Quels métiers après un bachelor cybersécurité ? 

Tu veux intégrer un bachelor cybersécurité après le bac et tu te demandes quels sont les débouchés professionnels ? Diplomeo te guide ! 
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Chaque semaine ou presque, une entreprise, un hôpital ou une collectivité peut être ciblée par une cyberattaque. Derrière chaque système bloqué et chaque fuite de données, il y a des professionnels de la cybersécurité qui tentent de colmater les brèches, et surtout de les éviter. Ce sont ces métiers de l'ombre, devenu stratégiques, qui attirent de plus en plus de lycéens vers les formations spécialisées.

Le bachelor cybersécurité, dispensée dans plusieurs écoles post-bac, est l'une des voies les plus directes pour y entrer. En trois ans après le bac, souvent proposée en alternance, il forme des profils opérationnels capables de protéger les réseaux et les systèmes d'information des organisations. De quoi rassurer sur l'emploi, dans un secteur qui manque cruellement de main-d'œuvre.

Tu te demandes quels sont les métiers accessibles après ce bachelor ? Voici le panorama des débouchés professionnels après un bachelor cybersécurité !

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Cybersécurité : un marché du travail sous tension

Avant de parler métiers, une bonne raison de s'intéresser à ce secteur : la cybersécurité manque cruellement de personnel qualifié, et la situation ne se calme pas. L'ANSSI (Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information) et l'Observatoire des métiers recense entre 15 000 et 20 000 postes non pourvus chaque année en France, avec un nombre d'offres d'emploi qui a bondi de 49 % entre 2019 et 2024. En cause, la multiplication des cyberattaques, mais aussi les nouvelles réglementations européennes comme NIS2 et DORA, qui obligent des milliers d'entreprises à renforcer leurs équipes.

Pour un futur étudiant, c'est plutôt rassurant : les diplômés en sécurité informatique trouvent globalement du travail plus vite que la moyenne, et les salaires du secteur figurent parmi les plus attractifs du numérique. Selon Hellowork, l'OPIIEC projette 25 000 postes à pourvoir d'ici 2028. Cette pénurie tire logiquement les salaires vers le haut : ils dépassent en moyenne de 20 % ceux de l'informatique généraliste.

Une nuance mérite quand même d'être connue avant de te lancer dans tes études. Le marché recrute massivement, mais il valorise surtout les profils qualifiés. Selon l'Observatoire des métiers de la cybersécurité de l'ANSSI, près de 76 % des professionnels en poste détiennent un bac+5 ou plus. Ton bachelor en cybersécurité reste donc une excellente porte d'entrée dans le secteur informatique, à condition de bien choisir les postes à viser en sortant, et éventuellement de pousser tes études un peu plus loin.

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Les métiers accessibles après un bachelor cybersécurité

Une chose à savoir d'emblée : il est tout à fait possible d'intégrer le monde professionnel une fois ton bac+3 en poche. Plusieurs entreprises recrutent des profils juniors après un bachelor cybersécurité, surtout ceux qui ont déjà mis les mains dans le cambouis pendant leur formation en alternance. La majorité s'exercent au sein d'un SOC (Security Operations Center), la tour de contrôle qui surveille la sécurité d'une organisation, ou dans les équipes informatiques des entreprises. Voici les débouchés les plus réalistes en sortant de ton bachelor.

Analyste SOC

C'est le poste d'entrée par excellence, celui que vise la majorité des jeunes diplômés. L'analyste SOC (Security Operations Center) surveille en temps réel les systèmes d'information d'une entreprise pour repérer les intrusions et réagir avant qu'une attaque ne fasse des dégâts. Une sorte de vigie numérique, parfaite pour se former sur des situations concrètes et comprendre comment les attaques fonctionnent vraiment. Ce métier est accessible dès le bac+3 avec une première expérience en réseaux, ce qui en fait la porte d'entrée idéale à la sortie d'un bachelor. Un analyste SOC junior démarre entre 32 000 et 40 000 € bruts par an, un niveau déjà supérieur à la moyenne des bac+3 du numérique.

Technicien sécurité et réseaux

Si tu préfères le concret et le terrain aux tableaux de bord d'un SOC, ce poste te tend les bras. Le technicien sécurité et réseaux installe, configure et maintient les équipements qui protègent le réseau d'une entreprise : pare-feu, antivirus, systèmes de sauvegarde et de surveillance. C'est le premier maillon de la chaîne, celui qui garde l'infrastructure en bonne santé au quotidien et qui intervient dès qu'un problème pointe le bout de son nez. Un rôle idéal pour un jeune diplômé, parce qu'il permet de toucher à tout et de bâtir de vraies bases techniques. Un débutant gagne généralement entre 26 000 et 34 000 € bruts par an, avec une belle marge de progression dès qu'il se spécialise en sécurité.

Administrateur de solutions de sécurité

Un cran au-dessus du technicien, on trouve celui qui pilote les solutions de protection à plus grande échelle. L'administrateur de solutions de sécurité déploie et gère les logiciels qui protègent tout le système d'information : gestion des accès des utilisateurs, configuration des pare-feu nouvelle génération, supervision des alertes et protection des données sensibles de l'entreprise. Il veille sur les infrastructures numériques au quotidien et travaille main dans la main avec les experts techniques sur les projets de sécurité de sa structure. Ce poste figure d'ailleurs parmi les cinq métiers de référence identifiés par l'ANSSI. La rémunération sur le marché du travail suit le niveau de responsabilité : de 26 000 à 34 000 € bruts par an en début de carrière, avec une montée rapide vers 58 000 à 76 000 € bruts pour les profils confirmés.

Pentester junior

Voici le métier qui fait rêver les passionnés d'informatique et notamment de hacking. Le pentester, ou testeur d'intrusion, est un hacker éthique payé pour attaquer légalement les systèmes d'une entreprise afin d'en révéler les failles avant les vrais pirates. Concrètement, il mène des tests d'intrusion sur les réseaux, les applications et les sites web, puis rédige un rapport détaillant les vulnérabilités et les correctifs à appliquer. Un métier très technique, tourné vers la protection des données, qui séduit ceux qui aiment résoudre des énigmes et déjouer les défenses. Le poste reste exigeant à la sortie d'un bachelor, mais la formation en alternance et des certifications reconnues comme la CEH (Certified Ethical Hacker) peuvent t'ouvrir la porte dès le bac+3. Un pentester junior démarre entre 36 000 et 42 000 € bruts par an.

Consultant junior en cybersécurité

Tu penses que les métiers de la cybersécurité se résument à du code et à de la technique pure ? Ce métier prouve le contraire. Le consultant junior en cybersécurité accompagne les entreprises dans leur mise en conformité, surtout depuis que des réglementations comme NIS2 et DORA obligent des milliers d'organisations à revoir leur sécurité. Il travaille sur la gouvernance, les risques et la conformité, ce qu'on appelle la GRC dans le jargon de l'informatique. Un pan de la cybersécurité en pleine expansion, qui s'ouvre aussi aux profils plus à l'aise avec l'analyse, le conseil et le relationnel qu'avec la ligne de commande. Ce poste s'exerce souvent en cabinet ou en ESN (entreprise de services du numérique), et un consultant junior démarre entre 38 000 et 44 000 € bruts par an, l'une des rémunérations d'entrée les plus élevées du secteur.

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 Poursuivre ses études après un bachelor cybersécurité

Tu l'as compris en lisant le marché : le secteur du numérique et de l'informatique emploient les profils bac+5. Si les postes juniors te tendent les bras dès la sortie du bac+3, pousser tes études deux ans de plus ouvre la porte aux fonctions les mieux payées et aux vraies responsabilités dans le monde professionnel. La bonne nouvelle, c'est que ton bachelor te place idéalement pour enchaîner. Trois voies principales s'offrent à toi.

La première, c'est le master universitaire en cybersécurité (bac+5), accessible sur dossier via la plateforme Mon Master. Sélectif mais reconnu, il combine expertise technique et vision organisationnelle, exactement ce que recherchent les recruteurs. La deuxième, plus professionnalisante, c'est le mastère spécialisé (bac+6) proposé par les grandes écoles comme Télécom SudParis ou l'IMT Nord Europe, souvent en alternance. La troisième consiste à intégrer une école d'ingénieurs en admission parallèle, comme l'ESILV (École supérieure d'ingénieurs Léonard de Vinci) ou l'ISEN (Institut supérieur de l'électronique et du numérique) : le titre d'ingénieur confère le grade de master et reste une valeur sûre auprès des employeurs.

Un réflexe à garder en tête au moment de choisir tes études post-bac : vérifie que la formation porte le label SecNumedu, délivré par l'ANSSI. Il garantit un cursus de qualité, reconnu par l'État et par les recruteurs. Ces deux années supplémentaires débloquent des métiers hors de portée du bac+3, comme ingénieur cybersécurité, pentester (ce hacker éthique payé pour tester les failles), architecte sécurité ou, après quelques années d'expérience, responsable de la sécurité des systèmes d'information (RSSI), le chef d'orchestre de la stratégie cyber d'une entreprise.

Au fond, ton bachelor cybersécurité n'est pas une fin en soi : c'est une rampe de lancement. Insertion rapide sur des postes qui recrutent, ou montée en expertise vers les fonctions les plus recherchées dans l'informatique, les deux chemins mènent à des métiers d'avenir. À toi de choisir le rythme qui te ressemble.

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