cas de maladie. En revanche, hors de l’espace économique européen, des procédures supplémentaires sont à prévoir.
Si tu as signé une convention de stage avec une entreprise française pour travailler dans une de ses antennes à l’étranger, alors le droit du travail français s’applique pour toute la durée de ton expérience professionnelle. En revanche, pour toute organisation étrangère, tu dépends des textes de loi du pays d’accueil.
Les démarches administratives pour un stage en Europe
Le premier élément à avoir sur soi, c’est une carte d’identité valide. Cela vaut également pour les stages réalisés dans un pays situé hors de l’espace économique européen. Généralement, on recommande d’avoir des documents valables six mois après la date de début du voyage.
Ensuite, tu dois te rendre au service des stages ou d’accompagnement professionnel de ton école, ou de ton université. Il se chargera de valider ton stage et de vérifier si celui répond aux attendus pédagogiques de ta formation.
Enfin, tu dois absolument te renseigner sur la couverture médicale dont tu bénéficies avec ton assurance santé. Te permet-elle d’être rapatrié en cas de problème ou de couvrir tes frais de santé à l’étranger ? Tu peux te rapprocher d’un conseiller pour qu’il puisse t’aiguiller sur les différentes modalités présentes dans ton contrat. Il faut également commander ta CEAM : carte européenne d’assurance maladie. Il s’agit d’une petite carte bleue et grise qui est l’équivalent de la carte Vitale en Europe.
Si tu ne sais pas comment t’y prendre pour réaliser un stage en Europe, tu peux profiter de l’accompagnement proposé par le dispositif Erasmus+. Il te permettra de réaliser jusqu’à 6 mois d’expérience professionnelle hors des frontières de l’Hexagone, que tu peux cumuler avec 6 mois d’échanges à l’étranger.
Les démarches administratives pour un stage hors d’Europe
Si tu souhaites travailler en Angleterre ou dans un des pays situés hors de l’espace économique européen, les démarches sont plus compliquées. Tout d’abord, il faudra un passeport avec, dans certains cas, un visa de travail.
Attention : la convention de stage n’est plus seulement soumise à la seule approbation du service carrière ou stage. En effet, le département des relations internationales doit également valider cette expérience professionnelle. C’est lui qui peut, si le pays d’accueil est considéré à risque, refuser ta demande. Il faudra leur fournir de nombreux documents comme ton visa, ton attestation de responsabilité civile et de rapatriement ainsi qu’un document prouvant que tu es couvert en cas d’accident ou de maladie.
Dans les pays situés hors de l’Union européenne, la couverture maladie n’est pas la même et tu n’as pas d’équivalent de la sécurité sociale qui peut prendre en charge tes frais de santé gratuitement. Il faudra impérativement contacter ton assurance maladie pour en savoir plus sur leur politique de traitement des demandes en matière d’accident du travail, de maladie ou de rapatriement. Ta banque, à travers ta carte bleue, peut également proposer des prises en charge, notamment pour le retour en France en cas d’urgence médicale. Sans cela, tous les frais de santé restent à ta charge.
À noter : à l’étranger, le stage n’est pas toujours rémunéré. Aux États-Unis, par exemple, il n’est pas obligatoire de payer les stagiaires, peu importe la durée de leur expérience professionnelle. Renseigne-toi bien sur ce sujet avant de signer une convention.
Les aides financières pour un stage à l’étranger
Autre volet important des démarches administratives dans le cadre d’un stage à l’étranger : les bourses et aides financières. Il est possible de bénéficier d’un soutien pécuniaire si tu effectues cette expérience professionnelle dans un autre pays. Le plus connu est la bourse Erasmus+, cumulable avec celle du Crous et l’AMI.
Selon ta destination d’accueil, tu pourras toucher jusqu’à 824€ par mois grâce à la bourse Erasmus+. Si tu es en situation de handicap, ou boursier Crous échelon 6 ou 7, tu auras la possibilité de percevoir 250 euros supplémentaires tous les mois. Pour obtenir cette aide financière, il faudra faire la demande auprès du service des relations internationales de ton établissement.
L’AMI, connue également sous le nom d’Aide à la mobilité internationale, est également un soutien de poids sur le plan financier. Elle s’élève à 400 euros par mois pendant toute la durée de ton expérience professionnelle à l’étranger. Là encore, tu devras remplir un dossier que tu pourras récupérer au service des relations internationales de ton école ou université.
Certaines villes et régions proposent aussi des aides pour les départs à l’étranger. Toutefois, celles-ci sont rarement cumulables avec la bourse sur critères sociaux. N’hésite pas à te renseigner sur le site de ta ville, de ton département ou de ta région pour voir ce qui est proposé.
Dans tous les cas, il faudra remplir un dossier complet avec ta convention de stage, potentiellement une lettre de motivation, des attestations justifiant de ton niveau de ressources ou de celui de ta famille et d’autres pièces d’identité.
Le logement : l’incontournable pour un stage réussi
Il est obligatoire de t’y prendre bien en amont pour trouver un logement dans le pays qui t’accueille. Dans certaines régions du monde, il est possible d’obtenir une place dans des résidences universitaires, mais le prix peut varier en fonction des services proposés et du coût de la vie. Le service des relations internationales peut d’ailleurs t’accompagner dans cette recherche.
Si tu veux la jouer safe, on te conseille de passer par des plateformes reconnues comme Airbnb, Erasmusu ou Spotahome. Si jamais tu as un pépin sur place, elles pourront t’aider à trouver un nouveau logement ou à obtenir des dédommagements. Tu peux également tenter de trouver un camarade de promo ou motiver un ami à faire un stage à l’étranger pour faire de la colocation. Sinon, WeShareWeCare propose des colocations intergénérationnelles à travers toute l’Europe.
Une fois ton futur logement trouvé, il faudra t’attaquer aux démarches administratives. Parmi les pièces demandées, on retrouve généralement le visa, la convention de stage ou quelconque preuve fournie par ton futur employeur, des documents qui attestent que tu es en capacité de financer le loyer (fiches de paie des parents, avis d’impositions, etc.).
Les dossiers d’aides remplis et validés, ton attestation de rapatriement et de couverture maladie en poche, ton appartement trouvé, il ne te restera plus qu’à acheter ton billet d’avion et à faire ta valise !