Organiser un circuit sur mesure en Croatie, gérer une réservation en anglais sans vaciller, créer une brochure qui donne envie de partir : pendant deux ans, ton BTS tourisme t’a plongé dans le grand bain. Tu sais vendre une destination, accueillir des clients de toutes nationalités et naviguer entre les logiciels de réservation les yeux fermés.
Sauf que maintenant, c’est ton itinéraire qu’il faut tracer. Tu attaques directement le terrain ou tu prends une année de plus pour te spécialiser ? Si tu veux monter en responsabilités, cibler un secteur porteur (e-tourisme, luxe, événementiel…) ou simplement étoffer ton profil, poursuivre tes études supérieures peut être un vrai coup d’avance. On te montre toutes les routes possibles !
Licence pro : ajoute une corde à ton arc
Tu veux un bac+3 et tu sais déjà dans quel domaine du tourisme tu veux évoluer ? La licence professionnelle est faite pour toi. Un an en IUT (rattaché à une université), souvent en alternance : voilà un cursus qui a tout pour te plaire !
Avec un BTS tourisme, tu as accès à des mentions très ciblées :
- Licence pro mention guide conférencier - la seule voie officielle pour décrocher la carte pro de guide. Si ce métier te fait rêver, c’est par là qu’il faut aller !
- Licence pro mention métiers du tourisme : commercialisation des produits touristiques - vente de séjours, circuits, packages
- Licence pro mention métiers du tourisme : communication et valorisation des territoires - promouvoir une destination, un office de tourisme, une région
- Licence pro mention métiers du tourisme et des loisirs - plus généraliste, pour garder un large éventail de débouchés
- Licence pro mention tourisme et loisirs sportifs - stations, bases de loisirs, plein air
Et si tu veux élargir le spectre, des licences professionnelles transversales acceptent aussi les profils issus du tourisme. Par exemple : la licence pro mention développement de projets de territoires, pour devenir agent de développement local ou la licence pro mention e-commerce et marketing numérique si le digital te branche et que des métiers comme traffic manager te tentent bien.
Bachelor en école : plonge dans le réseau et la spécialisation
Pas fan de la fac ? Les écoles spécialisées et les écoles de commerce te proposent des bachelors accessibles en admissions parallèles, souvent en 3e année. L’intérêt ? Un cadre plus encadrant, des intervenants pros, un réseau d’entreprises partenaires et, dans beaucoup de cas, l’alternance.
Parmi les écoles de tourisme accessibles, tu peux opter pour Vatel, Atlas Institute, IEFT, etc.
Tu vises plutôt une business school ? Voici quelques cursus qui recrutent des BTS tourisme :
- Bachelor en management du tourisme et de l’hôtellerie (Excelia)
- Bachelor tourisme — développement commercial (ESG Rennes)
- Bachelor tourisme (Ipac Bachelor Factory)
- etc.
Ce qui change par rapport à la licence pro ? Le bachelor t’ouvre plus facilement la porte vers un mastère ou un MSc par la suite. Si tu te vois aller jusqu’au bac+5, tu sais ce qu’il te reste à faire !
Réflexe indispensable : vérifie que le bachelor est bien inscrit au RNCP niveau 6 ou visé par l’État. Pas de reconnaissance officielle = pas de garantie sur le marché du travail !
BUT et licence générale : la voie universitaire pour ceux qui visent un master
Tu ne sais pas encore exactement dans quel domaine tu veux te spécialiser, mais tu sais que tu ne veux pas t’arrêter là ? Les voies universitaires te laissent du temps pour affiner ton projet, tout en te permettant d’obtenir un bac+3 reconnu qui ouvre la porte du master.
Le BUT TC : la passerelle la plus naturelle
Le BUT Techniques de commercialisation est le BUT qui colle le mieux au profil tourisme. Tu peux y entrer en 2e ou 3e année grâce aux passerelles, sur dossier auprès de l’IUT. À la clé : un bac+3 avec le grade de licence !
Les licences générales : pour les ambitieux
Tu peux aussi tenter une licence générale en L2 ou L3. Plusieurs mentions sont particulièrement cohérentes avec le tourisme :
- Licence LEA (langues étrangères appliquées)
- Licence LLCER (langues, littératures et civilisations étrangères et régionales)
- Licence géographie et aménagement
- Licence histoire
Petit bémol : passer d’un BTS (très encadré, très pro) à la fac (théorique, autonome) représente un vrai changement de rythme. Mais si tu es motivé et organisé, c’est le chemin le plus direct vers un master en tourisme !
Jusqu’à bac+5 : master, mastère et MSc pour décrocher les postes stratégiques
Chef de produit voyages, responsable d’hébergement, chargé de développement touristique, yield manager… Si tu vises ce type de poste, un bac+5 est incontournable.
Le master en tourisme à l’université
Une vingtaine d’universités proposent des masters en tourisme en France. La référence ? L’ESTHUA (Institut national de tourisme à Angers), qui propose un cursus complet du L1 au M2. Mais tu trouveras aussi des masters spécialisés à Paris, Lyon, Toulouse, Montpellier… Les admissions passent par Mon Master (dossier + entretien).
Mastères et MSc : la dernière impulsion en école spécialisée
Côté écoles privées, les formations bac+5 en tourisme ne manquent pas non plus. Voici quelques exemples pour te donner une idée :
- Mastère en management et marketing du tourisme (ESG)
- Mastère tourisme — management hôtellerie et restauration (ESG)
- Mastère manager de l’événementiel et du tourisme (Keyce Tourisme)
- MSc management du tourisme et de l’événementiel (Excelia)
Et si tu vises une grande école de commerce, sache que certaines proposent des spécialisations en tourisme au cours du Programme Grande École (PGE). Par exemple, South Champagne Business School (SCBS) propose la spécialisation Innovation in Tourism. Tu peux y accéder via les admissions parallèles (concours Passerelle, Tremplin, Ecricome) ou par un concours propre à l’établissement choisi.
Le tourisme est l’un des secteurs les plus dynamiques en France et à l’international. Avec un bac+3 ou un bac+5 en poche, un bon niveau de langue et une vraie culture du terrain, tu as toutes les cartes en main pour construire une carrière qui te ressemble. À toi de jouer !






